‹ Lettres. Publiées (volume 2)Chapitre 22 sur 134 · À CHAI.ONS · texte numérisé non relu

À CHAI.ONS

Monsieur \ vous reconnoistrés aisenienf par la confusion de mes paroles colle que ma apporté la louange dont il vous a pieu de m'honnorer, et je vous avoue que je ne fus jamais surpris daucune chose tant que de cette faveur. Car n'estant pas aveugle dans mes propres fautes et sachant que rien n'eschappe à la clarté' de vostre jugement, après vous avoir leu de-mes Vers, je devois plustot attendre de vous une censure qu"un éloge. Aussy ne faut-il pas que je me persuade, si je ne me veux flatter, que vostre sentiment soit celuy de vostre beau sonnet *, Comme c'est une excellente poésie, vous y avés usé du privilège des poètes qui donnent un corps à ce qui n'en a point. Vous ne m'y loués pas sans doute pour ce que vous m'estimes louable, mais peut estrc ne me jugeant pas incapable de le devenir, vous m'y Aùttes gouster la douceur de la louange afin de me donner envie de la

rechercher, et vous m'asseurés que je la mérite afin que je travaille à la mériter. Et cela mesme me tient lieu d'une obligation particulière, voyant qu'un si rare esprit que le vostre ne me conte pas entre ceux du commun , et que vous pi-enés le soin de m'encourager dans la longue carrière que j'ay entrepris.

Outre la gloire que je tire de vostre déclaration si favorable pour moy, elle sert encore à me confirmer eflicacement dans mon dessein , et à m'ostcr la crainte que l'envie ne dresse un jour ses machines contre môy. Je profite de vostre indulgence et continue désormais mon ouvrage en sem^eté que je me suis promis de vous et sous Ja protection à laquelle vostre bonté s'est engagée.

M°' le Duc de Longueville a vcu les beaux vers que vous m'avez donnés, les a admiré, et y a pris part comme à une chose qui le regarde. Pour moy j'y ay respondu plus le(s/c) parce qu'il le falloit pour éviter le blasme d'ingratitude, que parce qu'il fust à propos pour conserver l'opinion qu'on a prise de ma sullisance \ Mais je n'en rougiray point

' Le comte d'Etlan, ou d'Etclan, ou encore d'Eslelan, était Louis d'Espinay, abbé de Chartrice, fils de Timoloon d'Espinay, marécbal de Saint-Luc. Voir Vllistorietle que Tallemanl des Réaux consacre à la fois à Tun et à l'autre : Le Mareschal de Saint- Luc et le conte d'Ellan, son fih (f. IV, p. aH-a'iS), et le commentaire de M. P. Paris (p. a/iS-aSa).

- On trouve ce sonnet, sous ce titre : Le comte d'Etlan à la Pucelle, dans le recueil des Poésies le Cbapelain. J'en détache les six derniers vers, lont la flatletie plongea Cbapelain dans une si louce ivresse :

Mais enfin produisant un si rare escrivain

Qui (race tous les jours d'une sçavanle main

A l'honneur des Dunois une marque élcrneilc;

S'il prend en ses beaux vers le soin de te louer,

Gén^rcus? Pucelle, il le faut avouer,

El le [lu France] a plus fait pour toy que lu n'as fait pour elle.

Notons ici que le culle de la poésie semble avoir été longtemps héréditaire dans la famille d'Espinay, Le père du correspondant de Cbapelain, nous dit Tallemanl, rse mesloit d'escrire en vers et en prose, ;i cl le Dictionnaire de Moréri, à l'article François d'Espinay, dit le brave Saint-Luc, rappelle que le grand-père de l'abbé de Cbartrice composa, dans son gouvernement de Brounge, r divers discours militaires et des vers très ingénieux,): mentionnés par Sccvole de Sainte- Martbo en son éloge de cet accompli genlilbomme.

^ La réponse de Cbapelain, intitulée: La Pucelle à Monsieur le comte d'Etlan, sonnet, est dans le recueil des Poésies déjà tant de fois mentionné. Je n'en citerai que le dernier lercel.

