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pour eux un dévoie sacré de réclamer^ en leur nom, des droits légitimes^ une influence plus directe sur le règlement de leurs intérêts^ une place dans les fêtes où leurs travaux sont inaugurés, une part dans les récompenses et les honneurs publics dont iUsont l'objet. Là^ on est assuré^ue la théorie ne sera jamais séparée de la pratique^ que les désirs les plus vifs d'amélioration seront contenus dans lés bornes du possible.

En vous soumettant ces impressions, Monsieur, c'est donc surtout au banquier, à l'administrateur du chemin de Rouen que je m'adresse.

Âùx douces et bonnes émotions que votre fêle industrielle fait ressentir se mêle un regret. Le peuple des travailleurs a été exclu des distinctions et des récompenses nationales distribuées à l'occasion de ce magnifique travail.

Que MM. Thibaudeau, Locke, Bartholony, Banés, Delrue aient été décorés, que MM. Jullien et Thoyol aient été promus à un grade supérieur, c'était justice avant tout. Leur bonheur a fuît plus d'un heureux, sans doute, et pas un jaloux.

Mais les ouvriers, terrassiers, charpentiers, maçons/ les contre-mai très, les entrepreneurs, les architectes n'ont-ils rien mérité? Quoi 1 parmi ces milliers de travailleurs qui, depuis deux ans, sont à ToBUvre, pas un n'aurait étédigne d'une distinction qui l'honor&t aux yeux .de ses camarisides, et fât pour tous un noble sujet d'émulation?

Non, Monsieur, cela n'est pas possible. Il y a là bien évidemment un oubli!

Un jour viendra sans doute où le principale âf^ faire des pouvoirs de TÉtat sera d'organiser, «i grand , les ateliers et les chantiers, de régulariser et de distribuer la production ; mais les choses htfmaines procèdent lentement et par voie de progrès. Aujourd'hui, c'est aux chefs de Tindustrie, à ceux qui connaissent et dirigent ses grands travaux , qu'il appartient de prendre l'initiative. Cést aux hommes qui^ comme vous , Monsieur, pren* nent part à l'administration, à la direction de ces vastes entreprises, de glorifier le courage, Hfiepsévérance, Thabiletédesonvriers, de signalèt^ Ibspltis hardis et les plus braves à la reconnàissaiice pufoU** que et à l'autorité supérieure, dispensatrice dés honneura et des distinctions.

Le Roi et les princes ont compris merveitletisement les devoirs que leur imposent les^exigences actuelles de l'industrie. Ils ont généreoseme&t répondu à l'appel des compagnies ;'ils ont putssaittment contribué à donnera vos fêtes Industrielles un caractère de solennité nationale; mais ils ne pouvaient faire plus; la situation générale des esprits , Tétat de l'industrie , et surtout l'organisation imparfaite du ministère du commerce ne permettaient pas à la royauté d'intervenir directement entre la Compagnie, ses entrepreneurs et ses ou* vriers.

Nous entrons dans la politique du travail, politique qui introduira dans les relations de toutes les classes le double bienfait de l'ordre et de la

justice distributive. Mais rindustneqoi doit meoer i bonne fin cette grande entreprise n'en est encore qu'à ses premières campagnes; les chemins de fer qui doivent sillonner la France , et contribuer si puissamment à sa grandeur et i sa prospérité, sont jcommencés d'hier^ ne Toublions pas. Et, en attendant qne l'autorité supérieure soit investie du pouvoir protecteur qui lui manque^ demandons aux administrateurs et aux ingénieurs qui doivent poorsnivre et achever ces grands travaux^ de prendre en main l'honneur, la dignité, les intérêts des travailleurs, qu'ils emploient, à l'^jal de leurs propres intérêts; noble patronage» >qui sera, du reste, pour leurs entreprii^^un gage assuré d'exécution rapide et de succès.

Ce vœu, c'était à vous surtout , Monsieur, qu'il fallait l'exprimer ; car vous êtes par vos sentimens personnels, autantqueparvosattributions^rjiomme qui doit fM)ufinr le plus de l'oubli que je signale, et le mieux disposé, s'il y a lieu, à le réparer.

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A MONSIEUR

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