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L'ŒUF ET SES ENVELOPPES DANS L'LTÉRUS

partie de l'œuf primitif, la zone; de l'autre, par une suhstiince produite dans l'oviducto par l'organisme femelle, Talbunien; il s'y ajoute enfin une couche cellulaire provenant du futur embryon. Les villosités elles-mêmes, qui, dans leur état de déve^ loppement le plus élevé, font paraître l'œuf conmie couvert coinpléti^ment de mousse, sont produites par le dépôt de molécule.^ particulières venant se fixer à la surlace extérieure du chorion. L'eudjryon a l)esoiii, pour son développement ultérieur, de l'ar-

I-.jr. 84. — Figure schématique, semblable à la précédente, des enveloppes plus développées. — Les lettres a-g ont la même signification; h, endroit où 'les plis de 1 amnios se soudent au-dessus du dos et forment : /, le sac intérieur ou le véril .ble amn.os, et k, le sac extérieur qui s'applique à la face interne du cborion 0 et se confond avec lui; /, tige de l'allantoïde; m, allanloïde; n, villosités de l'allantoide en voie de développement destinées à former le placenta.

rivée de substances venant de la mère, et, pour permettre ce charriage, il se forme à la partie postérieure de l'embryon une vésicule, d'abord double, puis .simple, tiè.s-riche en vaisseaux, et qui vient se terminer au chorion à l'endroit où ces villosités sont venues s'engager dans celles de l'utérus. Cette vésicule trèsvasculaire, appelée Vallautoide, contient deux artères, qui reçoivent du sang du système vasculaire de l'embryon. Ces arlères ombilicfiles forment des capillaires à la surface de l'allantoïde et se réunissent enfin pour former une ou deux veinea ombilicales, qui

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ramènent le sang dans la veine cave de l'embryon. Aussitôt que l'allantoïde a atteint les villosités du chorion, elle vient se placer contre elles et pousse des faisceaux de capillaires alors dans leur intérieur. Chaque villosité contient ainsi, comme les villosités intestinales, une sorte de réseau enchevêtré de vaisseaux capillaires, à travers lesquels passe le sang pour arriver des artères ombilicales dans les veines ombilicales.

Pendant que ces réseaux partant de l'embryon se développent dans les villosités du chorion, le système vasculaire de l'utérus s'est aussi développé et est venu s'introduire dans les villosités partant de la muqueuse utérine ; mais la formation des vaisseaux semble se faire ici jusqu'à un certain point d'une manière différente. 11 est vr.ai que les artères de la matrice se divisent comme à l'ordinaire en capillaires toujours plus fins, mais ces capillaires ne se rassemblent pas graduellement pour former des rameaux veineux plus grands; ils s'élargissent au contraire subitement pour former des sinus assez considérables qui enveloppent de tous côtés les villosités du chorion avec leurs réseaux capillaires. La substance spongieuse et poreuse du placenta est donc formée, dans sa structure intime, des réseaux capillaires des villosités du chorion, des réseaux artériels des villosités utérines et des sinus ou vacuoles veineux dans lesquels ces artères déversent leur sang; ce sang rentre ensuite dans la circulation sanguine de la mère par les veines de Tutérus.

On voit, par cette explication, que le sang de la mère n'entre pas en rapport direct avec celui de l'embryon. La circulation sanguine de l'embryon est partout fermée et les capillaires forment dans les villosités du placenta des réseaux tout aussi fermés que dans tous les autres organes. La circulation de la mère n'est pas moins distincte, et une influence réciproque entre le sang de la mère et celui de l'embryon n'est, par conséquent, possible que par un échange d'osmose à travers les parois des vaisseaux des deux systèmes circulatoires. Il n'y a, par conséquent, que des substances liquides ou gazeuses qui puissent passer du sang de la mère dans celui de l'embryon, ou vice versât

