‹ Lettres. PubliéesChapitre 20 sur 309 · À LA ROCHE-BAC AN · texte numérisé non relu

À LA ROCHE-BAC AN

Monsieur, je m'eslois resjouy de vostre parfaitle guérison et avois donné cette nouvelle pour constante à nos amis commims, qui s'en estoient resjouis comme moy. Mais par ce que vous me mandés je voy qu'il y a

encore quelque cliose à faire et que vous sentes un grand abbatement de corps et moins de liberté dans les fonctions de vostre esprit , de sorte que ça esté par un effort extrême que vous aurés pris la peine de respondre à ma dernière lettre. Et je suis d'autant plus fasché de cet effort que vous vous estes fait, qu'elle ne désiroit point de response , estant elle-mesme une response à celle que vous m'aviés escritte, non point pour vous demander éclaircissement de rien, mais pour vous éclaircir vous-mesme sur la plainte que vous m'aviés faitte des tendres reproches de M' Conrart , dont je vous avois donné avis par ma première response. Ni îuy ni moy, Monsieur, ne chicanons point avec nos amis, et ne pointillons * point sur ce que nous croyons qu'ils nous doivent. Nous nous conteiîtons de le sçavoir et lorsqu'ils ne trouvent pas à propos d'en user comme nous nous y sommes attendus, nous le remarquons et profilons de cette lumière pour régler nostre amitié par la leur, sans jamais commencer les premiers à changer de procédé et à nous renfermer dans des bornes plus estroittes. Nous considérons tousjours les interests de nos amis plustosl que les nostres autant que l'honneur et l'équité nous le permet-

' La paix des Pyrénées (7 novembre lôSg).

= Marie -Thérèse d'Autriche, fille de Phihppe IV, roi d'Espagne , et d'Éiisabetli de France , naquit à i'Escurial le 10 septembre i638, fut mariée à Louis XIV le y juin 1660, à Bayonne, ot mourut à Versailles le 3o juillet i683.

^ La lettre suivante (PôA v°) à M. Gotnbaull, doyen de Xaintes , est une lettre d'affaires (i 1 novembre). Chapelain dit que le duc de RicheHeu et \r de Xaintes l'attaquent «pour des couslumes de sel qu'ils prétendent leur estre duesn par son prieuré. « J'ay recours à vous, v ajoulo-t-il , « comme à mon patron et à mon oracle. ..55 II invoque le nom de l'évéque de Saintes [c'était alors Louis de Bassompière, qui siégea de 1668 à juillet 1676] et les noms de W et M"" de Montauzier. Il se

CHAPELAIN

plaint du compte de son fermier Neau et déclare que son bénéfice, qui n'est affermé que 600 hvres, supporte plus de 70 livres de charges ordinaires. Le même jour (f" 0.5) Chapelain adresse à .\r Neau, marchand et fermier du prieuré d'Hiers, à Marennes, une lettre d'où je ne tire qu'une phrase qui nous donne la date précise de sa nomination de prieur : ^«Pour ce qui regarde cette prétention de M' de Richelieu, c'est ce dont je n'avois jamais ouy parler depuis 1^ ans que je possède le bénéfice.-

* Le grand ami de Chapelain, Balzac, avait dit dans une lettre du 10 février i635 (p. 386 du t. l des Œuvres complètes, i665) : «11 s'est amuié à poinliller sur leur nom, qui est la plus mauvaise sorte de toutes les pointes. 55

