‹ Lettres. PubliéesChapitre 181 sur 309 · MARSEILLE · texte numérisé non relu

MARSEILLE

Monsieur, outre vostre paquet de Toulon qui mapprist vostre arrivée en France après une si longue pérégrination, j'ay receu encore avis de Mai-seille que vous vous y estie's rendu , ce qui m'a ravi , supposant que c'estoit en santë. Vous voila à la joye de vostre cœur, entre les bras de vostre généreux ami", qui, par ses ofiices, a mérité de vous que vous le missiés à la teste de tous les autres. Qu'il joiiisse pourtant de vostre conversation de telle sorte que nous n'en soyons pas entièrement privés. Car bien que nous n'ayons pas eu le bonheur de vous tesmoigner nostre zèle aussi utilement que luy, nous n'en avons pas néantmoins manqué pour vous; et quand il vous aura donné

' Le i5 du même mois. Chapelain s'excuse (P 100), auprès de M. de Gauflecourl, secrétaire de la duchesse de Longue>-ille, d'être obligé de garder la chambre et de ne pouvoir rendre ses respects à la princesse. Il parle de son r inséparable attache aux interesls de sa maison et de sa personne??, ajoutant, au sujet de Téloignement de la duchesse qui était alors en province : rJe me trouve plus esseulé que si j'avois l'honneur d'en estre plus proche.?' Le 29 du même mois , Chapelain se plaint à l'abbé Marucelli (f° 101 v°) de Viviani, de sa négligence, de son ingratitude : ffJe ne puis pour moy comprendre comment cela se peut accorder avec la qualité de genldhomme et d'homme d'honneur qu'il est, ni quelle légitime excuse il peut avoir

congé de nous venir revoir, vous n'en aurés lame guère moins satisfaitte.

Il vous aura remis un billet que je luy envoyay pour vous, sur l'assurance qu'on nous donna de Coostanlinople que vous en estiés parti en bonne disposition. Le billet et la lettre qui vous est venixe de Ligourne, ne m'ont guère laissé de choses à vous dire dans celuy-cy.

Vous sçaurés seulement que quand j'ay supposé que vostre long et agréable service auprès du Mogol vous auroit esté utile, ça esté parce que vous le méritiés et que jay bien pluslost creu qu'il ne vous laisseroit pas aller de sa Cour que de croire qu'il vous en laissast aller les mains vuides. Vous nous expliquerés, quand vous voudrés. ce que ces 10,000 roupies mogoliennes* font de nostre monnoye, et ces diamants que vous faites monter à cette somme seront de l'argent contant à Paris.

Quand aussi je vous ay creu docte, j'ay creu le pouvoir en conscience, non pas à la vérité de cette doctrine pédantesque qui consiste en dinnations. conjectures et restitutions de passages obscurs ou corrompus, laquelle a fait une secte critique qui fait maintenant toute l'occupation des lettres

de manquer ainsi de parole à un grand Roy, à un grand ministre, à un cordial amy comme vous luy estes et à un serviteur non tout à fait inutile comme je luy suis... M' Viviani nous prend-il pour des grues et nous croit-il si aveugles que de ne voir pas ce qui crève les yeux de moins clairs voyans {tic)^v

- Imprimée dans la brochure de M. de Lcns (p. il et !i-2).

^ M. de Merveilles, le gentilhomme de Marseille dont il a été si souvent question en ce volume.

* C'était, remanjue M. de Lens, une valeur, en monnaie de France, de i5,ooo francs, d'après une évaluation tirée des mémoires mêmes de Dernier.

LETTRES DE JEAN CHAPELAIN

humaines; mais de la solide doctrine qui exerce le jugement sur les mœurs, la politique et la nature : en un mot de cette philosophie qui n est point de collège et qui est digne d'un esprit bien fait, ne se proposant pour objet que Tutililé publique. Voslre institution, sous le macarite Gassendi, vos voyages dans les trois pai-ties du monde, les grandes cours où vous ave's passé tant d'années et les grandes fortunes que vous avés couriies, vous ont donné moyen d'acquérir cette sorte de doctrine avec avantage; et quoy que vous puissiés dire, je ne m'en dédiray point.

