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enlever aux luttes de U tribune le privilège qu'elles ont de faire surgi;* tout-à«coup des talens supérieurs, formés au milieu des hasards de la vie pratique, je ferai observer que ces talens hors ligne et qui se développent tard sont nécessairement appelés à des emplois supérieurs. On ne voit pas un homme d'Etat, révélé tout-à-coup par les débats publics du parlement ou par les travaux plus modestes des commissions, solliciter une sous-préfecture^ une place de chef de bureau ^ de juge ou de substitut, un consulat^ les fonctions de chancelier ou de se^ orétaire d'ambassade. Un député croirait manquer avec raison à sa propre dignité et i l'honneur de ses commettans ^ s'il se contentait d'une fonction inférieure k celle de conseiller d'État, de préfet, de directeur, d'avocat«général , de conseiller^ de ministre plénipotentiaire ou d'ambassadeur. M. Auguis est le seul , je crois , qui ait eu le courage et U philosophie d'emprisonner ses talens parlemen* taires entre les rayons poudreux d'une humble bibliothèque.
À Dieu ne plaise que je prétende soumettre les hauts emplois à des règles d'admission qui ôtent au choix du ministre toute liberté et toute responsabilité, et à nos grands hommes de tribune leur principal aiguillon. On ne réduira jamais le gouvernement de l'Etat , ainsi que vous Tavex si spirituellement observé , au jeu régulier d une machine à vapeur. Mais ces sortes de licences ministérielles^ que nos formes représentatives ont intro-