‹ Lettres politiquesChapitre 57 sur 80 · aas -I · texte numérisé non relu

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En créant donc, en organisant, dans ane Ecole centrale^ un haut enseignement pratique^ condai-> saut à toutes les carrières de l'administration, de la diplomatie, des tribunaux, des finances et du commerce , le gouvernement est assuré d'avance que si cet enseignement présente, pour l'ordre des études et le choix des professeurs, toutes les conditions désirables de succès , il attirera nécessairement les enfans de toutes les classes aisées : noblesse, haute administration, commerce^, banque, professions libérales; et cet enseignement^ en même temps qu'il aura pour effet de former à l'État une pépinière de jeunes employés instruits et capables, deviendra pour les classes supérieures un complément d'éducation d'autant plus précieux qu'il préparera aux fonctions de maire, de membre des conseils électifs et même de député.

Et quelles conséquences heureuses n'entraine* rait pas plus tard cette communauté d'études et de travaux , cette fraternité contractée sur les bancs mêmes de l'école t Combien les rapports de bonne intelligence deviendraient plus faciles entre les administrateurs de tous les services , entre les fonctionnaires , représentans du pouvoir exécutif et du pouvoir électif; entre les agens de la prérogative royale et les représentans des droits populaires !

Sous ce rapport, l'Ecole centrale des fonctions civiles rendrait à l'Etat plus de services que n'en a rendu l'école Polytechnique, à qui l'on doit

cependant un si grand nombre d'hommes ëniînens, dispersés dans tontes les carrières de l'industrie (4). Le perfectionnement de la plupart des procédés chimiques et des travaux de précision, par Tapplication des sciences exactes, n'est pas comparable aux conséquences heureuses que produirait dans le gouvernement de l'Etat la confraternité d'études et de croyances politiques des administrateurs et des administrés.

J'aborde un des aspects les plus délicats du sujet, le mode d'exécution p les mesures qui devraient présider à la création de ce grand établissement d'intérêt public. Les difficultés seraient immenses s'il n'existait aucun autécédent; si le gouverne^ ment n'avait jamais procédé à l'institution d'un centre d'enseignement destiné à former des sujets pour certains services spéciaux. Mais tel n'est pas heureusement Tétat des choses; l'enfantement laborieux de l'école Polytechnique offre, sous presque tous lesrapportSp un exemple à suivre. Les obstacles que sa création a rencontrés sont à peu près ceux qu'il s'agit de vaincre aujourd'hui ; et le moyen qui a permis d'en triompher est le même que l'on devrait adopter.

(1) De 179& à 1889 indosivement, c'est-à-dire, dans respace de qQaranie-cinq ans, sur 16,068 Jeunes gens examinés, 6,051 sont entrés àTÉcole, A,371 ont été employés dans les services spédaoxdea mines, de Tartilierie, etc., 1,660 sont entrés, en petit nombre , dans l*enseignement, l'administration et, pour la plus grande portion, dans les carrières iudustrieUes.

Vous savez. Monsieur le Baron , que c'est la né* cessité de réorganiser renseignement des ponts-etcbaussées qui inspira à son directeur Lamblardie ridée d'une école préparatoire , idée que le génie de Monge féconda et généralisa, en l'appliquant non seulement aux travaux publics, mais à tous les services qui nécessitaient la connaissance approfondie des sciences exactes et avaient provoqué déjà l'établissement d'écoles spéciales d'application. Vainement Monge était-il appuyé de la puissante assistance de Fourcroy, et du crédit de deu:i^ membres du comité de salut public, ses anciens élèves, Garnot et Prieur (de la Côte-d'Or); le projet qu'il avait conçu de centraliser Tinstruction des fonctionnaires de tant de services différens aurait rencontré, dans la rivalité et l'organisation indépendante de ces corps, une première difficulté insurmontable, sans le changement que l'assemblée souveraine avait opéré déjà au sein même de l'administration. La Convention, avant de substituer, aux six ministères qui se partageaient le gouvernement, douze commissions executives, avait créé, par la loi du 2i ventôse, an II, une commission des travaux publics, chargéede pourvoira l'établissement d'une École centrale des travaux publics et de régler le mode d'examen et de concours qui y donneraient entrée. Les travaux publics dépendaient alors de trois administrations différentes, le génie militaire, les pont8-et*chau8sé68 et plus tard les eoDslructiom navales. Sans la réunion de tous les pouvoirs oé*