La relation que vous m'aviés destinée dès Tadouan est une des plus cuiieuses et des plus exactes que j'aye jamais veiies. Je l'ay communiquée à M' de La Mothe le Vayer qui l'a infiniment louée. Je vais travailler à la faire passer jusqu'à M"" Golbert, pour le disposer à désirer vous voir lorsque vous serés ici, et ensuite à vous présenter au Roy, puisque vous en avés envie. A vostre arrivée , je ne désespère pas que vous ne Irouviés ma négociation bien avancée.

M' Chapelle s'est remis de son mal déploré par l'usage du lait pour toute nourriture et pour toute boisson pendant quatre mois ; et il faisoit estai de le continuer jusqu'à Noël, lorsqu'il vint me dire adieu pour Touraine, on il est encore. Je vous attens bien devant cela et suis, Monsieur, vostre, etc.

De Paris, ce sxv septembre 1669.

CGCGXXXII.

À M. OTTAVIO FERRARI

PREMIER PnOFESSECB BU ÉLOQIENCE À tUCAnÉMIE DB EaDOIB , À PADODE.

Monsieur, vous in'avés donné plusieurs

excellentes nouvelles ensemble par vostre response du i5 septembre, dont la principalle et celle que je souhaittois le [)lus est la confirmation de vostre santé. Dieu vous la veuille conserver pour le bien public, pour vostre propre gloire et pour ma joye particulière! Je n'en ay pas eu aussi une médiocre en apprenant que la défense de voslre ouvrage De re vcstiaria contre les attaques du Flamand Rubens escrivant sur le mesme sujet, estoit achevée et que la presse rouloit pour sa publication. Elle ne paroistra sans doute qu'à la grande confusion de ce critique, et le monde profitera de sa malignité par les lumières qu'il vous aura olïligé de respandre encore sur cette obscure matière , dont par avance je vous remercie au nom de tous les curieux.

Que si cet avis m'a plu, jugés combien m'a deu estre agréable celuy de la résolulion où vous estes de vous appliquer ensuite à l'accomplissement de vostre liviitté des lampes sépulchrales , y prenant l'interest que vous voulés que j'y prenne, sans que je l'ay mérité, mais moins j'en suis digne, plus vous en seray-je redevable et plus vif eu sera mon ressentiment.

Je croy qu'après cela vous ne scauriés rien entreprendre de plus glorieux pour vous ni où vous puissiés mieux desployer la profondeur de vostre politique et la majesté de vostre stile, que la continuation de vostre histoire, cette sorte de travail estant le plus grave, le plus sublime et le plus profitable à la société d'entre tous ceux qui demandent pour le bien manier une plume accréditée. Les secours principaux que vous devés rechercher pour cela sont les relations des Ambassadeurs qui ne sont pas si secrettes qu'elles ne soient la plus part veniies jusques à nous , les Mémoires de l'Abbate Siri ' , ceux

' Chapelain voul parler du Mei-curio de Vittorio Siri, car les Memme recondite de cet histo-

rien ne parurent que de 1676 à 1679 (8 vol in-Zi").

LETTRES DE JEAN CHAPELAIN

de Montresor ', de la Rochefoucaiilt" et autres recueillis et imprime's en Hollande et défendus en France, ia Vie du cardinal de Richelieu, les dernières pièces du Gualdo touchant nos troubles qu'on ne doute point qui ne hiy ayent esté fournies par le cardinal Mazarin, le tout tempéré par l'équité et la discrétion d'un juge libre de passion tel que vous estes. Je ne perdray point d'occasion de vous envoyer THistoire de la prison et de la liberté des princes. Il y a plus d'un an que la latine de la Régence composée par le médecin de Modeni [s/cpour Mondovi]^ est en cette Cour. Elle est bien intentionnée pour la royauté, mais il n'y a aucune extraordinaii'e beauté et le slile ne ressemble pas au vostre. Il m'a passé par les mains un gros in-fi" latin d'un religieux italien tiaitlant par livres séparés des [ ] de ce siècle. Il ne vous seroit peut eslre pas inutille pour vostre dessein, mais vous serés beaucoup plus aidé par l'histoire italienne de vostre clarissime Nani ^ qui est fort estimée en ces quartiers.

