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A M"^ LA DUCHESSE DE LOAGUEVILLE

À roi:en '.

Madame, V. A. ne se tiendra point, s'il vous plaist, pour interrompue dans ses exercices de piélé ' si je luy losmoigne en peu de paroles la consolation que m'a apportée l'honneiu' que j'ay eu de voir et de saluer M^" ses enfans \ après une si ardente passion de leur rendre mes devoirs avant que de mourir. Dieu soit loué. Madame, qu'il vous les ait conservés si sains, si bien faits, si spirituels et de si belle espérance, et qu'il soit aussi loué de raffermissemenl de vostre auguste maison par les choses avantageuses qui se sont passées icy en leurs personnes au voyage que M^' leur a fait faire à la Cour ' !

Il ne reste plus rien à désirer pour vostre satislaction que la conclusion de cette paix dont on parle tant et qui rendra à vos vœux M^' vostre frère que le malheur de l'Estat en a séparé depuis si long temps \ Je vous souhailte cette satisfaction, Madame, et j'espère que le ciel l'accordera à vos prières et à celles de tous les gens de bien. J'y joins les miennes très zélées et demeure à mon ordinaire avec un profond respect. Madame, vostre, etc.

De Paris, ce 9 avril iGûg.

' La duchesse de Longiieville (Anne-Geneviève de Bourljon) était alors âgée de quarante ans moins quatre mois.

2 On sait que l'ardente piété de M'"° de Longiieville se manifesta après les troubles de la P" ronde (i653).

' Chap.'Iain a déjà parlé de ces enfants, Jean-

LonisCharies, qui fut connu sous le nom d'abbé d'Orléans, et Charles-Paris, le héros du passago du Rhin.

* Loret n'a pas mentionné, dans sa .Wi/ie hislurique, la présentation à la cour des deux frères de sa protectrice, la duchesse de Nemours.

5 La paix des Pj rénées (7 janvier lOôg) allait

LETTRES DE JEAN CHAPELAIN

A M. NICOLAS HEmSIUS,

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