À ROUEN
Madame , lorsque vous me commandastes de vousescrire des nouvelles, je ne croy[ois] pas que la mauvaise fortune delà France nous en préparast de si désavantageuses. Lasuitte de nos malheurs a esté telle qu'il a semblé à tous les sages que nostre tour estoit venu de souffrir et que, par un jugement de Dieu particulier, ce temps avoit esté choisi pour l'expiation de nos offenses''. Nostre conseil a paru fra])pé de l'esprit d'estourdissement; nos gens de guerre se sont trouvés sans cou-
' En rapprochant cette lettre de la lettre XLVI, on voit que le séjour de Mainard à Rome, pendant ia durée fie l'ambassade du comte de Noailles, fut loin d'être, comme quelques-uns l'ont cru, un séjour continu; de même que Mainard était en France dans l'été de i 63i ,il y était dans le printemps de i636. L'ambassade du comte do Noailles finit au mois de juillet suivant; elle avait duré un peu plus de trois années.
- La Bulgaréide de François Bracciohni (né à
Pistoie le 26 novembre i56G, mort le 3i avril 166 5) parut en 1687, à Rome, en un vol. in-12, sous ce titre : La Bulgheria cotiverlita, poema eroico in XX canti.
^ Louise de Bourbon, première femme de Henri II d'Orléans, duc de Longueville.
'' Le 9 juillet le baron du Bec avait rendu la Capelle aux Espagnols, et le 2 5 du même mois M. de Saint-Léger leur avait rendu le Catelet. Le 1 Tj août le prince de Condé avait été obligé
Jl;
LETTRES DE JEAN CHAPELAIN
rage et tous les peuples ont lesmoigné tant de trouble et d'abattement qu'encore que les playes que nous avons receu soient grandes , il est certain ne'antmoins qu'il n'a tenu cp.i à nos ennemis qu'elles n'ayent esté mortelles.
Àlonseigneur le conte seul ', au milieu du principal danger, sans hommes, sans munitions, pressé d'un nombre inûni d'ennemis , dans une province contraire à elle niesme, n'a point désespéré du salut commun, et par sa constance et sa conduitte a fait que nous sommes encore en estât de nous remettre , si nous ne voulons pas nous abandonner entièrement.
Vous avés sceu, sans doute, ^L^dame, le détail de ce que je vous marque icy en gros , et je n'ay garde de penser estre des premiers à vous aimoncer la gloire de Monseigneur vostre frère. Aussi ne prétens-je que d'adjouster mon foible tesmoignage à la vérité que l'on vous a rapporté et vous asseurer, sur la foy de quarente personnes de qualité de mes amis et de la voix publique, cjue ce qu'il a si bien commencé continue tousjours et augmente mesme; qu'il est tousjours le père de son armée et les délices de la noblesse qui court à luy de toutes parts, qu'il est prince
pari'autborilé etparticulierparla courtoisie, qu'il fait tout ensemble le général, lemareschal de camp, le capitaine et le soldat, qu'il est à tout, qu'il veille à tout, enfin que par ses soins, sa bonté, sa libéralité, il est le lien de ses petites trouppes, lesquelles sans luy ne seroient plus , chacun ayant remarqué en cette occasion que ce n'est pas la considération du salut de la France qui les fait subsister, mais seulement l'extrême amour qu'il a sceu leur donner pour sa vertu.
Et, certes, quelque grande victoù'e qu'il obtienne sur l'Espagnol, lorsque les forces qu'on luy prépaie l'auront joint, je ne l'estimeray jamais plus dans sa prospérité que je fais dans cette rencontre malheureuse, où il a montré ce qu'il estoit et ce qu'en tout temps on en devoit attendre. M' de Trassy, qui la suyvi en toute cette atïaire'. et cpii ne fait que le quitter pour aller servit- Monseigneur^, vous informera particulièrement de toutes choses et vous obligera i» l'cscouter longtemps.
