A MADAME LA DUCHESSE DE FER RARE
Copie. Hibl. «U- Genève. Vol. 107.
Madame, l'inquiétude d'esprit où j'ay esté depuis que vostre ancien serviteur 1 passa par icy m'a faict en la tin changer de conseil ; car si vous avez esté en grande perplexité, je vous asseure que j'en ay bien senty ma
* Voir la note, p. 43. — En tète de la lettre, on lit ces mots écrits de la main de Charles de Jonvilliers : « II cserivil cest« lettre à Madame de Ferrare par un nommé Colonies , lequel alla vers elle durant que la paoure dame estoit bien affligée à la poursuite du roy de France son nepveu , et partit d'iey environ ung mois après que Lyon Jamet passa par ceste ville en poste, allant par devers elle pour la solliciter de ne plus faire aulcune profession de chrestienne. C'est luy qu'il nomme son ancien serviteur. »
• Lyon Jamet, ami de Clément Marot, ei secrétaire de la duchesse de Ferrare.
part, et combien que de prime face j'avois pensé pour le mieux de suspendre le voiage de l'homme duquel je vous avois escrit, après avoir faict plusieurs discours, il m'a semblé que pour le moins il ne pourroit faillir de vous offrir son service en tel besoin g, car si nous laissions passer l'occasion de vous secourir, il y auroit danger d'y venir trop tard, joinct aussy que le temps me dure fort, d'aultant que je n'ay nulles nouvelles de vostre estât. Et pleust à Dieu que j'eusse la liberté de m'y emploier en personne, mais pource que Dieu me tient attaché, j'ay choisi le présent porteur1, comme l'homme qui vous sera le plus propre à mon advis, en toutes sortes, et tant pour la doctrine que pour Testât d'aumosnier. Je croy qu'il sera si suffisant que vous aurez de quoy louer Dieu. Pource qu'il est gentilhomme d'honneste maison , il en sera d'aultant plus mettable envers ceux qui ne cherchent qu'à reculler les bons, quand, selon le monde, ils sont contemptibles. Vray est qu'il nous faut arrester au principal, et mesmes que la noblesse ne seroit pas à désirer si ung homme s'en prisoit d'avantage, veu qu'il seroit empesché pour cela de servir à Dieu. Mais vous ne trouverez, comme j'espère, en l'homme ni vanité ni orgueil, non plus qu'en celuy qui congnoist que les enfans de Dieu doibvent estre menés d'esprit de modestie, et humilité. Au reste combien qu'il soit humain et traictable envers les petits, humble envers ceux auxquels il doit honneur, modeste envers tous, si est-ce que sa bonne vie avec l'atrempance qui est en luy, et la grâce d'enseigner luy
1 Le ministre François rte Morel, surnommé Monsieur de Colonges.
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donne roi t authorité de s'acquiter de son debvoir en ce que vous désirez. Du bon zèle et dévotion qu'il a de vous faire service, vous en pouvez juger, Madame, par ce que de sa première entrée il a mieux aymé cstre participant de vostre croix, et souffrir avec vous en la nécessité, que d'attendre qu'il y pust venir sans fascherie , parquoy il n'a jà mestier d'estre recommandé plus avant. Seulement je vous prie, Madame, le recevoir non, pas comme vous estant envoie de par moy, mais plustost adressé de Dieu , comme de faict je ne doubte pas que vous ne sentiez par expérience que ce bon Père ne vous en aict voulu pourvoir. Cependant il vous portera aussy nouvelles qu'il y a une bonne damoyselle laquelle luy a promis de venir à vostre service, quand il vous plaira la mander1. Je sçay qu'en un tel lieu , non-seulement il y auroit envie sur une femme de petite condition, ou incongneue, mais aussy qu'elle seroit suspecte plustost, et qu'on la pourrait regarder de travers. Aussi je compte pour un advantage que la damoyselle dont il est question est de qualité honorable, et ce qu'elle cherche est d'avoir privilège de pouvoir servir à Dieu en vous servant. Combien que je ne l'aye jamais veuë, j'ay tant ouy priser ses vertus, passé a longtemps, à beaucoup de gens de bien , que j'espère que vostre maison sera bénicte grandement de l'avoir. Mais j'en laisse à dire au présent porteur avec
1 La duchesse de Ferrare avait demandé à Calvin deux femmes veuves « pour avoir soing et gouvernement des filles » de sa maison. Cette demande est exposée dans une pièce intitulée : Mémoire de Louis de Mauray r maistre de nostre garde-robe et varlet de chambre à Ferrare, pour communiquer et monstrer à Monsieur d'Espeville.