Mais, ô fameux Ellan , si d'un laurier humain J'eusse peu souhaitler de me voir couronnée, C'eust esté seulement par ton illustre main.

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pourtant, et ne croiray pas que mes vers ne puissent passer quoy qu'ils soient infiniment au dessous des vostres, y ayant encore beaucouj) de degrés de me'rite au dessous de celuy que vous posséde's. Pour les condanner absolimient j'en attendray vostre décision , à laquelle je me remettray tousjours et en toutes choses, ne faisant pas moins de profession d'estre vostre disciple que je le fay d'estre, Monsieur, vostre, etc. De Paris, ce 19 janvier i635.

À M. DE BOISROBERT

Monsieur, je ne vous diray point avec quel respect et quelle joye je receus le commandement que Monseigneur me faisoit de travailler au dessein d'une comédie d'appa- ]'at dont il se veut divertir, puisque ce fust vous qui me le portastes. Vous le représenterés mieux que moy niesme , à qui le transport osta la meilleure partie du jugement. .le vous diray seidement que la hasle que j'ay eue de satisfaire à son de'sir et à mon devoir m'a fait malade et que je n'ay pas plustost eu exécuté ses ordres quil m'a fallu mettre au lict , pour me refaire du mal «pic je m'estois causé par une trop forte contention d'esprit. Et, à la vérité, il estoit bien diflicile que dans ie temps que vous me prescrivistes, une teste plus ferme que la mienne encore n'eust succombé au travail.

voulant le faire digne de celuy qui le commandoil '.

Quant à nioy, quoyque Monseigneur peut estre assés indulgent pour se contenter d'une médiocre production de nous et s'accorder bénignement à nostre foiblesse, je n'ay pas creu néanlmoins qu'il fust ni de sa dignité d'avouer une chose qui n'eust pas les conditions essentielles à sa nature, ni de mon courage d'en entreprendre une pour son service qui ne fust pas au comble de la perfection que je luy pourrois donner. Je n'ay mis des bornes à mes travaux, lorsqu'ils le regardent, que dans mon impuissance, et tant que je croiray estre capable de les pousser plus avant, je ne me donneray jamais de repos.

En cettuy cy dont fespèce est l'une des plus considérables de la poésie, et que les Anciens ont pris pour la morale des Peuples et le miroir de la vie humaine , j'ay tasché par un effort de l'Art de donner un essay de la parfaite comédie , en sorte que la sévérité des règles n'y ruinast point l'agréement, que l'invention et la disposition y fussent exquises et nouvelles , que le nœud et le desnouement en fussent nobles , que les moeurs et les passions y eussent leur place, et que le plaisir n'y servit que de passage au proffit et à l'instruction, et je l'ay fait avec ce soin principalement pour servir Monseigneur et le divertir de toute l'estendue de mon pouvoir, et ensuitte pour faire

' 11 s'agit ici de la Comédie des Tuileries, représentée pour la première fois à l'Arsenal, devant Anne d'Aulriclie, dans la soirée du li mars i635. Voir sur cette représentation, qui fut des plus brillantes, la Gazette du 10 mars i63.5, p. 128. Le rédacteur de la Gazette annonce que les vers en furent r composés par cinq fameux poêles, j) On sait que les cinq poètes employés habituellement par le Cardinal étaient Boisrobert, Guill. Collelel, Claude de l'Esloiie, Rotrou et ie grand Corneille. Chapelain avait été

chargé du plan de la pièce, pian que Boisrobert avait commencé à esquisser. Peliisson {Histoire de l' Académie française , t. I, p. 85) n'a pas été bien informé quand, après avoir dit qu'à la représentation des Tuileries, l'invention du sujet fut dans un prologue en prose attribué à Chapelain , il a ajouté que ce dernier n'avait fait que le réformer en quelques endroits. La présente lettre prouve que l'auteur de la Pucelle prit une part beaucoup plus considérable à la préparation de la Comédie des Tnileries.