L'aulheur françois des Origines italiennes ' en a fait tirer peu et les vend fort cher, à ce qu'on m'a dit. Il y en a quelques exemplaires à Florence et vous les pourries voir par cette voye là pour peu que vous y ayés de scavans amis.

J'ay fait vos baise-mains à M' Carcavi qui vous les rend par moy au centuple. M' l'abbé Seguin les recevra à son retour de sa maison

des champs, où les vendanges l'ont attiré. Ce que je vous puis dire de l'un et de l'autre est qu'après moy, personne ne vous estime ni honnore plus qu'eux. Je ne sçay point encore si ^V Du Plessis Le Goux a encore peu pj-esenter le panégyrique a W d'Ambrun, maintenant de Metz où il est allé prendre possession de sa (hgnité nouvelle. Je le sçauray au premier jour et vous le manderay.

Au reste, par vostre acquiescement si plein à mes derniers raisonnemens sur la matière des épisodes, j'appréhende qu'il n'y ait plus de complaisance que de vérité, comme venant d'un ami qui ne veut pas mortifier le sien en condanuant ce qu'il s'imagine qui luy passe pour irrépréhensible. Du moins vous pui&-je assurer que, quelques douces que soient vos loiianges, vos reprehensions me l'auroient esté encore davantage parce que les unes me peuvent confirmer dans mes fautes et que les autres m'en peuvent retirer.

Je suis, Monsieur, avec beaucoup de passion et de sincérité, vostre, etc.

De Paris, ce ii' octobre 1O69.

CCCCXXXIII.

À H. HEINSILS,

RÉSIOCM DE nOLLlNUE EN SUÈDS , À STOKUOLU.

Monsieur, je ne respons pas aujourd'huy

1 Les mémoires de Claude de Bourdeille, comte de Montrésor, mort en juillet iG63, parurenl d'abord sous le voile He l'anonyine dans le Becueil de plusicun pièce» servant à l'histoire modei-iic (ia Haye, i663). La première édition que publia Foppeus est de i66i (Cologne, cliez Jean Sambix le jeune, petit in-12). La seconde édition de Foppens est de i665 (a vol. petit in-ia).

* L'édition originale des Mémoires du duc François VI de la Rochefoucauld (mort le 17 mars 1680) est de Bruxelles (avec la fausse

indication Cologne), chez Pierre Van Dyck, pseudonyme de Fr. Foppens (1662, petit in-ia). 11 n'y a pas moins de quatre éditions dilTérenles sous celle même date. Voir sur ces quatre éditions, et sur les éditions qui suivirent en i6G3, i66i, i665 et 1669, Les Elzecirs de M. Alpb. Willems (p. 536-538).

^ Il s'agit là de Viliotto.

' >ious avons déjà rencontré dans le présent volume le nom de cet excellent historien.

^ Ménage, auquel Chapelain ne manque jamais de donner un coup de griffe.

