À M. DE PELISSON
MMSTRE DES BEQIESTES , À L'ARMÉE.
Monsieur, vous avés receu, il y a plus de huit jours, la response à celle que vous me listes l'honneur de m'escrire où je vous disois mon sentiment louchant ce qu'il me sembloit à faire et à ne faire pas en l'affaire de l'Académie de Soissons. Il n'y a rien de si louable que le soin que vous continués d'en vouloir prendre et que des considérations qui vous ont fait jusqu'icy suspendre la sollicitation auprès du Roy. Il s'en faut remettre à vostre prudente conduite et que ces M" prennent patience, comme ils ont fait jusqu'icy, les choses surtout estant en meilleure disposition qu'elles n'ont esté jusqu'icy. Si j'en vois quelqu'un, je les en rendray capables et les maintiendray dans le gré qu'ils vous en ont desja et qu'ils achèveront de vous en avoir, quand les prophéties seront accomplies.
présente application aux origines de la langue italienne et je vous en croy aisément que ce sera un travail tout autrement seur, estant de vous, que celuy de tous ceux qui se sont exercés sur celte matière. Ce sera une conduite digne de vous de reprendre modestement celuy des nostres [Ménage] qui est entré dans cette moisson qui n'estoit pas la sienne. Quoyque son intention liist bonne et qu'il soit assés excusable de s'estre trompé en plusieurs lieux, on auroit du moins à le reprendre de l'avoir entrepris comme d'une témérité dont on m'a assuré que les Florentins, à qui il a addressé son ouvrage, le condannent pour les mcsmes raisons que vous failles. Vous ra'estonnés que ce P. Bertet, françois aussi bien que l'autre, y ait mieux rencontré. Vostre livre nous l'esclaircira plus dans le paiticulier, et je suis bien aise que nous ie puissions avoir ou du moins sçavoir achevé et prest à voir le jour à la un de l'année.»
LETTRES DE JEAN CHAPELAIN
Je vous suis , au reste , très obligé de la copie de l'ode de M"^ Genest ' que j'ay trouvée très belle et bien digne de Tapplaudissement qu'elle a eiie du Roy et de la Cour, lorsque vous l'y avés produitle. Vous avés fait faveur à l'Académie de prendre ordre de S. M. ou du moins permission de la luy envoyer. Je ne manqueray pas dès aujourd huy de l'y porter et de ly faire lire et admirer pour vous rendre demain conte des loiianges qu'elle y aura receiies connue de l'agrément que je suis assuré qu'elle m'ordonnera de vous tesmoigner de vos offices et de vostre souvenir.
Je suis. Monsieur, vostre. etc.
Ce XV juillet lG73^
DLXXX.