Je prie Dieu qu'il vous conserve, comme aussy .Monseigneur et Mademoiselle *.et sui?. Madame, vostre, etc.
De Paris, ce aG août iG3ti ^
de lever le siège de Dôie, après avoir perJii 3,000 hommes devant celte place, et par une fatale coïncidence, en ce même jour l'armée espagnole s'empara de la ville de Corbic. On sait ([uelle épouvante ce dernier événement jeta dans Paris. Voir surlout, à ce sujet, les Mémoiirs de Montglat (t. 1, p. ih'i).
' Louis de Bourbon, comte de Soissons, était aloi-s âgé de Irenle-deux ans. Ce que Chapelain va dire de lui mérite d'être cité par tous ceux qui s'occuperont désormais de la biographie de ce prince.
- Nous retrouvons, en 16 '4 7, M. deTrassi. ou plutôt de Tracy, commissaire général dans l'armée d'Allemagne et maréchal de camp. Voir sur Pierre de Pellevc, baron do Tracy, une note de M. C. ^Moreau dans .son édition des Mémoires 'le Tavanms e( de BaJthazar (i858,p. 355).
' C'est-à-dire le duc de Longueviile. M. de Tracy resta toujours attaché à la maison de Longueviile , et Conrart a même prétendu ( Mémoires, à l'année i(35o) qu'il aima trop la bello Anne-Gene^^ève de Bourbon, seconde femme de Henri II d'Orléans.
' .Marie d'Orléans, fille de Henri d'Orléans et de sa première femme, fut d'abord connue sous le nom de M'" de Longue\-ille ; elle devint, en 1G57, duchesse de Nemours. Au moment où Chapelain faisait des vœux pour sa santé, elle était âgée de onze ans.
'•" Je n'ai pas reproduit un post-scriplum d'une quinzaine de lignes relatif à des affaires de la maison de Longueviile, et qui n'aurait intéressé personne. Le même jour (f i/i5) Chapelain écrivait au duc de Longueviile : «Tant de places
LETTRES DE JEAN CHAPELAIN
À M. DE BALZAC
À BALZAC
Monsieur, je croy avoir veu vostre cœur dans vostre lettre et parmi une excessive courtoisie je n'y ay pas pense' voir une sillabe de compliment. Vous compatisse's si cordialement au mal que la disposition présente de nos affaires me cause que j'en suis à demy consolé, et certes il faudroit que la douleur fust bien sauvage et bien desraisonnable, que des paroles si tendres que les
voslres n'adoucissent et ne fissent supporter. Que plust à Dieu que ce qui m'a esbranlé n'eust la force que dans ma foiblesse, et qu'un jour vous eussie's droit de me reprocher que j'avois eu peur de mon ombre!
Mais ou toute la politique est fausse, ou j'ay eu raison de paroistre estonne', et quelque jour, si nous nous voyons, j'espère vous en faire tondjer d'accord, sans avoir besoin d'éloquence.