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lent, et sans qu'ils nous en sollicitent nous entrons dans leurs sentiniens et n'exigeons point d'eux qu'ils se brouillent avec nos ennemis pour l'amour de nous, mais seulement qu'ils ne se laissent pas entraisner par eux contre nous. Ce n'est pas que de certains amis que nous avons honnoré et chéri comme vous et à qui nous avons donné d'aussi cordiaux tesmoignages de nostre atî'ection , nous ne puissions désirer davantage, et croire qu'ils ne devroient non plus mettre personne à la balance avec nous dans leur coeur, mais nous sommes plus commodes que cela; nous haïssons aussi bien la tyrannie en nous qu'aux autres, et nous nous servons de la modération que nous avons acquise par nostre eslude pour ne les obliger qu'à cette neutralité dans laquelle vous m'escrivés que vous estes résolu de vous tenir entre la personne dont vous me parlés et nous. L'importance est. Monsieur, que vous vous y teniés ou pluslost que vous vous y remetliés, et que nous n ayons point de juste sujet de croire que vous ne l'ayés pas sévèrement gardée par les démonstrations avantageuses que vous avés f'aitles d'un costé et par la retenue que vous avés eue de l'autre à monstrer cette égalité. Nous vous en voulons pourtant croire à vostre parolle. vous connoissant pour un aussi grand homme d'honneur que vous estes et d'une condition à ne jamais dire que vray, et comme nous avons beaucoup de respect pour vostre naissance et d'estime pour vostre mérite, nous demeurerons toujours fermes à vous rendre ce qui vous est deu quand nous n'aurions pas de vous la mesme correspondance, dont néantmoins vos protestations si civiles nous estent toute l'appréhension.

' Ménage.

- Le ao novembre, Chapelain écrit (TtiS v") à M' de Girac, à Angoulème, le célèbre défenseur de Balzac , le chargeant de ses compliments

Les plaintes publiques que vous me dittes que cette personne ' a failles de moy chés lu y en vostre présence sont très injustes et meslées d'ingratitude , et ceux qui me connoissent et qui les luy entendoient faire ne se lussent pas fait déshonneur de les contredire. Je ne suis pourtant pas marry qu'on ne l'ait pas fait , parce qu'elles se contredisent assés d'elles mesmes, et que les marques d'afléction importantes et éclatantes qu il a eues depuis plus de vingt ans de moy parlent toutes seules et confondent Tiniquité de la ridicule prétention qu'il a eue qu'après l'avoir tant servy pour son bien , je le devois encore servir pour le mal d'autruy, et de son bienfailteur devenir son filou et son coupejaiel pour contribuer à ses violences et à ses vengeances. Mais , Monsieur, je hay les procès verbaux et ne veux point nourrir par mes répliques, quelques victorieuses et convainquantes qu'elles pussent estre, une playdoirie qui ne seroit bonne qu'à me commettre indignement et qu'à divertir le public à nos despens. Je le laisse tout seul sur le théâtre à entretenir le peuple et me réduis à ceux qui vous ressemblent en probité , en équité et en bon sens , et qui sçavent discerner la raison d'avec la hâblerie, la discrétion et la hauteur de courage d'avec la passion aveugle et l'emportement d'un cœur remply de vanité et d'orgueil. Croyés bien cela de moy et ne croyés pas que je m'en départe, surtout du zèle que j'ay de tout temps eu pour vostre gloire et de la profession qu'il y a si longtemps que je fais en mon particulier d'estre sincèrement et respectueusement, .Monsieur, vostre, etc. De Paris, ce xvi novembre 1659'.

pour la fdmille de Moulauzier : «Obligés moy... d'asseurer M' vostre Gouverneur el M* vostre Gouvernante de mes respects et de ma passion pour leurs éminenlesqualitc.s.'' Chapelain adresse

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A M. HEL^SIUS,

SECBBTAIRB hkTltl DB M" LES KSTiT!> . EN HOLLANDE.

Monsieur, saches moy un peu de gré de ce que je ne vous escris pas 1res souvent , car je prens tant de plaisir à m'entretenir avec vous que, pour ne le faire pas tous les

ordinaires, il faut que je me face violence. Si j'ay donc lardé à respondre à vostre dernière lettre, ça esté par discrétion et non pas par paresse, et il n'y a eu que vous qui vous en soyés bien trouvé. Enfin je n'ay peu résister davantage à la tentation et, devant une response à M' Huggens', il m'eust semblé peu séant, pour ne pas dire peu juste, de ni'aquiter de cette debte, et de