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f4 hi nutrition de l'embryon ne peut se réaliser que par un échange osmotique continuel. Les parois de tous les vaisseaux placentaires sont excessivement minces et tendres, et l'enchevêtrement si complet des capillaires embryonnaires, dont les réseaux sont d'aiHeurs complètement baignés de liquide, avec le sang des sinus veineux du placenta maternel, présente toutes les conditions favorables à une osmose excessivement rapide et complète. Nous avons vu, dans la lettre sur l'absorption, qu'un agrandissement considérable de la surface et une plus grande rapidité dans le courant, favorisent grandement Tos-

uose. Ces deux facteurs se présentant développés à un haut degré dans les dispositions que nous venons de décrire ; il est Jonc indubitable, et on la d'ailleurs prouvé par des expériences,

ue les substances dissoutes dans le sang de la mère passent très-rapidement dans celui de l'embryon, et que l'embryon enlève au liquide sanguin de la mère toutes les substances nécessaires à son agrandissement et à son développement.

La nutrition générale et la sécrétion de l'embryon se basent, par conséquent, uniquement sur la circulation sanguine dans le |)lacenta. L'embryon n'entre pas en relation avec le monde extérieur. Il ne peut entrer en contact avec l'air atmosphérique ou recevoir des substances de Textérieur, car il est complètement entouré d'un sac rempli de liquide, l'amnios. La nutrition se fait d'une façon toute analogue à celle d'un tissu du corps. Nous avons vu plus haut, en décrivant les différents phénomènes nutritifs, que les substances devenues inutiles aussi bien que les gaz divers naissant de la transformation de la substance organique, sont reçus dans le sang au moyen des phénomènes d'osmose qui ont lieu dans les capillaires. Ils sont emmenés par le sang et enlevés à leur tour par tiltration dans les organes de sécrétion. L'urée et l'acide carbonique qui se forment par la décomposition de la chair musculaire sont emmenés par le sang et remplacés par l'oxygène et les substances protéiques. Il en est de même pour l'échange, entre le sang du fœtus et celui de la mère, qui a lieu dans le placenta. Les différentes

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substances inutiles et les gaz formés pendant la croissance et la nutrition des organes embryonnaires, sont amenés dans le placenta, à l'état de dissolution, par le courant sanguin des artères ombilicales, et y sont échangées par osmose contre les substances dissoutes et nécessaires à l'embryon, ainsi que contre l'oxygèn* amené par le sang de la mère. Si l'on a compris la nutrition des substances du corps, on n'a qu à substituer à ces matières un liquide, le sang de l'embryon, pour s'expliquer clairement la fonction du placenta. La discussion que l'on a engagée dans le but de savoir si le placenta était un organe de nutrition, de sécrétion ou de respiration, n'est pas même admissible. Le placenta réunit toutes ces fonctions non différenciées : c'est un organe servant à l'échange de toutes les substances gazeuses ou liquides qui se trouvent dissoutes dans le sang de l'enibrvon d'un côté, et dans celui de la mère de l'autre. Il remplace l'action des poumons, des reins, de la peau et même du foie, car, comme on l'a découvert dernièrement, il se forme aussi du sucre dans certaines parties du placenta.

Uallantoide, par laquelle les vaisseaux ombilicaux arrivent aux villosités du chorion, et qui représente, par consé(|uent, une formation très-importante pour l'embryon , perd bientôt chez l'homme sa constitution vésiculaire et se change en un cordon de substance solide contourné d'une manière particulière et renfermant les vaisseaux ombilicaux. On l'appelle le cordon ombilical. Si l'on coupe transversalement le cordon ombilical d'un embryon humain, on voit qu'il est formé d'une substance gélatineuse dans laquelle on rencontre les lumières de trois vaisseaux sectionnés ; ce sont les deux artères ombilicales et la veine ombilicale, qui est ordinairement simple. Mais si l'on coupe le cordon ombilical d'un animal, on trouve, outre ces trois ouvertures vasculaires, un autre canal situé au milieu du cordon. Il n'est pas rempli de sang, mais d'une substance aqueuse ; ce n'est autre chose que la tige creuse de l'allantoïde. Dans la plupart des animaux, en effet, l'allantoïde reste une vésicule pendant toute la vie embryonnaire, et cette vésicule se développe plus

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