Au reste , le malheur qui a esté sur le point d'arriver ' ouest passé, ou du moins différé. La division des ennemis , le bonheur du Rov,
prises, tant de païs occupé, non par la valeur des ennemis, mais par la iasclietédes noslres,es(oient des choses qui ne vous pouvoient qu'affliger extrémenient, et que j'aymois niieulx que vousapprissiésd'un autre. Mainlenant, quoiqu'il semble que l'effort des Espagnols s'allentisse et que nous nous mettions tous les jours de plus en plus en estât de leur re'sister, je ne vous escris pourtant. Monseigneur, pour vous resjouir de nos bons succès, puisque la levée du .siège de Dôie et la prise de Vcrdun-sur-Saône ne sont pas des avantures fort heureuses pour nous, non plus que celles de Picardie, mais pour vous dire que vous estes regardé par tous les gens de bien affligés de nos désordres comme le secours le plus puissant que le royaume attende en cette occasion. On n'espère qu'aux Iroiqjpes que doit fournir la Normandie et la nécessité que l'on en a ouvre les yeia à tout le monde et fait connoislre combien la France est heureuse d'y avoir pour gouverneur un prince comme vous si intéressé au bien de i'Estat , si affectionné au service du Roy et si adoré dans cette province... L'opinion commune est que la flotte a ordre de descendre en Sicile et de combattre celle d'Espagne, si elle veut l'en empescher. Le dessein est bien aussi malaisé à exécuter que celui de Dôle, nous en attendrons ie succès, et s'il est mauvais, nous le supporterons d'autant plus facilement que nous sommes desjà accoustumés à recevoir des rebuffades de la fortune. i Le i"' septembre (f 147) Chapelain s'adressait ainsi à M. Goffridi, secrétaire de M. le duc de Parme,
à Plaisance : «Vostre vertu n'est pas de celles qu'on tienne douteuses , elle a les suffrages de la France et de l'Italie, et ces deux belles parties de l'Europe estant la règle de toutes les aulres, on peut dire que toute l'Europe applaudit.;) Chapelain , après avoir pressé son correspondant de publier le plus tôt possible un ouvrage depbilologie que cet érudit avait depuis longtemps entrepris, l'entretient de la Pucelle: «Quant à ce qui regarde ma Pucelle, je vous diray qu'à peine estelle esclose, à peine a-t-elle rien de formé. Elle a la crainte des filles, l'inexpérience de l'âge et les imperfections du sexe , si bien qu'à moins d'une douzaine d'années pour s'enhardir et se façonner, elle ne se tiendra pas digne de paroistre , je ne dis pas devant un si grand prince et si habile que le vostre, mais devant le moindre des hommes. Vous seul serés excepté de ce nombre, si vous la voulés honorer de vostre censure, et lorsque je l'auray deschargée de ce qui offenseroit mesme les .grossiers, je veux espérer que vous ne me refuserés pas trois coups de vostre lime pour y oster ce qui pourroit blesser les déhcals. M. de Tracy est maintenant sur nostre frontière de Picardie entre les plus passionnés contre l'ennemy de nostre liberté. Je luy donneray avis de vostre souvenir et le resjouiray de cette bonne nouvelle. 'i ' Il s'agissait, romme on va le voir, de la marche des Impériaux sur Paris, marche que beaucoup de Parisiens regardèrent comme inévitable, dès que l'on eut reçu la foudroyante nouvelle de la prise de Corbie.
LETTRES DE JEAN CHAPELAIN
la prudence (Je M. le Cardinal et la contribution volontaire des villes et du plat pais , mais plus que tout cela la Providence divine ont empesché pour cette heure le coup horrible qui dans la ruine de Paris altiroit ensuite celle de TEstat. Nous verrons si Dieu nous fera dignes de la mesme grâce pour l'avenir, et s'il luy plaira de destourner le second orage que l'Allemagne nous prépare. La seule paix nous peut sauver et c'est luy seul qui nous la peut donner. Cependant , il nous faut affermir l'esprit contre tout ce qui nous peut venir de sinistre et estudier la misère et la mort de si bonne heure que nous les recevions, s'il le faut, en gens de cœur et de raison. Et vous m'en croirés, s'il vousplaist, qu'il y a longtemps que je suis près (sic) de ce costë la , et que ni l'une ni l'autre de ces deux grandes espreuves ne me trouveront lasche ni abbatu '.
Une seule chose me donne peine, sans que j'aye peu encore en surmonter la difficultë. Je ne suis pas guéri de la folie de pouvoir réussir dans cet ouvrage que j"ay entrepris. Il me semble qu'il y va de mon honneur si je ne l'achève pas, et je vous avoue que j'auray tousjours quelque attachement à la vie tant que j'en sois désabusé. Vous fériés une action bien digne de vous et bien utile pour mon repos si vous me persuadiés puissamment que je suis pré-
somptueux dans ce dessein et que je cherche de la honte par un chemin bien laborieux. Arrachés moy cette mai*otte et je vous promets de vous monstrer dans le reste assés de fermeté pour ne vous pas laisser du regret de m'avoir voulu du bien. Je puis estre aussi bien martir de ma patrie, comme j'ay fait profession de l'estre pour mes amis, et rendray de bon cœur pour son salut le sang et la vie que j'ay eu d'elle. Tout cecy demeurera entre nous pour ne pas inquietter ceux qui ont le bonheur de ne pas prévoir les choses et qui ne sentent leurs maux que quand ils sont arrivés.