cé^sàires poar diriger ces travaux dans une seule commission^ on peut prévoir que les départemens de la guerre, de rintérleur et de la marine, auraient opposé, par leurs prétentions réciproques, uû obstacle insurmontable à la création d'une Ecole centrale.

La même circonstance se présente dans le sujet qui nous occupe. L^Ecole centrale des fonctions civiles devant fournir des sujets aux départemens des affaires étrangères, de l'intérieur, des finances, de la justice et du commerce, la rivalité naturelle de ces administrations supérieures et indépendantes les unes des autres devra former un obstacle qu'il est nécessaire de prévoir dès ce moment; et la première mesure, indispensable pour la création d'une école commune à ces cinq dépai*temens, sera d'instituer, comme pour Fécole Polytechnique, une coaiMissioN supérieure, investie de tous les pouvoirs nécessaires à sa formation.

Les motifs présentés par le comité de salut public à l'appui de la mesure qui enlevait l'administration des fortifications et des ports aux départemens de la guerre et de la marine sont curieux à rappeler.

a Lesdifférens travaux de Tarchitecture militaire, civile et hydraulique sont tous fondés sur le même principe. Ils dépendent tous d'une même théorie, exigent tous les mêmes études préliminaires (4 ) ; ceci) Cette science commone, c*étaitla géonétriedeMripti?e qaeMoQge professait alors, et qaMi atait pour ainsi dire créée. La géométrU descriptwe forma le miliflieiit conumm à looa ks nTanx de Fécole Mj*

pendant les artistes et les agens chargea de ces t£a4 vaux forment trois corps différens et totalement étrangers l'nn à Tautre, et l'administration qui doit les surveiller est divisée , morcelée en autai^ de portions qu'il y a de ministères. Leurs opérations se croisent et se rivalisent. Il résulte de là des inconvéniens majeurs; défaut d'économie, défaut d'ensemble, mauvaise exécution , nul progrès dm l'art qui, réduit, faute de principes certains^ en principes vagues et particuliers a chaque administration partielle , tend graduellement à un anéantissement absolu. »

Ces considérations, par lesquelles on justifiait la réunion des divers services de travaux publics dans un centre commun , sont bien plus applicables encore à la nécessité de réunir dans une même école l'enseignement relatif à tous les services intérieurs ou extérieurs d'administration publique. Ces derniers, comme les premiers, reposent sur une base commune : l^ géométrie descriptive pour les travaux publics^ hscience du droit pour les fonctions civiles. Le besoin d'unité et d'harmonie dans l'enseignement justifierait seul rétablissement d'une haute COMMISSION, chargée d'arrêter le plan général des études, les conditions d'examen et de concours public que de vraient subir les élèves à leur entrée et à leur sortie.

L'ordre et la composition des études offrent, en

technique* comme la science da Droit formera nécessairement la liase des étQde9 de TÉcole cenirale des fonctions civiles.

effet, l'un des objets les plus délicats sur lesquels la commission aura à statuer. Une coasidéra* tion devra tout dominer ^ c'est le but éminemment pratique de l'institution, qui aura pour mission spéciale de former des fonctionnaires, des membres actifs de l'administration et non des docteurs. N'est-ce pas dire que tontes les sciences , tous les arts qui y seront enseignés devront l'être au point de vue gouvernemental, au point de vue des rapports des administrateurs entre eux^ aussi bien que des administrateurs avec les administrés?

