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PRÈS L'AMBASSADEUR DE FRASCB

À MADP.ID.

Monsieur, j'ay balancé si je respondrois à voslre dernière lettre pour y avoir trouvé des éloges qui m'ont fait rougir et qui m'ohligeant à m'observer de plus près, m'ont (ait mieux appercevoir mes foiblesses. La loi'iange est deiie seulement aux grandes choses, afin de porter les hommes qui la recherchent à n'en faire pas de médiocres pour l'obtenir.

C'est un bien petit mérite à moy d'avoir connu les défaux du fameux comique d'Espagne ' et la grossièreté de la pluspart des es()rits de celle nation là, qui ne croyenl rien de plus élevé ni de plus merveilleux

que luy, et qui, voulant metti*e à haut prix les ouvrages mesme de différente espèce, ont été longtemps à l'exprimer par ces termes d'une manière proverbiale : es de Lope, es de Lope, comme voslre compatriote Sarrazin l'a joliment employé dans sa Pompe funèbre sur ce qu'il me l'avoit ou y conter "".

Ce n'est pas que parmi eux on ne voye quelquefois paroistre de véritables gens de lettres, des Ramirez del Prado ^, des Murianas'\ des Aldereles^, des Pincianos" et des Cascales'', mais c'est si fort de loin à loin et si clairsemés qu'ils' ne percent qu'à peine au travers des broiiillai-s qui les environnent. Ils ne conçoivent rien au dessus des Lnzarilles^ et des Quichotes^, des Dianes'" et des Pastor de Filida^\ des lùirsis de très jornadas^- et des Libros de entrete-

' Lope de Vega.

- Voici le passage qu'avait inspiré à Sarasiii le récit de Chapelain , passage qui est un des plus jolis de ce Itadinage intitulé Lm pompe Junèbm de Voiture {Les Œuvres de Monsieur Sarashi , Paris, Aug. Courbé, i658, in-12, p. a()A) :

Ces gens ravis de la beauté De ces vers pleins de majesté , Admiroient un si noble ouvrage , Et chacun au style trompé Crioit tout haut en son langage.

Es dé Lope, es dé Lopé.

Lopë qui se vojoit flaté Pour oster tout lieu de douter Qu'il n'eusl fait ce divin poème .

D'une fausse gloire pippé, Crioit comme un diable luy-mesnie ,

Es dé Lopé, es dé Lopé.

' Ticknor n'a rien dit de ce Lorenzo Ramirez de Prado, qui avait trouvé grâce devant Chape- Jain. Ce poète est nommé par Martin de Angulo y Pulgar {Epistolas satisfactorias , iG35,in-8°) parmi les disciples les plus distingués de Gongora.

4 On a déjà vu (lettres XXXIX, LXX) quelle admiration éprouvait Chapelain pour le stjle do l'auteur de ïHisloire d'Espagne.

' Le chanoine Bernardo de Alderete est l'au-

teur des Antiguedades de Espada y Africa et des Origines de la langa Caslillana.

* Alonzo Lopcz, surnomme el Pinciano , dont il a été déjà plusieurs fois question dans ce volume.

' Sur Francisco de Cascales, voir la lettre CXVIIL

* Chapelain veut parler d'E/ Lazarillo de Tonnes, far Diego Hurlado de Mendoza.

' On pardonnera facilement aux Espagnols de ne concevoir rien au-dessus, comme spirituel et charmant récit, du chef-d'œuvre de Michel «le Cervantes.

'" Allusion à la Diana enamorada de Georges de Montemayor et à toutesles autres Dianes amoureuses d'Alonso Perez, de Gil Polo, de Jéiônif Texeda , etc.

'^ Le Pastor de Fdida est un ronnui de Lui* Galvez de Montalvo, grand ami de Cei vanté». (Je livre parut en 1 58a et obtint cinq autres éditions, la dernière en 179a. Ticknor déclare (t. III, p. 1 aô) que le Pastor de Fdida n'est point sans mérite et qu'on le lit encore avec plaisir.

'* M. A. Morel-Fatio, dont la perspicacité ne m'est pas moins utile que l'érudition en mes embarras de commentateur de passages aus.'^i dilliciles, me propose de lire farsas au lieu ihjkrsis.

LETTRES DE JEAN CHAPELAIN

nmiento '. Que si quelqu'un se veut tirer du commun et sous tenir son stile comme le Quevedo'' et le Gongora\ ils tombent aussitost ou dans Textravagance ou dans l'obscurité, d'autant plus estimées dans cette Cour qu elles sont moins intelligibles.