LETTRES DE JEA^ CHAPELAIN

voir aux Italiens , qui pensent seuls posséder les sciences et les arts en leur pureté , et qui nous traittent de barbares, qu'encore y a-t-il quelqu'un en France qui peut ce quils peuvent, et qui sait profiter des inspirations que le grand génie de Monseigneur donne aux François pour exceller en toutes sortes darts.

Je n'a y pas voulu qu'une représentation comme celle-cy, qui doit servir de spectacle magnifique à toute la France , que chacun verroit que Monseigneur auroit ordonné, et dont il daigneroit faire son divertissement, peust estre accusée de désordre et de mauvaise conduitte. Je n'ay pas, dis-je, voulu qu'on ait peu dire avec raison que Monseigneur, remettant tous les arts en homiem*, et en laissant à la postérité tant de monumens publics, dans lesquels il entre en une si grande énudation avec les plus grands honunes de l'Antiquité, la seule poésie, laquelle il honore de sa protection particulière, demeurast sous luy dans la bassesse et le desreglement, et qu'en cela il cédast au moins à ces grands personnages qui lont fait flem'ir et lesquels il esgalle ou surpasse mesme en toutes autres choses. J'en eusse esté moins incommodé si je me fusse contenté d'une imagination moins commune et d'une disposition moins vraysemblabic, mais Monseigneur en eust eu moins de satisfaction et son nom en eust été moins glorifié.

Je ne me plains point de ce que cet eflbrt m'a fait soulfrir pourveu qu'il soit heureux et qu'il mérite l'approbation de celuy pour qui seul je l'ay fait avec gayeté. Il sera do vostre prudence d'observer le temps le plus propre pour luy faire voir nostre ouvrage.

lequel j'appelle nostre puisque vous y avés la première part et que je n'ay que suyvi ce que vous avés commencé, comme Monseigneur le reconnoistra bien, s'il peut vous donner le loysir de luy lire la transcription que j'en ay faitte pour en recevoii' humblement ses corrections. Si vous estes aussi bon que de coustume, vous l'asseurerés tousjours de la violente passion désintéressée que j'ay pour son service et du contentement que j'aurois de lavoir tesmoigné par quelque effet bien signalé, etc.

Dn Paris, ce a '4 janvier i635.

À M. DE BOISROBERT

Monsieur, nous nous séparasmes trop prontement hier au soir pour me pouvoir assés expliquer avec vous du ravissement où me laissèrent les merveilles de la comédie de Monseigneur et les singulières faveurs que je recous de sa bonté devant, durant et après la représentation de celle excellente pièce '. Je me liendray ingrat envers luy tant que* je vous ave bien dit le ressentiment extrême que jay de ses grâces et que vous m'ayés aussi obligé de le luy faire savoir. Mais je me croiray encore plus larron de la gloire que son ouvrage mérite, tant qu'il nous défendra de l'en publier pour authour. J'ay honte en moy mesme lorsque je m'entends louer de son travail , cl me considère comme quelque chose de pis que ses ennemis de Flandre, lesquels diminuent bien tant qu'ils peuvent l'éclat de sa réputation, mais au moins ne s'attribuent pas les miracles qu'il a fait \ Ses jeux et ses

' Probablement, en février 1 63 5, il y eut devant les intimes une représen talion de la Comédie des Tuileiies , précëdanl de quelques jours la représentation solennelle du !i mars. C'est ce que nous appelons aujourd'hui la répélilioii générale.

* Tant que, c'est-à-dire yMs<jfM'à ce que.

^ Si Chapelain n'exajrère pas, le Cardinal serait donc plus qu'on ne le croit l'auteur do In Comédie des Tuileries.

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divertisseinens sont illustres, et la plus négligée de ses actions tire des louanges après soy, de sorte que, quand je consens que l'on m'en honnore, il me semble que je luy ravis en petit l'honneur d'avoir pris La Rochelle et sauve' Casai, car n'y ayant rien en luy que de louable, les larcins qu'on luy fait sont tousjours d'importance et ne jieuvent différer cjue du plus ou du moins.