LETTRES DE JEAN CHAPELAIN

à vos lettres parce que je n'en ay point receu depuis celle du 3' juillet à lacpielle je satisfis amplement le i" aoust, quoyque le voyage alFreux que vous allie's entreprendre me donnast lieu de croire que je le faisois en vain et que mon paquet iroit malais(^ment jusqu'à Moschou, ou que, s'il y arrivoit, ce ne fut qu'après que vous n'y sériés plus. Je ne vous escris pas aussi pour avoir rien de nouveau à vous mander ni de vos affaires de deçà ni des curiosités littéraires, que je ne sçay jamais guère que des derniers et dont mesme plusieurs m'eschappent , mon infirmité qui s'empire de plus en plus me tenant presque lousjours à la chambre et ne me permettant pas de me trouver aux réduits où semblables avis se débitent. Je me sers seulement de l'occasion de la despesche que vous fait M' Digot et j'y joins ce billet dans l'espérance qu'il fera plus seurement le voyage du Nort le plus reculé sous son enveloppe que si je le hazardois tout seul à la discrétion des courriers ordinaires. Il est très informé de tout ce que vous pouvés désirer de cette nature de choses et il n'a garde de vous en laisser rien ignorer, sachant combien elles sont de vostre goust et le gré que vous continuerés de luy sçavoir de ses ddigencos. C'est pourquoyje m'en remets à luy sans scrupide et sans jalousie. Il est désormais conmie habitué en Normandie avec un sien frère ecclésiastique; il y avance ses travaux autant que le souffre sa fluxion, laquelle les interrompt souvent et l'oblige à chercher partout du soulagement. Il les a quités depuis trois semaines pour en aller

consulter vers Chartres M' Gendron , le plus habile chirurgien de ceux qui travaillèrent au cancer de la Reyne mère \ dont il remporta une bonne abbaye, et, en s'en retournant, il a voulu passer par Paris d'oii il vous escrit. Pendant le séjour qu'il y a fait, il y raffraischit ses habitudes et on luy a promis de l'informer de toutes les nouvelles du Parnasse, comme s'il estoit présent icy, de sorte qu'il vous les communiquera avec la mesme facilité que quand il passoit sa vie au cloislre Nostre-Dame. Cet abbé chirurgien ^ luy donne une formelle espérance de guérison , bien que la malignité de l'humeur qui le travaille luy ait desja percé le palais et carié l'os de la mâchoire, pourveu qu'il ne mesie point d'autres remèdes à ceux (pi'il luy a prescrits.

Le Prudence a esté certainement envoyé à M' Medon, mais il n'y a pas long temps, par un de ses cousins qu'il en avoit chargé et il attend h toute heure d'avoir l'avis qu'il luy aura esté rendu. Ce mesme M' Medon eut, il y a trois semaines, occasion de m'escrire sur la prière que M'' de Hericourt luy avoit failte de luy ménager ma connoissance et de me faire tenir une lettre par laquelle il m'avertissoit qu'il avoit enfin fait résoudre M' Paulet d'AIbi à repasser sa traduction de la Pucelle en vers latins et de la publier ensuite. Par sa mesme lettre il me demandoit ce que vous faisiés et me conjuroit de vous renouveller les assurances de son affection et de son estime. Je vous renouvelle aussi les miennes et suis, Monsieur, vostre, etc.

De Paris, ce xxiii octobre iQQç)'.

' Voir les Mémoires de M"^ de Molleville, édition de M. Riaux (t. IV, p. 366).

^ D'après les Mémoires que je viens de citer, c'était «uii pauvre prêtre de village, qui pansoit les pauvres et qui avoit acquis de la répulalîou à ce charitable exercices. J'ai lu quelque part que Gendron était curé de Vanves.

CHAPELAIN. II

^ Le même jour. Chapelain entretient Graziani (P io5 v") du P. Bartoli wqui par la beauté du génie et la politesse de la prose n'a point de rivaux en Italie qui se puisse vanter d'avoir avantage sur lui. J'apprens qu'il a esté chargé de l'histoire de la Compagnie etqii'il y en a déjà deux volumes de mis au jour. J'apprendrois aussi vo-

LETTRES DE JEAN CHAPELAIN

CCCCXXXIV.

À M" LE DUC DE MOr^TAUZIER,

GODTERRECK DE M. LE DAUPHIN, À SAI.M-GERMAIS.