Une seule de leurs productions , depuis vingt ou vingt -cinq années, leur a sauvé l'honneur auprès de moy. C'est la Vie de Jean II, roi de Portugal, faite par cet Agostin de Vasconcelos* qui fut decollado comme complice de la conspiration du duc de Ca-

mina, au commencement de la restauration (le cet Estât là \ Cette pièce est d'un homme de cervelle escritte ad norinam antiquorum d'un air qui luy donnera l'immortalité.

il se rencontre parfois des Portugais qui ne sont pas fous, comme Juan de Barros'\ Osorius' et celuy-cy : alors ils ne sont pas médiocrement sages. Les Castillans font d'assés raisonnables narrations historiques et d'assés justes consultations politiques. Leur //errera*, leur Cabrera\ leur SandovaP\ leur Gomorra'^ se peuvent lire

qui n'est pas un mol espagnol, et dès lors il s'agirait tout simplement ici de comédies en trois jours.

' Chapelain veut-il parler du recueil poétique de Francisco de la Tone : Enlretenimienlo de las Miisas, etc. (Saragosse, i65i, in-i°)?

- Voir, sur Francisco Gomez de Quevedo y Villegar, la lettre XXXIX.

3' Voir sur Luis de Gongora la lettre XXXIX. * Voir sur cet historien la lettre XXXIX. 5 On lit dans le Morén (t. X, p. ^84) : «U eut le malheur de tremper en i64o dans une conspiration contre Jean IV, proclamé roi de Portugal, et il en fut la victime, aussi bien que le duc de Caminha et le comte d'Armamar, ses complices. Ils eurent tous trois la tête tranchée à Lisbonne le 29 août i6ii. Vasconcellos avoit cinquante-huit ans. C'éloit un homme éloquent, etc.»

« Jean de Barros, le plus célèbre des historiens portugais, naquit à Viseu à la fin du xv' siècle, et mourut en 1670.00 a de lui, sous le titre de ïAzia, une histoire en quatre décades de rétablissement et du séjour des Portugais dans rinde, de 1/112 à iSSg, ouvrage qui n'est pas moins remarquable par l'exactitude des récits que par la beauté du style.

' Jérôme Osorio, né à Lisbonne en 1006, évéque de Sylves, mourut à Tavilla le 20 août i.58o. On l'a surnommé le Cicéron du Portugal. Ses œuvres ont été réunies à Rome, 1.092, en h volumes in-folio. On y remarque le De relus Einanuelis régis .. lihri XU, ouvrage traduit en

notre langue par Simon Goulard, sous le titre d'Histoire de Portugal {de 1/196 à 1078). Osorio avait été un des élèves de l'Université de Paris. » Antonio de Herrera, mort en 162 5, à soixante-seize ans, a laissé plusieurs ouvrages historiques. Le meilleur de tous et le plus célèbre est la lUstoria gênerai de las Indias qui parut en 1601 et qui embrasse toute la période qui s'écoula depuis la découverte de l'Amérique jusqu'à l'année i5.5/i. Voir Ticknor, t. III, p. 216-218. ^ Luis Cabrera, mort vers le miUeu du xvii" siècle, publia en 1619 : Historia del reij D. PhelipeUiUaMd, in-folio).

'" Prudencio de Sandoval , né à Valladolid vers 1 56o , successivement moine bénédictin , abbé de Saint-Isidore de Guenga, évéque de Tuy, évéque de Pampelune, mourut en 1 6 2 1 . Continuateur de .Mariana , il écrivit Historia de la vida y hechos (lel imperador Carlos V (Valladolid, 160/1-1606, ■2 vol. iu-folio). L'ouvrage a mérité à la fois de grands éloges et de grands reproches que Ticknor résume très bien les uns et les autres (t. III, p. ai.j).

'1 Francisco Lopez de Gomara, né à Séville en 1.5 10, fut secrétaire, puis chapelain de Fernand Cortez, professa la rhétorique à l'université d'Alcala, et publia une Histoire des Indes et une Chronique de la iiouvelle Espagne , laquelle n'est, en réalité, que l'histoire de Fernand Cortez (1.00.3). Le grand bibliographe espagnol, Nicolas Antonio, l'appelle Gomom, comme Chapelain. La plupart des autres critiques, y compris Ticknor (t. Il, p. 87), l'appellent Gonuu-a.