lequel vous en pourrez deviser plus amplement, comme aussy je me remecls à luy de tout le reste.
Parquoy, Madame, faisant fin après m'estre humblement recommandé à vostre bonne grâce, je supplie nostre bon Dieu de vous tenir en sa saincte protection, vous gouverner par son esprit, et vous augmenter en tout bien, à ce qu'il soit de plus en plus glorifié en vous. De Genève, ce 6 d'aoust 1554.
Vostre très humble serviteur,
Charles d'Espeville.
AUX FIDÈLES DU POITOU * Copie. Bibl. de Genève. Vol. 107.
La dilection de Dieu nostre Père, la grâce de nostre Seigneur Jésus soit toujours sur vous par la communication du Sainct-Esprit.
Très chers seigneurs et frères, nous avons à louer nostre bon Dieu de ce que de nouveau il vous a fortifiéz, affin que vous prinssiez courage et vigueur pour vous exercer à son service , et non-seulement chacun en son
* L'introduction de la Réforme dans le Poitou paraît remonter au séjour de Calvin lui-même à Poitiers (1534). Les doctrines évangéliques trouvèrent alors de nombreux adhérents dans la magistrature et les écoles de cette ville savante et lettrée. On remarquait parmi eux le jurisconsulte Albert Babinot, Philippe Véron, procureur, l'avocat Jean Boisseau de Laborderie, et l'écolier Jean Vernou, martyr prédestiné de la nouvelle foi. Ces premiers disciples se réunis-
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particulier, niais aussi tous en commun, comme de faict il nous est besoing de nous inciter par tel moien, attendu la faiblesse qui est en nous , et tant d'empeschements qui nous retardent à faire nostre debvoir. Vray est que ce n'est pas le tout de nous assembler pour prier Dieu et ouyr sa Parolle , mais cependant ce nous est une ayde tant et plus nécessaire , veu que de nous-mesmes nous sommes trop tardifs. Par quoy , mes frères , que vous ayez ce but de vous confermer, en vous assemblant, en la foy de l'Evangile , et vous avancer en toute saincteh dévie. Mais, quoy qu'il en soit, ne vous privez pas de ce bien d'invoquer Dieu ensemble d'ung accord, et de recevoir quelque bonne doctrine et exhortation pour vous faire continuer au bon chemin. Car combien que chascun puisse et doibve aussy prier Dieu en secret, et s'estant retiré à part, et que chascun puisse lire en sa maison, si est-ce que ce sacrifice est agréable à Dieu de nous assembler pour le prier comme d'une bouche, et de luy faire hommage solennel de nos âmes et de nos corps. H serait bien à souhaitter que nous le peussions faire
saient dans un jardin de la rue des Basses-Treilles, et dans les grottes de Saint-Béat, non loin de la ville. Ils écoutaient Calvin discourant magnifiquement de la connaissance de Dieu, et prenant Dieu lui-même à témoin de la vérité de l'Evangile qu'il leur annonçait. Les germes déposés par le réformateur dans l'âme de quelques disciples se propagèrent dans le Poitou , et l'Eglise de Poitiers se forma, en *55i, d'après les instructions de Calvin lui-même. Elle reçut de Genève (mai 1555) le ministre Jacques Langlois, auquel fia adjoint (avril 4557) Claude Chevalier. Voir: Florimoudde Rœmond, Histoire de la naissance et du progrès de r hérésie, L. VII, c. 1 i ; Pierre de Farnace, l ie de Pierre de la Place, p. 11 ; les Registres de la Compagnie de Genève, et divers Mss. cités par M. Crottet, Petite Chronique protestante, p. 121 et suivantes.