Quant à ma sortie de Paris, je ne suis pas bien résolu de le faire, et le cas mesme arrivant qu'il me fallut prendre ce parti, je ne say si la despendance que j'ay des Princes que vous savés ne m'obligeroit point à chercher l'abry sous eux et dedans les places oii ils senties maistres. Mais, quoyque cela se fasse, je me souviendray toute ma vie, et d'un souvenir reconnoissant,que vous m'avés offert im azile assés délicieux pour estre aisément accepté par un misérable. Et dès à présent je liens la faveur pour receue en vous protestant que si je n'en puis pas user, ce sera avec regret, et qu'en quelque endroit que ma fortune me porte, je seray lousjours de l'esprit et de la volonté chés vous et auprès de vous ". Jauray joye d'apprendre de
' Paroles qui dans leur noble simplicité font penser aux beaux vers d'Horace :
Jusliim ac tenacem propositi virum , etc.
Nous aurons plus d'une fois l'occasion de remarquer, à rhonneur de ce Chapelain tant et tant bafoué, qu'il y avait tout à la fois en lui grande force de caractère et grande tendresse de cœur.
* Ces gracieuses paroles étaient bien méritées par l'invitation si délicate de Balzac, invitation que voici (lettre XXIII du livre XVII, p. 788 de l'in-P) : r Monsieur, Hannibal est donc aux portes depuis le passage de la rivière de Somme par
l'ennemi. Vostre lettre m'a communiqué vos peines, et je ne puis gousier mon repos, sçacliant que vous estes dans le trouble. Si le mal passe plus avant, je ne doute point que vous n'ayez des asyles à choisir. Le lieu qui recevra vos muses errantes, se glorifiera à jamais de cet honneur. Il sera un jour renommé par la retraite de ces illustres boslesses. Mais souvenez-vous qu'en ce cas là, vous ne pouvez obliger un autre que moy, sans me faire tort; et que s'il y a un rayon de paix au deçà de la rivière de Loire, vous le trouverez plus beau en nostre village que chez nos
LETTRES DE JEAN CHAPELAIN
temps en temps de vos nouvelles, et demeure, Monsieur, vostre, etc.
De Paris, ee 7 septembre iG3G '.
A M. DE BALZAC
À BALZAC
Monsieur, ne me croy<^s jamais Thomme sincère que vous ni'avés veu jusqu'icy, si jamais proposition m'a esté plus agréable que celle d'aller passer la mauvaise influence qui règne sur nous dans un si beau désert que celuy que vous m'offriés par vos précédentes. Et si j'avois deu faire scrupule de l'accepter, ce n'auroit point esté de peur de vous embarrasser, estant très persuade que l'offre ne pouvoit estre plus cordialle, mais seulement de gouster trop de délices lorsque mon pais souffre tant de misères et de calamités.
Cette raison néantmoins n'a point esté celle qui m'a empesché de me faire un si
grand bien à moy mesme, mais une autre que je vous ay mandée et que je puis appeller d'Estat pour mon particulier, soit pour servir ces personnes illustres que vous savés, si j'en suis capable, soit pour ne leur pas tesmoigner que je ne les estime assés puissans pour me conserver. J'avois dès auparavant que d'avoir receu vostre lettre pris la résolution de me ranger de ce costé la, si le mal eust pressé et que les chemins eussent esté libres. Mais maintenant les choses ont changé de face, car, outre que le péril est moins pressant", l'arrivée de M'"" la duchesse de Longueville à Paris me détermine à n'en point partir ou à n'en partir qu'avec elle.