aussi ses compliments «à M*"° de Montauziem et à «toute la maisons. Il n'oublie pas non pins, dans la distribution de ses civilités, le président Gandillaud, Tarcbidiacre Girard et M. Morissft. Il interpelle ainsi son correspondant: «Ne songésvous point à une nouvelle édition des poésies latines de M' vostre grand Oncle et de M' voslre Fere? Ne songés-vous pas à la publication des vostres propres??; — Une lettre du 3o novembre à M. Bouillon (f 69) roule presque en entier sur Huygens et sur ses derniers travaux. Dans une autre lettre du même jour (T G9 v"), Cbapelain accuse réception à l'abbé Paulet de la traduction du 8' livre de la Pucelle et le comble d'éloges, lui appbquant notamment le Pauci quos wquua amavit Jupiter de Virgile. 11 aurait encore mieux pu appliquer à Tintrépide traducteur le illi robiir et tes tnplex circa pectuu eral d'Horace. Le 1" décembre, Cbapelain écrit à M. de Lionne (f 70) : rfBien que... je sois Tbomme de France qui vous honnore le plus et qui est le plus touché de vostre bienveillance, je suis pourtant un de ceux qui vous le disent moins souvent. ..n Cbapelain parle à l'habile diplomate de ce qui vient de se passer rrau pied des Pyrénées à la souveraine gloire de M^' le Cardinal et j'adjousteray encore à la vostre pour la part que vous Ayéa eue si grande à l'accomplissement de ce grand ouvrage de la paix dont vous jetlastes les fondemens dans Madrid mesme il n'y a pas encore trois ans.i II le prie de demander au cardinal Mazarin s'il permettrait qu'il invoquât ses Muse» pour célébrer tant de belles choses. — Le 17 du même mois Chapelain (f* 70) écrit à M. de Lopès, médecin de M"" la princesse de Conti, à Tolose : «Je vous envoyé un billef qui me fut envoyé hier avec une épigramme de

M"^ Ménage. Vous jugerés du billet et de l'épigramme.n

' Cette réponse, du même jour que la présente lettre, est à la suite de celle-ci (P73 v"). Chapelain s'y occupe beaucoup du Système saturnien. Il demande quel a été le sentiment des astronomes habiles sur ce hvre. Il avoue que ce qui regarde l'anneau lui paraît assez extraordinaire et il voudrait savoir ce qu'on en pense. Il dit de N. Heinsius : «Vous scavés qu'il n'est pas flatteur et que l'afTection ne luy fait jamais voir les choses autrement qu'elles nesont.^ Il ajoute: «J'admire que les Jésuites s'apprivoisent à l'hypothèse du mouvement de la Terre et vous le souffrent passer sans opposition. Mais je crains que cette tolérance là ne soit pas générale et que pour un d'eux qui y fermera les yeux il y en ait cent autres qui les ouvrent très grands pour y trouver matière d'excommunication. Je suis scandalisé du silence de ce prince toscan [le prince Léopold]. Personne u'estoit plus obligé que luy à vous tesmoiguer sa gratitude et à vous louer de vostre excellent travail. Cela va sur le conte de Carlo Dati qui , à mon avis, n'y a pas agi avec le zèle et la diligence que la chose meritoil. Puisque M"^ Boulliau, vostre amy, et qui est soigneux de vostre gloire, n'a trouvé que de légères objections à faire à vostre système, éclairé comme il est, il y a apparence que d'autres n'y en trouveront pas de fortes et j'en tiens dès là vostre ouvrage inesbranlablement estably. Je vous eusse plustost respondu à vostre demande touchant cette observation des parelies de Skeiner à Rome en 1 63û , mais j'attendois co que nous en manderoit l'homme de feu M' Gassendi qui est à Lyon. Celte Dioptrique sera une compo.sition de grand esclat, puisqu'elle doit montrer les défaux de celle de M' Descaries. '