Je sçay bien que le tort quil reçoit de moy en cette occasion ne luy est pas considérable, et que la richesse de son esprit estant immense , il peut bien en laisser perdre quelque partie sans qu'il y paroisse , ou en faire libéralité sans craindre de s'en appauvrir. Mais pour mon regard je ne puis appaiser les reproches que m'en fait ma conscience, et je pense continuellement que. faisant particidière profession de luy donner de justes louanges, il est eslrange qu'en celte rencontre, au lieu de luy en donner, je luy en oste.

Vous le ferés peut estre rire de mon scrupule et de mon inquiétude. Je vous auray néantmoins obligation si vous les luy tesmoignés aussi bien que mon zèle ardent à son service.

Vous aurés donc aujourd'huy la copie de ces règles de la comédie \ et je croy qu'il

suffira puisque vous ne parlés que de main, etc.

De Paris, ce [en blanc] février iG35.

À A>G011LESME.

Monsieur, quand je vous escrivis, ces jours passés, mon dessein n'estoit pas de vous obliger à m'escrire, mais seulement de vous empescher de croire que je n'eusse pas tousjours la mémoire de vous que je suis obligé. Il y a long temps que nous vivons en cette liberté de nous entretenir quand nous sommes en humeur de le faire , et de garder le silence , quand nos affaires nous tirent ailleurs. Je vous conjure que nous en usions tousjours ainsi et que nous supposions une amitié si bien fondée entre nous que désormais les lettres ni le silence n'adjoustent ni ne diminuent rien au contentement que nous attendons d'elle.

J'ay reçeu le choq de M. de Bullion dans les douze cent livres de rente qu'il m'a osté comme une vis mnjor que la puissance humaine tasche en vain d'éviter '. Je fay mon conte que la mer me les a engloutis ou que le feu du ciel me les a dévorés, et suis heiu-eux en une chose que cette violence n'a attaqué

' Règles écrites par Chopelain, probablement après cette conférence sur les pièces de théâtre dont parle i'abbé d'Olivet {Histoire de l'Académie française, t. II, p. i3o), conférence «où il montra en présence du Cardinal, qu'on devoit indispensablement obsen'er les trois fameuses unités, de temps, de lieu et d'action. 75 "Rien, ajoute l'abbé d'Olivet, ne surprit tant que cette doctrine; elle n'étoit pas seulement nouvelle pour le Cardinal ; elle l'étoit pour tous les poètes qu'il avoit à ses gages. Il donna dès lors une pleine autorité sur eux à M. Chapelain. 55 La copie dont Chapelain annonce l'envoi à Boisrobert devait être la Dissertation sur les poésies dramatiques ini\i-

diquée dans la liste des œuvres inédites de l'auteur de la Piicelle publiée par M. Rathery {Bulletin du Bibliophile de 1 8G3). On trouve, dans les Œuvres diverses de Chapelain (fonds français, n" 12867, fol. 1 1 ) une lettre Sur la nécessité des vingt-quatre heures pour les poèmes dramatiques, datée «de Paris, ce 29 novembre i63o." C'était probablement une ébauche de la dissertation de février i635.» - La facile résignation de Chapelain s'accorde peu, on en conviendra, avec la réputation d'avarice qui lui a été faite. Combien de ceux qui l'ont le plus accusé d'aimer l'argent avec excès n'auraient pas subi aussi philosophiquement une perte de 1,200 livres de rentes.

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que mes dehors et que je me trouve tousjours aussy riche dans ma propre estime que s'il ne m'avait rien retranché. C'est le fruit que je tire de mes précédentes méditations et je recomiois en cette occasion que la philosophie est un grand présersatif contre toute sorte de maux.

Je suis un peu chalouiilé du cas que vous tesmoignés de faire des vers de Y Aigle que je vous ay envoyé '. J'avois encore à donner ce tour de peigne à la princesse Julie et je croy hien que ce sera le dernier, de sorte que si vous espérés quelque chose de la Piicelle, je me vois tantost en estât de vous contenter. Il m'est honteux d'estre encore à veue du port et d'avoir si peu avancé dans mon voyage, mais je m'envay dèsployer tantost mes voiles et ra'engolfer ' à bon escient. Il me manque une aussi belle et aussi tranquille solitude que la vostre et , quand Dieu me lauroit donné, les obligations de faire ma court m'en arracheroient par force et interromproient mes plus douces contemplations.

