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tirer des nobles et simples paroles du lalife Âbubecker.
Suivons un instant les traces de la conquête mu-» sulmane.
Amrou s'empare d'Alexandrie. On sait combien est contesté le fameux ordre d'Omar (^); ce qui est vrai, ce qui est incontestable, c'est que lekalife rejeta toute idée de pillage, comme le témoigne assez la mosquée de la Clémence, qu'il fit élever par le général vainqueur à l'endroit même où il avait contenu la fureur de ses troupes.
L'histoire a gardé le souvenir de quelques actes remarquables du gouvernement turc en Egypte (2). Amrou abolit la capitation, mode d'impôt très oppressif, et le remplaça par des tributs calculés d'après les produits réels de l'agriculture et du commerce; le tiers de l'impôt fut affecté à l'entretien des digues et des canaux. 11 tenta même de rétablir
(1) c SI les 4rrii8 des Grecs sont d^accord avec le Gorao, ils sont inatiles et il ne faut pas les garder ; s'ils s'en écartent^ ils sont dangereux et on doit les brûler. » Gibbon conteste ce fait, affirmé seulement par an historien qui écrivait six siècles après Tévénement, tandis que dent annalistes d^une époque antérieurei tous denx originaires d*£gypte, o*ea font point mention ; et Tun d*eox (le patriarche Eutychius) a raconté fort en détail ia conquête d'Alexandrie. Les casoistes musulmans déclarenl, en termes formels , qu'on ne doit jamais livref aux dàmmes lesli* vres religieux des juîls et des chrétieni qu'on acquiert par le droit de la guerre et qu'on peut au contraire légitimement employer k l'usage des fidèles les compositions profanes des historiens, des poètes, des méde* cins et des philosophes. (Gtn&ox, t. X, p. 26S.)
(2) Voir Voîney, Voyage en Egypte^ tome I, page l7/i. Détaib sur les travaui di| canal du Biil à Qolsouui« Savary, Lettres sw VÈgypte^ pages 8S cl suivantes.