‹ Lettres. PubliéesChapitre 235 sur 309 · DXXXVIII · texte numérisé non relu

DXXXVIII

A M" [COLBERT

SBCBÉTAtRE DES COMUANDEMESS DU nOT, ETC. , A SAI.M-GERMAIN '.

Monseigneur, ce sont icy deux lettres du comte Girolamo Graziani, qu'il m'a envoyées pour vous rendre et pour vous rendre les très-humbles grâces qu'il doit au Rov et à vous pour l'ordre que vous avés donné à M' le Bègue de luy faire toucher la gratification de Sa Majesté, dont il me tesraoigne à moi l'extrême ressentiment qu'il en a, aussy bien que le désir qu'il a de continuer à faire de nouveaux ouvrages où il pourra bien employer le zèle duquel il brusle pour la gloire et les bons succès des armes de Sa Majesté.

J'apprens aussi que sa libéralité ordinaii'e s'est estendiie par vos offices envers les enfans de M' Gronovius", que je vous avois fait sçavoir dès le commencement de cette année qui estoit mort , et je ne doute point que sa famille, surprise et très reconnoissante dun si généreux bienfait, ne vous en ait rendu les grâces qu'elle doit par la voye de M' Le Bègue, si le commerce des lettres ne leur est point interdit avec la France en Testât où sont les choses. J'en attens d'autres des estrangers plus éloignés auxquels j'estime que Sa Majesté aura continué ses faveurs, aussy bien qu'à M' Bœclerus dont il y a quel-

que temps que je vous envoyay le remerciment.

Je prie Dieu qu'il conserve le Roy et vous conserve à S. M. pour la prospérité de ses affaires et demeure tousjours passionnément, Monseigneur, vostre, etc.

De Paris, ce v' may 1672.

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