Dans l'état des mœurs et des institutions qui nous régissent , qu'est-ce que la politique aujourd'hui pour les membres du gouvernement^ pour les administrateurs à tous les degrés? C'est l'art d'unir les intérêts divergens, de les associer dans un intérêt commun. Le gouvernement doit viser, dans l'ordre financier, à l'association du talent et du capital ; dans l'administration intérieure à l'association de la classe bourgeoise et de la classe ouvrière ; dans la diplomatie , à l'association de la France et des nations les plus rapprochées d'elle par leurs mœurs , par la communauté ou la diversité de leurs productions; dans l'ordre religieux, à l'association morale des croyans de tous les cultes et particulièrement aujourd'hui, vu notre extension sur le territoire africain , aux rapports de bonne intelligence entre les chrétiens etles mahométans.

L'Ëcole centrale des fonctions civiles devra donc laisser de côté les langues mortes et s^adonnerà Tétude de toutes celles que parlent les vivans^ et donner surtout un grand développement aux langues orientales (4).

(1) Plusieurs raisons obligent de donner une grande place à féiiide de^ labgnes ôlientaleB :

1* U est lodi^iensable gué tois les agcna da gontomciBeiii eo Algérie parlent et écrivent la langue du pays.

2* Il nVst pas moins désirable de ?oir les agens diplomatiques daaf les pays orientaux eonimiiniqfier directement avec les autorités, sans le secours des drogmans, sorte d'intermédiaires bâtards sur leai|«eb ae repose aucune responsabilité et doni il faut accepter les serfîces sans moyens de contrôle. Il n*est pas un seul voyageur dans la Turquie d'Eu» rope et tfaïui TAsIc-lIlnetre qui ne signale DnsiitiiiHm des droffmans comme une source d'intrigues, de maleatendiM et de dtei^iatema» également contraires à Tinflaence des nations européennes et à la dignité de leurs ambassadeurs»

S* Il eai temps d*lRStituer pour eonstls dans les tilles secondairtt, oi les intérêts du commerce français sont représentés par des négociais étrangers» des nationaux membres de la hiérarchie administrative, agens directs du gouvernement. Cela n'importe pas moins à la dignité de la Couronne qu'à la pro^térHé de nos relations commerciales.

4' Enfln, il faut se tenir prêt pour le moment prochain , oà l'Europe qui a donné à I^Oricntdes ingénieurs, des officiers, des constructeurs de navires, lui donnera des administrateurs, des receveurs, des percepteurs dTImpôta. Il devient cba^un jonr de pins en pN» évMeai qne b race turque de Constanilnople, qui déploie dans la haute politique et la diplomatie des talcns si remarquables, est totalement dépourvue de l'intelll* gtttce et do la mdraKté nécessaires pour le^ travail ndmlnlstratiff. La différence de reUgion rend cette Inaptitude pkio choquante «ncore dans les rapports des Turcs avec les races grecques et slaves. Le hatti-shériff de Gnlhané a produit pour celte raison plus de mal que de bien. La nation citrétlennedéiflltivefflent Infltienle à Constantinople n'est pas celle qui en chaftsera les Turcs, mais celle qni rendra le plastdt possible leur domination moins intolérable, en Introduisant, dans Fempire, la comptabilité, réconomie, la police, le code de voirie des nations ckréHennesi

Ses cours devront embrasser :

4^ Le droit national^ envisagé surtout au point de vue de ses applications multipliées aux mille détails de l'administration;

Les législations civiles, criminelles^ commerciales et les constitutions comparées des différens peuples ;

2? L'histoire des négociations internationales et principalement celles qui depuis le traité de Westphalie ont amené les rapports qui constituent le droit des gens et le droit public actuel;

5<» Les diverses formes dé protocoles^ le style et l'étiquette des chancelleries , les généalogies nobiliaires et royales ;

