‹ Lettres. Publiées (volume 2)Chapitre 105 sur 134 · CCCXXVII · texte numérisé non relu

CCCXXVII

À M. DE SILHON.

[Monsieur] , je vous envoyé le soiuiet que je vous ay promis, et bien qu'il ne me salisface pas entièrement, il vaut mieux l'envoyer imparfait que de le faire attendre davantage. Ma plus grande peine est l'expression forte de deux ou trois endroits que je siiisasseuré (jui ne plaira pas au commun , mais il faut servir à la matière et se résoudre à n'estre pas entendu du peuple, pourveu que je conserve la gravité que le sujet requiert, et que les honnestes gens n'y remarquent point de bassesse. Vostre jugement néantmoins sur tout, et, s'il n'est pas conforme au, mien, je vous demande en grâce de n'en donner copie à personne que je n'aye

' C'est dans le dernier vers du sonnet que Cliapeiain a consigné cel éloge indirect du duc de Longueville :

El l'Aigle alloit tomber sous mes faits inouis

Quand la Parque h mes an» vint des bornes prescrire.

Pour garder ce trophée aux armes de Louis.

' Celle lettre , moins la dernière plirase, a

eu l'honneur de vous voir. Vous le pourrés communiquer à M' d'Ouvrier que j'honnore et de qui le goust m'a toujours semblé fort exquis *.

De Paris, ce 20 aoust 1689.

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