CII.VPELAI.V. I
plus belle louange qu'il puisse jamais recevoir/^! * Ces dix lignes sont celles-ci (p. 809 de l'in-fol. ) : «Ce seroit ccluy-là , Monsieur, qu'il faudroit célébrer en quarante langues, et qui mérite le nom de héros que nous avons mis à si bon marché, et que de nostre grâce tant de gens portent indignement. Je ne parle point de ses premières merveilles, ni ne veux faire icy son histoire. Mais je vous demande si l'histoire mesme d'Alexandre a une plus belle année, que celle dans le cercle de laquelle il a gagné trois batailles, pris trois villes, et fait prisonniers trois généraux? Il a eu tort, néantmoins (mes Muses me l'ont révélé), de faire tant de choses en si peu de temps. Il est cause par là que la mort s'est équivoquée, et l'a creu beaucoup plus vieux qu'il n'estoit. Elle a pris les derniers quinze mois de sa vie pour une vie toute entière, parce qu'au lieu de compter le temps, elle a compté les victoires. T>
LETTRES DE JEAN CHAPELAIN
lieur du temps ou la négligence du sçavantazze Hulon, qui rend mal volontiers office à son parasite de frère.
Vos livres auront esté portes sans faute à Rome, car le paquet en fut rais par M' de I^a Brosse entre les mains du gouverneur des enfans de l'Ambassadeur exti'aordinaire, et recommandés chèrement. Le seigneur Jean Jacques cependant ne les avoit pas encore receus au mois de juin.
Je mettray la lettre addressanle à W de Bourzeys entre les mains de son frère ' quand il sera de retour de Liancourt. Traittés doucement le pauvre Rocolet, si vous ne voulés qu'il se pende. Je le voy horriblement mortifié de vos lettres. Flotte est à dix lieues d'icy depuis trois mois affligé de sa goutte d'yvrogne. Je luy ay fait escrire par Colletet et je n'en attens response que dans trois jours. Vous l'aurés au premier ordinaire. Je suis bien aise que le procès du Garo soit arrivé à bon port. Il vous donnera plaisir sans doute et je Tauray bien grand de voir le party que vous pi-endrés. J'iray voir M' Voilure à son retour de Liancourt pour voir ce qui se pourra faire touchant les vers de Du Vivier.
Je suis. Monsieur, vostre, etc.
De Paris, ce a8 aoiisl i63i,).
À M. GASSENDI