4"" L'administration, son mécanisme , sa hiérarchie, sa juridiction , ses rapports à tous les degrés avec les conseils électifs et avec les deux chambres du parlement; les points de ressemblance ou de dissemblance que ces rapports présentent avec ce qui existe en Angleterre, en Russie, en Prusse et aux Etats-Unis ;

9<» Les procédés employés dans toutes les industries et toutes les cultures de la France et de l'étranger ;

&o L'état général des sciences et des arts, et l'histoire de leurs progrès jusqu'à ce jour;

7\ La géographie politique et commerciale;

8* L'économie publique; les divers systèmes monétaires et de crédit; les grands travaux européens, asiatiques et américains ; les forces de terre

et de mer de chaque puissance^ mais surtout ses forces productrices; la théorie géuérale des éclianges^ les notioûs statistiques les moins contestables.

Mais je m'arrête; je n^ai pas la prétention de tracer un cadre complet d'études. Je cherche seulement à indiquer le caractère essentiel lemedt pratique que l'enseignement devrait présenter sur tous les points, pour remplir le but spécial de la nouvelle école, qui est de former des diplomates, des magistrats, des financiers et des administrateurs.

La commission, a{)rès avoir réglé Tordre et la composition des études^ aurait à fixer les conditions d'examen à l'entrée et à la sortie.

La centralisation si nécessaire de renseignement dans la capitale oblige d'ouvrir dans les principales villes des départemens les concours d'examen de réception des élèves. A une époque fixée d'avaocei les examinateurs de l'Ecole centrale des fonctions civiles, comme ceux de l'école Pol)^technique^ devraient donc parcourir la France entière. Le gouvernement aurait ainsi le double avantage d'attirer à lui l'élite de la jeunesse des départemens^ et de disperser plus tard, dans toutes les carrières publiques et dans toutes les localités, des esprits naturellement préparés à l'union^ au sentiment de Teû* semble et de l'harmonie par un enseignement commun.

Au nombre des règles que la commission devrait

adopter pour le concouts d'admission dans l'Ecole oentirdle^ il en est «ne sur laquelle je m'arrêterai plus pirtieulièrement, parce qu'elle pourrait avoir dans la situation politique dû pays des résultats important.

Je ctois. Monsieur le Baron, que tous les candidats devraient être admis à l'examen public devant le jlîrf d'tidiuission, f^n quelque tien et de quelque manière qu'ils eussent fait leurs études.

Depuis la loi belge du 3 octobre 4 855 et les ordonnances rC^j^ales qui eh ont assuré l'exécution, cette règle ekistè potit* le haut enseignement des universités de Gand et de Liège. Tout le monde peut se présenter aux examens; les examinatetirs dôiveiJt vérifier seillëtnént si les élèves possèdent les conhfitissancfes Kiigées, sans S'inquiéter du lieu et du mode de leur iiistructîon.

En appliquant en France ce prihcipe libéral aux examens de l'Ecole centrale des fonctions civiles, l'État ouvrirait largement la carriète des emplois publics a IS fclàssè qil'il imJ)ortè le plus de voir s'y consacrer, pat^cë qu'elle uriit à la richesse patrimoniale des t^aditîclns ùaturellefe de noblesse et de dignité. Lfe'sfdnIltleS de cette classe importante sont Ife plus opposées à renseignement universitaire, je le sais; mais cette oppositioti A surtout rapport à Féducation de Id première jeunesse. Pourquoi faire riolénce à ce scrupule religieux, respectable même aux yeux de ceux qui ne le partagent pas? La petite satisfaction d'ainour-propre que pourrait éprouver

rUniversité^ si elle imposait aux candidatsses diplAmes de bachelier et de licencié , pourrait-elle compenser le tort que ferait à rÉlatréloignement systématique des classes nobles et riches de sévices aujourd'hui si insuffisamment rétribués et enyiionnés de si peu d'influence et de si peu d'éclat?

Non; il vaut mieux que la commission adopte pour règle la plus entière liberté de concours i rentrée dans TEcole centrale des fonctions civiles. Elle devrait éloigner du programme sur lequel porterait Texamen des candidats tous les élémens étrangers au but pratique que se propose r Ecole.

