LEMRRYON, SA PREMIÈRE ÉBAUCHE ET SON SYSTÈME NERVEUX
mais large. Ces deux sacs à prolongement latéral sont les rudiments des yeux; on les appelle souvent les sinus oculaires. La tige creuse qui relie chacun de ces sinus avec la partie cérébrale
Fi?. 93.
Fi?. 95.
Fig. 9")-95. — Œuf de chien, àpé de vingt-trois jours, grandeur naturelle. On y voit le chorion extéiieur, hérissé de villo^ités, et la vésicule intérieure formée par les membranes embryonnaire?, avec l'embryon placé au milieu, dont la figuio 9i donne, grossie dix fois, une vue du ào< et la figure 95 une vue du ventre. Le tube nerveux est fermé, sauf dans les sinus cérébraux et le sinus rhornboïdal postérieur; la courbure cep' alique s'accuse de nianiùre que la parlie antérieure delà tète avec les sinus oculaires e>t liéjà inclim'e sur la l'ace ventrale. Les vésicules auriculaires sont lormécs; i'amnios s'est déjà étend» do tous côtés sur l'embryon, sauf une partie du dos où il laisse encore uno lacune ovalaire; le cœur, ht première circulation, le premier arc viscér.il sont ébuichés; Its p'aquis ventrales ne snnt pas encore fermées, mais larjement ouvertes, de manière que la partie postérieure de l'embryon ressemble à un baquet largement ouvert. — a, prosencépbale avec les sinus oculaires latéraux; b, mé>encépbnle; c, épencéphide; d, moelle épinière ; e, s-nus rhornboïdal; f, vésicule auriculaire; g. corps 'les vertibies; h, plaques dorsales; i, bords retrou>scs de cesp!;iques, devant fornier les parois ventrales; k, amnios déchiré sur le pourtour, ouv- rt au dos; /, pli de I'amnios entourant l'embryon; 7)1, veine vit .llaire antéiieure; n, veine vit'dlaire postérieure (aisint un cercle avec la précédente; o, grande ve'ne car.linle, dans laquelle e réunissent les deux veines jour entrer ainsi dans le tube caidiaquc p. tordu en S; q, artères vertébrales posiéiieures donujmt les artères vitellaires.; s, premier arc viscéral formant la mâchoire inférieure; /, feuillet muqueux; ?/, impression résnlt.nt de la courbure céphaliqne.
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moyenne est le nerf optique primitif. La vésicule moyenne dans laquelle aboutissent ces nerfs optiques se voûte et forme une portion impaire, semblable d'abord à un tube, d'où se développeront plus tard les couches optiques. La seconde vésicule cérébrale primitive n'est jamais soumise à un développement analogue à la première. Elle s'arrête toujours à un degré de développement moins complet. Elle constitue les tubercules quadrijumeaux, en formant sur la ligne médiane une voûte qui se déprime considérablement au sommet. Nous avons déjà mentionné plus haut, en nous occupant des fonctions du système nerveux central, le fait que les corps quadrijumeaux sont en relation intime avec la faculté de la vision.
La troisième vésicule cérébrale primitive peut être partagée en deux parties. Dans la partie antérieure, la vésicule du postencéphale ou du cervelet, la substance nerveuse forme une voûte complète et produit ainsi le cervelet, tandis que dans Vépencéphale la substance nerveuse ne se développe que sur le plancher et ne s'élève pas pour former des parties voûtées.
Chez les vertébrés supérieurs et l'homme, il se produit pendant le développement du cerveau deux ou même trois courbures très-curieuses faiblement indiquées chez les vertébrés inférieurs. Au commencement de son développement, l'embryon s'incurve d'une manière uniforme, comme un arc autour de la sphère de l'œuf, et il n'y a qu'à le séparer de cette sphère pour pouvoir l'étendre horizontalement sur sa face ventrale. Aussitôt que les vésicules cérébrales primitives se sont développées, les rapports changent. La tête de l'embryon, dont la surface inférieure s'est séparée de la périphérie de l'œuf, se courbe vers l'intérieur du côté de la sphère, et la partie antérieure de la tête se rabaisse en formant un angle vers la poitrine de l'embryon. Cette action se produit à l'endroit où se formera plus tard le pont de Yarole, à la limite du mésencéphale et du postencéphale; l'angle formé est si considérable qu'il dépasse un angle droit. La base du postencéphale et celle du mésencéphale. primitivement situées dans le même plan, ne sont séparées l'une de l'autre.