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devant tout le monde, mais quand par la malice des hommes et leur tyran aïe nous sommes forcloz de telle liberté , c'est pour le moins que nous louions nostre Dieu avec son peuple , comme l'Escriture nous exhorte , et que pour ce faire les petits trouppeaux s'amassent ça et là , jusques à tant que tout le corps de l'Eglise soit recueilly au royaume des cieux. Je sçay hien que vous ne pouvez parfaire aulcune assemblée qu'en crainte et doubte. Je sçay aussi que vous estes guettez des ennemys1. Mais si ne fault-il point que la crainte des persécutions nous empesche de chercher la pasture de vie , et de nous tenir soubs la conduitte de nostre bon Pasteur. Ainsy vous recommandant à luy, que vous preniez courage, car il monstrera qu'il a le soing de garder ses pauvres brebis, et que c'est de son vray office de les sauver, comme en la gueule des loups. Mesmes encores que les dangers soient apparents, si ne fault-il pas que nous soions par trop craintifs pour quitter la bergerie. De faict nous voions comment il en prend à ceux qui s'en escartent, car ils s'anonchalissent tellement avec le temps qu'ils perdent le goust de tout bien , et en la fin s'alliènent plainement de leur salut. Par quoy, mes
1 Les progrès de la Réforme dans le Poitou donnèrent lieu aux mesures les pws rigoureuses contre les réformés. En 4542, pendant que les Grands Jours se tenaient à Poitiers, une commission présidée par le maire de la ville, Jean Estivalle, seigneur de la Gueftrie, fit les plus actives perquisitions dans les caves et les granges, où les protestants étaient soupçonnés de se réunir. Quelques-uns furent saisis et condamnés au supplice du feu. En 1544, on sévit contre plusieurs personnes qui couraient le pays et précliaient en chambre et en cachette. Crottet, Petite Chronique protestante, p. 120, 12i.
frères, soiez constans, et monstrez que le zèle qui vous a incitez à bien commencer, n'a pas esté comme une booffée de vent, et que chascun, selon qu'il aura plus de commodité, s'efforce à s'emploier d'avantage. Que ceux qui ont maisons propres, se sentent honorés qu'ils les puissent consacrer à Dieu pour temples. Que les aultres ne plaignent point leurs pas; que les grans attirent les petits, et que ceux auxquels on donne bon exemple, aient honte de ne le point suyvre. Cependant je ne dis pas que vous ne soiez sur vos gardes, pour ne vous point hasarder sans propos. Car Dieu nous supporte bien jusques-là que nous fuions la rage des iniques. Et voilà pourquoy je trouve l'accord que vous avez ensemble bon et licite. C'est que nul, sans congé de la compagnie, ne descouvre à créature vivante l'ordre que vous avez. Vous pouvez bien doncques, en tant qu'en vous sera, prévenir tous les dangers , moiennant que vous marchiez tousjours oultre, ne déclinant point du bon train auquel vous estes entréz. Car entre témérité et timidité il y a une crainte moienne laquelle n'amortit point la vertu du Sainct-Esprit , et ne vous destourne point des aydes que Dieu nous donne. Tenez-vous doncques, mes frères, tout coyement en vostre cachette , voiant l'imprudence et desloiaulté qui régnent aujourd'huy par le monde ; mais que ce ne soit point pour fermer la 'porte à ceux qui désirent de venir au royaulme de Dieu comme vous. Que chascun s'efforcç d'attirer et gaingner à Jésus-Christ ceux qu'il pourra, et après, que ceux que vous aurez par bon examen approuvéz capables , soient receus par advis de tous. Au reste que tel exercice soit pour induire chascun de vous à s'acquitter à gouverner mieux sa fa-