Les connaissances préliminaires que les élèves devraient avoir acquises me semblent les suivantes:

4 ° La langue française et la langue étrangère livante la plus difficile^ l'allemand;

2"* La géographie ;

5*^ L'histoire;

4* Les mathématiques élémentaires ;

5« Le code civile le code de commerce et le code pénale y compris l'instruction criminelle.

Je ne comprends pas à dessein dans ce programme les études classiques , c'est-à-dire le grec et le latin y parce que les traductions ont été assex multipliées pour que la connaissance de Tantiquilé ne nécessite plus l'intelligence de ses langues; parce que la masse de connaissances que les fonctionnaires devraient acquérir pour administrer convenablement un peuple occupé d'entreprises si

maltipliées est immense, et que Fétude du grec et du latin prendrait nécessairement la place de travaux essentiels ; parce que le devoir du gouvernement^ dans notre état économique et social^ est de tourner ses regards bien plus vers le présent et l'ayenir que vers le passée et que si la dignité des fonctions publiques devait exiger de ses agens Tétude de langues que n'apprenne point le vul* gaire, il vaudrait cent fois mieux diriger cette étude vers les langues que Ton parle à Âlger^ à Constantine^ à Stamboul, à Alexandrie, à Téhéran, à Delhi^ à Pékin même, que vers les langues qui nous auraient servie il y a des milliers d'années^ à converser avec Cicéron et Âristote.

Bien entendu que je n'entends pas exclure Tétude de ces deux langues, celle du grec surtout qui, avec très peu d'altérations^ est encore parlée dans le nouveau royaume de Grèce^ dans la Macédoine et dans la Roumélie. Ce qui me semble impolitique, c'est d'en faire une obligation^ dont le résultat^ pour la grande majorité des fonctionnaires civils^ serait d'exiger d'eux le super/lu avant le nécessaire.

Si nous passons maintenant à l'organisation du personnel de l'Ecole, nous ne pourrons retenir notre admiration à la vue de toutes les richesses que la science et l'enseignement parisiens offrent sous ce rapport.

Tous les professeurs que réclame cette nouvelle institution existent déjà. La faculté de droite celles des lettres et des sciences^ les diverses académies,

les archives du ministère des affaires étrangères, le Collège de France, l'École spéciale des langues orientales vivantes établie près la Bibliothèqoe Royale^ présentent, pour la fondatioo d'uQe E(»le centrale des fonctions civiles, des ressources bien plus abondantes et bien plus variées que les écoles .spéciales du génie, des mines, des constructions maritimes et l'Académie des sciences n'en ofïniieot, en 4 794 1 pour la création d'une écolePoly technique. Avec quel enthousiasme nos çavans historiens et nos professeurs , dont plusieurs occupent légitimement dans l'Etat une haute position , accueilleraient cet appel fait au nom des intâréts les plus sacrés de cette administration qu'ils honorent, qu'ils éclairent souvent de leursavis, et dont il leur appartient surtout de former les nouvelles générations? On verrait; sans aucun doute , se renouveler sur les bancs des assemblées politiques et au sein désa acar démies cette ardeur générepse qui présida à l'ouverture de l'école de Monge et de Fourcroy . L'Ecole centrale des fonctions civiles [aurait pour patrons et pour défenseurs , dans le parlement , de nouveaux Garnot et de nouveaux Prieur I Les Macarel, lesRoyer-CoUard, les Rossi, les Migiiet, les Arago, les Jaubert, les Reynaud, lesBiot, les Lacroix, les Mdgendie, les Michelet, lesOujnet^ les Michel Chevalier se feraient un point d'honneur daeoqooirir à l'organisation de ce patriotique étil^litfemeot et d'imiter l'exemple à jamais mémorable;:dàué, il y a près d'un deini-siièçley.par les^Lfegeasge', les

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