‹ Lettres. PubliéesChapitre 216 sur 309 · À DEVENTER · texte numérisé non relu

À DEVENTER

Monsieur, le jeune M' Gronovius m'a rendu de vos Ire part un ouvrage posthume de feu M' Schelius ' et m'a très agréablement surpris par un si beau présent. J'avois desja connu combien vous valiés dans les belles lettres dans une autre œuvre du raesme autheur, où vous aviés joint quelque pièce de vostre composition sur la n^esme matière^ qui m'avoient également satisfait et fait souhaiter que vous en voulussiés donner de pareilles au public qui vous en demeureroit obligé infiniment, tant vostre manière de concevoir les grandes choses et de les exprimer d'un stile pur et soustenu a du bon et de l'exquis.

Je n'avois , Monsieur, mérité de vous par aucun service d'estre mis au nombre de ceux que vous crussiés en devoir honnorer. C'est ce qui augmente dans mon estime la grâce qu'il vous a plu de m'en faire et qui me la rendra plus chère que si j'avois des qualités qui vous eussent invité à une si obligeante civilité. M' Gronovius, qui vous y a sans

doute engagé, m'aidera à vous en tesmoigner mon ressentiment et payera de son éminente vertu, au défaut de la mienne. C'est de quoy je le prie et vous de me bien croire, sinon fort habile, au moins. Monsieur, fort vostre, etc.

De Paris, ce vu' octobre 1O71.

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