mille. Car estant retourné chez soy d'une telle compagnie , on doiht monstrer qu'on s'est renforcé pour mieux faire qu'auparavant , et raporter là quelque odeur qui s'espande par tous les membres de la maison ; finalement que tout le reste de la vie y responde. Monstrez que l'Evangile de nostre Seigneur Jésus vous éclaire, pour vous monstrer le droit chemin, affin que vous n'erriez point comme enfans de ténèbres. Et d'aultant qu'aujonrd'huy le monde est si corrompu et perverty, garde»vous tant plus soigneusement de vous picquer parmy les ospines. Le temps de nostre pèlerinage est brief , tellement que si nous considérons ceste gloire immortelle où Dieu nous convie, nous n'aurons point occasion de nous lasser au milieu du chemin. D'aultre costé si nous pensons à la bonté inestimable que ce bon Père céleste nous a monstrée, et aux thrésors insignes qu'il nous a desploiéz en toutes espèces de grâces, nous serons bien lasches si nous ne sommes esmeus en son amour, pour oublier ou mespriser tout ce qui est du monde, rompre tous les liens qui nous retiennent, et nous desvelopper de tous les empeschements qui nous retardent.
Sur quoy, mes frères bien-aymés, après m'estre affectueusement recommandé à vos bonnes prières, je supplie ce bon Dieu de vous tenir en sa saincte protection , vous guider par son Esprit en toute prudence et droiture, vous conformer en plaine vertu et constance, et se servir tousjours plus amplement de vous, ne permettant poinct a ses ennemis de rien gaigner sur vous, quoy qu'ils machinent. Ce 3nie jour de septembre 1554. Vostre frère,
Jean Calvin.
\ UN GENTILHOMME DE PROVENCE • Copie. Blbl. de Genève. Vol. 107.
Monsieur et bien-aymé frère, j'ay entendu comme ces jours passés Dieu vous a affligé de double sorte , tant pour ce qu'il a retiré à soy l'enfant qu'il vous avoit donné , qu'aussi pour ce qu'aulcuns bons frères sont scandalisés de ce que vous ne l'avez point faict baptiser en temps, aiant moien de ce faire. Or je ne m'arresteray pas beaucoup à vous consoler de ce que Dieu vous a privé d'ung tbrésor dont vous espériez jouir longuement. Car je croy que sans estre adverti d'ailleurs, vous prenez les remèdes qui sont propres pour adoulcir vostre tristesse. Mesmes que desjà vous en avez tellement faict vostre profict que vous pouvez en esprit paisible rendre grâces à ce bon Père, qui vous a faict sentir que nous ne pouvons mieux faire que de nous assubjectir à sa bonne volunté, surtout puisqu'il nous faict ceste grâce et honneur, de nous recongnoistre et advouer pour siens en la vie et en la mort, quant nous vivons et mourons à luy. Quant à ce que l'enfant est décédé sans estre baptisé, tous bons frères auraient bien occasion de s'en scandaliser, si cela estoit advenu par nonchallance ou mespris, car le baptesme est une chose trop sacrée pour
* En titre de la main de Charles de Jonvilliers : « Il eseripvit reste lettre à ung gentilhomme qui estoit à Thurin où ce cas est advenu, sur le scrupule d'un enfant mort avant que recevoir le baptesme -
