DXLVII
À M<=» COLBERT
SECr.HTAIRE DES C0JIM4>DEUE>S , ETC.
À SAIM-GERMUN^
.Monseigneur, outre les acclamations des Allemands aux triomphes du Roy, (|ue j'eus Ihonneur de vous envoyer il y a quelques jours, je recharge ^, en vous envoyant les louanges des merveilleuses conquesles de Sa Majesté par M. le comte Graziani, son très reconnoissant gratifié et voslre très
obligé serviteur, qui n'a peu apprendre ces grands évenemens sans les applaudir, au moins par ce beau sonnet, non content de les célébrer de vive voix dans tout l'Estat de Modène , où il tient un si considérable rang.
Je ne doute point que les autres de delà les Monts ne s'en soyent acquittés avec le mesme zèle, puisque ceux qui ny sont engagés que par l'admiration de si notables progrès, en font retentir toutes les cours voisines et en bénissent les justes succès.
Je continueray, sous vostre bon plaisir, à vous faire la part qui vous en est principalement deiie, s'ils continuent à les faire passer par mes mains, et me liendray heureux d"y employer mes soins, en attendant cpielque ordre de vous rendre mes services aux autres occasions où vous me jugerés capable d"y réussir heureusement et à vostre satisfaction.
C'est la plus grande ambition, Monseigneur, de vostre, etc.
De Paris, ce xxv aonst 1072 '.
(Rome, 1070,111-1 a; Bologne, 1670, iG7i,elc., in-i2;Rome, 1673 , in-12 , etc.).
' Le même jour, Chapelain cliargc l'abbé Ménage ((* 3 18) de remercier un magislrat qui, rapporteur de son procès, lui a rendu, à la sollicitation dudit Me'nage, bonne et prompte jtistice.
' btiprimce dans le recueil de M. Clcn)enl (t. V, p. 6'i8).
^ Cest-à-dire rje reviens ù la cliarge'5. On trouve souvent celle expression dans les Mémoires de Saint-Simon.
* Le 27 août. Chapelain remercie le P. L'Allemand (r 821) «du beau présent de l'ouvrage de la Morl des Justes dont je vous suis infîniinent obligé*'. Le .So du même mois, il écrit à Dell' Ara (P 820 v") : «On est riche plus quo les Foucres (Après les Fourques de Auxbourg, en Almaigne, il est estimé le plus riche marchand de la Chrestienté [Rabelais, lettre du 3o décembre i536] leur véritable nom était les Fuggers) quand on a acquis un ami tel que
vous. . . .M' l'abbé Gondi m'a fait la Aiveur de me presler le manuscrit du poëme burlesque de Malmaiilile qui m'a fort diverti et que jo n'ay point trouvé avoir grand besoin de commentaire. C'est dommage qu'on ne le public a>ec qiiehpie préface d'un de vos académiciens les plus forts dans la langue, à laquelle son édition foroit honneur et elle pourroit passer pour une des authorités du Dictionnaire.» Le 3 1 du même mois, Chapelain s'adresse en ces termes à Wagenseil (f° 3i9 v°) : wll n'y a rien au reste de si sage ni de si modeste que cette déférence que vous monstres pour les avis que vous priés qu'on vous donne. 11 y a pourtant peu de gens en France dont vous en puissiés attendre de bons, moins encore de mon cher ami M' l'abbé Bourzeys que je ciel nous a ravi depuis six semaines au grand regret de tous les habiles et de tous les gens de bien. Je suis le plus foible de vos consultans, tant la langue hébraïque cl les matières dont elle Irailte sont éloignées d ■
LETTRES DE JEAN CHAPELAIN