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laisser sans payer l'autre qui est plus ancienne et qui n'est pas moins légitime. J'y satisfais donc par celle cy et me resjouis avec vous de ce que vos affaires domestiques vous permettent de vaquer à celles des Muses, el que, selon la supputation que j'en av t'aitte. vostre Ovide est bienlost prest de paroistre au jour. C'est un si bel autheur qu'il méritoitbien de se faire attendre , suyvant nostre proverbe'. Quand il viendra, il sera le très bien venu , et il recevra un accueil dont il n'aura pas sujet de se plaindre. J'ay impatience que cela soit principalement afin de vous voir dans l'exercice de l'honnorable employ que vos patrons vous ont conQé , car il est comme fatal aux Déesses du Parnasse d'estre peu considérées des hommes , si elles ne sont appuyées de la faveur de la fortune , et si l'honneur externe ne sert à leur donner du relief.

Il y a apparence que l'ambassadeur sui'dois vostre amy n'a pas fait nauffrage, comme vous l'apprehendiés, puisque nous n'en avons point ouy parler depuis ce teujps là , et je vous félicite de son heureuse arrivée, de laquelle je ne veux point douter el qui vous doit estre extrêmement agréable de la façon que vous sçavés aymer.

Je feray sçavoir, la semaine prochaine, à .\r le marquis de Montauzier vostre obligeant souvenir et la raison qui vous retient de le luy tesmoigner vousmesme, de quoyje vous respons qu'il sera extrêmement touché, et je n'ay pas besoin de vous en jurer, comme vous le connoissés animé [)our vous.

On se |)eut maintenant conjouir sans réserve avec M' nostre ambassadeur de la con-

valescence de tous ses blessés, aussi bien que de l'accroissement de sa réputation dans la conduite de nos interests en vos quartiers. Vous m'apportes une grande consolation en m'assurant qu'il pense quelquefois à moy et que la haute estime que je fay de sa vertu ne luy est pas indifférente. Maintenés le dans cette bonne disposition, je vous en supplie, et ne craignes point de luy rien dire de trop lorsque vous luy dires qu'il n'a point de serviteur au monde plus zélé que moy ni qui connoisse mieux ce qu'il vaut. Il ne pouvoit mieux faire que de mespriser cet infâme déserteur portugais qui n'estoit pas pour donner atteinte à l'honneur de personne après qu'il eut prostitué de telle sorte le sien.

Je suis bien aise que W Vossius laisse le champ libre h son foible antagoniste" et qu'il luy souffre jouir de son faux triomphe auprès des ignoraus. Il a d'autres meilleures choses à faire qu'à poursuivre un procès où les juges sont parties et où les arresls pochent en préoccupation.

Le Système de Saturne est une production singulière et, à quelque objection qu'il puisse estre sujet, nostre amy en remportera une gloire immortelle. J'en suis un médiocre défenseur. Je m'en aquitte toustefois fort fidellement et avec autant de vigueur que ma médiocrité me le peut permettre. Il ne tiendra pas à vous que nous ne voyons de temps en temps des fruits de ses belles veilles et de ses profondes spéculations.

Le seigneur Carlo Dati " eust bien pu attendre d'avoir pi-ésenté fouvrage au prince Léopold et d'en avoir tiré son sentiment

' On ne trouve pas le proverbe cité par Chapelain dans le recueil de M. Le Roux de Lincy.

- Hornius.

' Carlo Dati , né à Florence le 2 octobre 1 0 1 j) , moiirul le 1 1 janvier 1676. Disciple de Torri-

celh et de Galilée, Il devint, ;'i \injjt et nn uns, membre de Tacadéniie de la Crusca , et fut nommé , en 16I18, par le grand-duc de Toscane professeur de belles-lettres {grecques et latines. Nous retrouverons souvent son nom dans celle correspondance.

avant que créa accuser la réception, ou du moins après l'avoir accusée en presser le renierciment afin que son aniy vist l'un et l'autre ensemble, et ne demeurast pas suspendu, comme il est, dans une alfaire de l'importance que luy est celle-là. Il n'a pas estudié comme nous à l'eschole de la punc tualité et de l'exactitude.