Au reste, si vous avés remarqué dans mes lettres quelque inquiétude pour le danger que je courrois icy, asseurés vous qu'elle a esté inlhiiment moindre que si vos affaires vous y eussent retenu jusqu'à cette heure, car estant engagé dans nostre malheur, j'eusse esté en danger de me voir perdre
\oisins. Je vous conjure donc de tout mon cœur de me vouloir accorder la grâce que je vous demande, et de venir prendre possession au plustôl d'une fort petite seigneurie. Pour le moins, la Pucelle y sera en toute liberté et maislresse absolue de la maison. Je suis prest de partir pour aller au devant de vous jusques à Tours, si vous n'aimez mieux que je vous envoyé le seigneur Totila, avec mon carrosse, afm d'eslre moins embarrassé. .. ?> Voir {ibid., f 73/i, leltre XXIV du livre XVII) la réponse à la présente lettre de Chapelain. Balzac y dit qu'il n'est point de sceptre qu'il estime plus que la marotte de Chapelain.
' Cinq jours avant Chapelain écrivait {t l'iH) à M. de la Lano, à l'armée de Picardie : ffJ'ay receu vostre paquet, si bien que voslre belle et judicieuse Relation de la partie de Praslin n'a servi qu'à me justifier, en ce particulier, la bonne foy de la Gazette. . . Pour le particulier de M. de Flamarens, je ne voy pas pourquoy il doive nourrir
un si grand chagrin que vous me dittes, puisqu'il voit lousjours sa maistresse de la pensée et qu'il se peut asseurer qu'elle ne pense point à luy que favorablement. Le jour qu'ils se séparèrent d'ensemble, un coin de roche emporta la portière où elle estoit avec M"" vostre sœur, et peu s'en falfut qu'elle ne rompît la jambe à cette belle fille. Expliqués celle aventure en faveur de M. de Flaraarens et tirés une conséquence de cet accident, que le ciel, voulant l'union decesdeux personnes, il ne pouvoit arriver que malheur si jamais elles se séparoient.51 Le même jour (1"' septembre) Chapelain (P 1/49) entretient un correspondant anonyme — peut-èlre M. de Flamarens — de M. de la Lane et de la belle fille de la précédente lettre ; il lui dit : c. Non seulement je me suis souvenu de vous, mais encore. . . j'en ay fait souvenir la personne que vous préférés à la conqueste de Flandres. »
^ On avait cessé, le 27 août, de faire la garde aux portes de Paris.
LETTRES DE JEAN CHAPELAIIv
tout entier, au lieu qu'estant éloigné par un si grand espace de lorage qui nous raenaçoit , je poiurois dire estre en seureté par la meilleure partie de nioy mesme.
Quant à l'avis que vous me donnés de ne l)oint désespérer de ma Rustique , j'ay peur que ce ne soit pas un effet de vostre raison. mais seulement de vostre amitié , et crains bien qu'un jour vous ne vous repenties de mavoir confirmé dans ma folie, et que, quand cette Pucelle sera grande, vous ne désavouiés le favorable jugement que vous en avés fait au berceau. Je ne l'exposeray donc ])oint, ne festoufferay, puisque vous la jugés digne de vivre, et employeray la vie qui me reste à feslever. que je pouri'ois bien plus justement employer à vous rendre .-ervice. Je ne vous responds pas alin de vous obliger à répliquer, mais pour me satisfaire raoy mesme , et demeurer dans mes maximes de n'avoir jamais le dernier en matière d'espreuve d'amitié.
Vous aurés avec celle cy un paquet de M. de Saint- Chartres', et une lettre de M. Esprit", qui vous croyent aux bains et le croiront tant que vous voudrés.
Je suis, Monsieur, vostre, etc.
De Paris, ce 20 septembre iG36'.
À M. DE MO>TAUZIER,