Je vous diray un secret, quej'estois plus

riche quand je l'estois moins , et que je trouve que l'on fait tousjours un mauvais marché, quelque avantageux qu'il snit .

lorsqu'on couche de sa liberté. Et voyés si je suis déhcat et sensible en cette matière . car il n'y eust jamais de courtisan moins gesné que je le suis ni qui fust plus humainement traitté, et avec moins de contrainte. J'attends avec impatience l'édition de vos belles lettres^ et la harangue [que] vous me promettes pour l'assemblée *, de laquelle je vous diray qu'elle se rend tous les jours et de plus en plus honorable, s'accroissant de jour en jour de personnes de condition, en sorte que les aboyemens du vulgaire cessent et l'applaudissement en demeure général.

M. du Chastelet, M. l'abbé de Bourzé (sic). et M. Godeau ont desja parlé chacun près de trois quarts d'heure \ C'est à notre ami M. de Boisrobert à entretenir la compagnie à la première séance'. J'ay mesme sentiment que vous pour quelques uns des académiciens, mais ils y sont, et les choses ne sont plus en estât d'estre révoquées '. Lp

' Balzac avait écnt à son ami (lettre XXX VIII du livre XVII, te i" décemtjre i63i et non i636, comme, par une fatale obstination dans l'erreur, dont nous trouverons encore bien d'autres preuves, on l'a imprimé dans l'in-fol. de i665, p. 786) : «La princesse Julie est admirable, et vous la chantez admirablement. Mais j'ay grand peur qu'elle sera cause que vous ferez une infldélité à la Pucelie d'Orléans, et que la vivante vous fera oublier la morte. ..v

^ Engoulpher se trouve dans les Recherches italiennes et françaises ou dictionnaire , par Antoine Oudin. — Paris, A. deSommaviUe, i6ia,in-'4°. S'engolfer, engouljer, ou engoulpher est expliqué par : se mettre en mer, prendre le large, dans le Dictionnaire nautique de Jal.

' Les Lettres de M. de Balzac (seconde partie) ne parurent que Tannée suivante. (Paris, Pierre Rocolet, i636, 2 vol.in-8°.)

* Cette liaranguo promise ne fut jamais ilon-

née; Pellisson nous l'apprend en ces termes (t. I , p. 79) : «NL de Balzac se contenta d'envoyer à M. du Chastelet quelques ouvrages de sa façon , le priant de les lire à l'Académie et de les accompagner de quelques-unes de ses paroles, qui sufliroient , disoit-il, pour le tenir quitte envere elle, non seulement du remerciment, mais encore de la harangue qu'il lui devoit.*?

^ Vingt discours furent successivement prononcés dans l'Académie, le premier par du Chastelet, Sur l'éloquence française; le second par l'abbé de Bourzeys, Sur le dessein de l'Académie et sur le différent génie des langues: le troisième par Godeau, Contre l'éloquence. (Pellisson, Histoire de l'Académie, t. I, p. 7/4. Séances du 5, du 13 et du a 2 février iG35.)

* Le discours de Boisrobert (26 février) était intitulé : Pour la défense du théâtre.

' Balzac avait dit dans une lettre déj;'i citét; (3o novembre i63i): vie voudrois que quoi-

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temps purgera la compagnie, mais vous l'illustrere's tousjours et elle tirera plus de gloire de vous seul, que de honte de ceux qui y trouvent place indignement.

Vous aurés avec ce mot des mauvais fruits de nostre carnaval. Ce sont des vers pour M. le duc de Longueville, représentant au ballet du roy le président de Provins et un follet'. Ils ont esté précipités, vous en jugerés, et, s'ils le méritent, vous vous en divertirés.

Je suis, Monsieur, vostre, etc.

De Paris, ce 25 février i()35 -.

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