M' le Prieur, qui conduit l'impression du Glossaire, est de retour de Bretagne où il estoit ailé prendre possession d'un bénéfice et il est présentement après à en achever l'impression. Dans Pasques ce pourra estre fait. Il me vint voir, il y a quinze jours , et je luy fis voir vostre impatience dans vosfre propre lettre.

C'est une chose insupportable que YArislippe, dont j'avois chargé M' Bigot pour vous, soit encore sur les chemins. Je le croy au profond de la mer, et vous en destine un autre que je vous envoyeray par la première seure occasion.

Je ne refuse pas le livre de Schioppius ' Vargas que vous avés double ^, et si vous

en trouvés une bomie pour me le faire tenir, je le recevray de vostre part avec beaucoup de joye.

Je n'ay eu aucune nouvelle de M' Bigot depuis son départ et j'en suis en peine.

Il y a un volume de lettres de M' de Balzac à M' Conrart que je vous envoyeray, si vous ne l'avés point eu '.

Quand vous verres M. de Viquefort, je vous supplie qu'il sache que je conserve tousjours beaucoup d'estime pour sa vertu, et que son souvenir et son amitié me seront tousjours très considérables.

Les supplémens des Décades de Tite-Live de Freinshemius sont imprimés jusques au LX ou LXX livre des perdus et nous les avons icy. Je ni'estonne que vous n'en ayés point ouy parler en Hollande,

La première' de Martinius, Jésuite \ louchant l'histoire générale de la Chine* est très bien escritte pour un homme de cette robbe là et je souhaitte les deux suyvantes du mesme stile''. Je feray l'office auprès de M' Patin ^ Je ne serois pas marry, lorsque

'■ Gaspar Schopp, dont le nom latinisé a on une si fâcheuse célébrité, naquit en 1.576 tm Aileraagne et mourut à Padoue en lO'ig. Les articles qui lui sont consacrés dans le Dictionnaire critique de Bayle et dans les Mémoires de Niceron (t. XXXV) renferment de curieux détails sur la très orageuse vie et les très nombreux ouvrages (on en possède plus d'une centaine) du cynique adversaire de Casaubon et de Scaliger.

- Scioppius, sous le pseudonyme d'Alph. de Vargas, avait publié en 1661 : Relatio ad reges et principes chrislianos , de stratagemat. Jesuitarum ad nionarchiam orbis terraruni sibi conficiendam (Amsterdam, in-16). Voir sur ce livre une lettre de Guy-Palin du 28 mars 1 643 (édition Reveillé- Parjse, t. I, p. 380). Cf. une lettre du i3 juillet i64o au sujet de la mort de Scioppius (t. II, p. 523).

^ Les Lettres à W Conrart parurent ;i Paris chez Aug. Courbé en i659,in-8°.

* Sous entendu : décade.

'" Martin Martini, né à Trente en 161I1, entra dans la Compagnie de Jésus en 1601, professa la philosophie au Collège romain , alla comme missionnaire en Chine (1637) et mourut à Hang- Tcheou le 6 juin 1661.

■* Martini Martini Tridentini e societate Jesu Sitiicœ historiée decas prima res a gentis origine ad Chrisimn natum in exlrcma Asia, sive magno Sinarum imperio gestas complexa (i658, in-A°; 1659, in-8°, Amsterdam).

' La première décade est la seule qui ait été publiée.

* Guy Patin a parié de Nicolas Heinsius dans une letlre du 8 octobre 16^9 (édition Reveillé- Parise, tomel, page /187) et dans une lettre du 21 juin i655 (tome II, page 188). Dans cette dernière lettre, Patin raconte un entretien qu'il a eu avec Chapelain, à propos de N. Heinsius, chez Gassendi.

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vostre Plumer aura imprimé tous ces opuscules de Schioppiiis , de les avoir. Cet homme est sçavant et a la plume fort pure '. Je ne sçay si les imprimeurs ne comprendront parmy ces opuscules celuy qui va sous le nom de Alfonsus a Vargas et j'en doute. Je suis tout à vous.

De Paris, ce xviii décembre 1659.

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