Monseigneur, dansla créance que le libraire Leonnard resoudroit avec vous l'affaire de la 2' partie des Supplémens de Freinshemius, je nourrissois ce traitté par M' Boeder avec la personne qui en estoit saisie et je le tenois en estât de s'achever à voslre contentement. Mais depuis n'ayant point eu là dessus de vos nouvelles il y a long temps je jugeay la chose eschoiiée et pour me dégager honnestement d'avec ces M", je leur manday que nos imprimeurs ne se vouloient aucunement charger des exemplaires restans de la première et quainsi il n'y avoit plus rien à faire de ce costé là . sinon d'envoyer icy le manuscrit de la i' par quelque très seure voye avec commission à nn homme affîdé de le hvrer à qui luy en payeroit cinq cent livres. Cette sèche déclaration que je pensois qui romproit le marche l'a fait conclurre, et M' Boeder m'escrivit par le dernier Cou-

rier que plustost que de souffrir se perdre un si excellent ouvrage , son ami ' acceptoit le parti des cinq cent livres et qu'il l'abandonnoit à ce prix là. Si vous persévères donc. Monseigneur, dans la volonté de les bailler pour en estre le maistre, c'est une chose faitte et vous n'aurés qu'à mettre à part cette somme et m'ordonner de faire venir ce manuscrit à vostre conte, et dans trois mois au plus tard vous l'aurés en vostre possession. J'attens sur cela vos comraandemens au plustost.

Le pauvre M' Conrart est à Atys et plus malade que de coustume, son rhumatisme estant accompagné de fièvre pour laquelle il a eu besoin d'envoyer quérir un chirurgien à Paris. Vous prenés trop dinterest en luy pour vous laisser ignorer cela. La peine que j'en ay. jointe à la continuation de mon mal , se console sur la bonne santé dont vous jouisses avec M"" la duchesse de Montauzier et M""' la comtesse de Crussol. Je prie Dieu qu'il vous la conserve et suis avec mon respect et ma passion ordinaire , Monseigneur, vostre, etc.

De Paris, ce xiiv octobre 16C9'.

iontiers s'il a réussi en ce genre comme dans celiiy de l'éloquence fleurie et s'il vaudroit la peine que je le fisse venir de delà les Monts. L'Orlandino, jésuite florentin, l'a commencée latine d'un slile fort {jravi; cl fort pur et celuy qui l'a suyvi n'a garde d'approclier de son mérite. ?i

' Nous voyons dans une lettre à Bœclerus, du 3 novembre 1669 (f° 108 v°), que cet ami s'appelait M. Holst.

- Le 37 octobre, Chapelain écrit à îîultcau (f° 107) : ffVous m'avés extrêmement resjouy de m'apprendrc ou pluslost de me confirmer la résolution qu'a faitte M"^ Ferrare [stc. Il s'agit là de Du Tôt Ferrari, conseiller au parlement de Rouen, et, comme nous le verrons bientôt, un des correspondants de notre auteur] de faire voir en françois celle histoire de la haute Ethiopie recueillie par un Jésuile Portugais. Ce sera un notable accroissement à la géographie africaine,

partie du monde assés obscure jusqu'icy. Je trouve très à propos de repasser tout ce qui en a esté escril sur ce sujet là par les anciens et par les modernes. Il ne faudra pas oublier Marmol, Fernando Alvarès imprimé par le Ramusio, Jean Lcon dans sa Description de l'Alfriquc, et moins que tous le géographe nubien qui ne servii-a pas peu à rectifier ou justiffier la relation de ce Jésuite. .\ la teste de la traduction il faudra mettre une préface pleine d'érudition qui face voir avec combien de soin et de capacité les personnes qui l'auront donnée se seront appliquées à la rendre véritable et agréable.-^ Le 3i octobre. Chapelain s'entretient en ces termesavec Vorstius (T 107 v") : rMon cabinet ne brille que de vos presens et ne devient curieux que par ce qu'ils ont de rare. Fraiscbement encore M' le baron de Blummendel m'a fait apporter vostre livre De Intinilate merito inspecta dont j'ay leu la meilleure partie avec

LETTRES DE JEAN CHAPELAIN

ccccxxxv.

À M. THEVENOT

Page 1