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le laisser ainsi en arrière. Pourtant non-seulement ceux qui n'en tiennent compte, mais aussy ceux qui le diffèrent par ambition pour y faire des pompes ou brevetés (sic) y sont à condamner; et de faict vous avez à déclarer vostre intention aux fidèles, pour oster le scandalle qu'ils ont conceu. Mais quand ils auront entendu la vérité du faict, je croy qu*ils auront de quoy se contenter. Si vous eussiez eu vouloir de résider par delà , comme l'ung d'eux , vous ne pouviez pas sans offenser Dieu et vos prochains nourrir vostre enfant sans le faire baptiser. Non pas que ceux qui présentent leurs enfans pour estre souilléz aux superstitions papalles, soient à excuser, mais pource qu'ils ne peuvent pas rejecter la marque de la religion chrestienne que Dieu n'y soit vilipendé. Mais vostre intention a esté toute aultre, car prévoiant le mal vous désiriez bien, devant que vostre femme enfantast, vous retirer en l'Eglise chrestienne , ou pour le moins si vous estiez prévenu , vous pensiez bien, tantost après qu'elle auroit enfanté, amener l'enfant avec elle pour le faire baptiser selon l'ordre de Dieu, ce qui eust esté une déclaration toute patente que vous ne mesprisez pas le baptesme , mais pour la révérence que vous y avez, le voulez avoir pur et entier selon qu'il a esté institué de nostre Seigneur Jésus. Tel retardement estant une partie de la confession de vostre foy, ne doibt pas offenser les bons. Car si la chose fust advenue comme vous l'espériez , tel acte n'eust esté à blasmer, non plus que vostre parlement. Je croy bien qu'il y en peuit avoir qui seroient scandalisez de ce qu'on quiele le pays où ils vivent, pource qu'ils se sentent condamnez par ces exemple. îMais s'ils font mal, ce
n'est pas raison qu'ils absubjectissent les au I très à se conformer à eux , ne qu'ils facent de leur vice une loy. Entre ceux qui approuvent le bien et ne consentent point au mal, je prcns cela comme résolu que s'il est licite à ung homme chrestien de se retirer des ordures de la papaulté, qu'il pourra bien aussi et devra amener ung enfant qui luy sera iîay, pour l'offrir purement à Dieu et le faire baptiser sans nulle superstition. Or il a pieu à Dieu de vous priver de ce bien. Il sçait pourquoy. Tant y a qu'il vous a voulu humilier en cest endroict; mais ce n'est pas à dire pourtaot que le fâict soit à condamner, veu que vostre intention estoit saincte et louable.
Si quelqu'un^ réplicque que vostre enfant a esté privé du baptesme qui est le signe de salut, je respons que sa condition n'est point pire pour cela devant Dieu. Car combien que le baptesme scelle nostre adoption, toutesfois nous sommes en roi lés au registre de vie tant par la bonté gratuite de nostre Dieu , que par sa promesse qu'ainsi soit. En vertu de quoy nos enfans sont-ils saulvés, sinon pource qu'il est dict : Je suis le Dieu de la lignée! Mesmes sans cela ils ne seroient point capables d'eslre baptisés. Si leur salut est asseuré par la promesse, et que le fondement soit assez ferme de soy, il ne fault pas estimer que tous les enfans qui meurent sans baptesme périssent, car en voulant honorer le signe visible, on feroit grand injure et déshouneur à Dieu, desroguant à sa vérité, comme si nostre salut n'estoit pas bien appuyé sur sa simple promesse. Puis doncq qu'il n'y a eu de vostre costé nul mespris du sacrement, cela n'emporte nul préjudice au salut de vostre enfant, qu'il soit décédé devant que vous eussiez loisir et moien de le
faire baptiser. Ainsi il n'y a nulle cause de scanda Ile ù ceux qui he se vouldront point fascher sans propos. Ce que vous pouvez remonstrer à tous fidèles, affin qu'ils en soient appaisés. Sur quoy je feray fin, après m'estre affectueusement recommandé à vous et à vostre bonne partie, et aux prières de tous deux, comme aussi de ma part , je prie nostre bon Dieu vous avoir en sa saincte garde, vous fortifier par son Sainct-Esprit, et vous avancer de plus en plus en tout bien. Ce 6 de septembre
Vostre bumble frère ,
Jéhan Calvim.