LETTRES DE JEAN CHAPELAIN

mesme pour la langue , car pour ieur 7'jmrtte ' et leur Garibai % ce sont de bons greffiers, de bons compilateurs, mais non pas de bons historiens comme nous les désirons. Ce sont des Froissards, des Monstrelets , des Nicoles Gilles ou tout au plus des 6e/leforests^. J'excepte toujours ieur Mariana qui est un niaistre escrivain et presque leur seule gloire en ce genre.

Mais n'est-ce point s'e'garer que cela? Je reviens à vous, Monsieur, pour vous dire que j'ay beaucoup de desplaisir de la négligence que vous apportés à conserver ce que vous faites par la paresse d'en faire une copie, et de la rusticité des amis auxquels vous conflés ces enfans de voslre plume qui les laissent ainsi perdre, en quoy il y a bien autant de vostre faute que de la leur de choisir si mal des dépositaires du plus beau et du uieilleur de vostre bien. Ces ouvrages cependant, abandonnés à la fortune, sortiront, un de ces jours, au jour ahijados'' par quelqu'un de ces plagiaires dont tout le monde est plein. Sic vos non vohis. Encore vaudroitil mieux que vous en perdissiés le gré et que ces pauvres exposés vescussent. Le public au moins en profiteroit. J'ay surtout regret, aussi bien que vous, à ce dialogue de principiis rerum où. vous traittiés la célèbre question de la cause efliciente de l'Univers, H cest un crime de lavoir laissé partir de

vos mains sans en garder autant, comme disent nos gens d'affaires. Si je scavois le nom de ce maistre des requesles qui ne sçaiî ce qu'il en a fait *, je présenterois requeste au Conseil contre luy et le ferois condanner à restitution dans sa Justice propre. Redemandés le luy sévèrement. S'il a quelqiie pudeur, il vous le retrouvera.

Mon goust pour expliquer les matières philosophiques est celuy de Platon et de Gicéron. Rien pour cela n'y est meilleur que les dialogues. Un jçur, je vous en monsli-eray quelques uns de ma façon*.

Au reste, pour mauvais que puisse estre cet Arte nuevo puisqu'il y a si peu de vers, vous me fériés une grâce particulière si vous le faisiés transcrire en lettre meniie et si vous en vouliés grossir vostre premier paquet. En d'autres occasions je vous rendra y la pareille.

M' l'abbé de la Chambre n'est pas de ces amis nonchalans entre les mains desquels les deposts font naufrage. Vos lettres sur la physique de Descartes sont tousjours dans sa cassette sous la clef, hors de tout péril. Les nouvelles qu'on eust bien voulu recevoir icy. il y a deux mois . estoient sur le moine que la vigilance de M' l'ambassadeur avoit descouvert à Madrid et soupçonné d'y desservir la France. Faites moy la faveur de luy renouveller les assurances de mon respect,

' Jeronimo de Zurita naquit à Saragosse, en ir)i2, el y mourut en i58o. Nommé en i5i8 historiographe du royaume d'Aragon, il publia, de i562 à i58o,en six volumes in-folio, les annales de ce royaume depuis l'invasion du pays par les Arabes jusqu'en i5i6. Voir Ticknor (t. m, p. 2o3-2o5), qui, d'après Dormer el Prescott, donne de très exacts délails sur la vie et l'ouvrage de Zurita.

^ Esteban de Garibay, n^ à Mondragon (Biscaye) en i525, fut bibliotbccnire, puis (i56.3) historiographe de Philippe 11, et niounil à Val-

ladolid eu iSg^i. Ses Chroniques d'Espagne ])&furent à Anvers en 1671, 2 vol. in-folio. Ticknor ne s'est pas occupé de lui.

^ Je ne crois pas qu'il soit utile de mettre ici la moindre note sur Jean Froissart, Enguerrand de Monstrelet, Nicole Gillesel FrançoisdeBelleforest.

* Adoptés.

'•' Ce maître des requêtes si négligent était M. de Gueudreville, comme nous le verrons dans une des lettres suivantes.

^ Les dialogues philosophiques de Chapelain ne nous ont pas été conservés.

LETTRES DE JEAN CHAPELAIN

(Je mon estime et de mon obéissance, et pour vous de me croire tousjours, Monsieur, vostre, etc.

De Paris, ce xi novembre 1G62.

A M«" L'ÉVESQUE D'ANGERS

À ANGERS

Monseigneur, je suis le plus estonne' du monde qu'une chose soit veniie à vostre connoissance que, pour plusieurs raisons, je tenois secretle , et que je vous eusse jamais esci'ilte, quelque juste confiance que je pusse prendre en vostre sagesse et en vostre amitié, pour ne pas bazarder aux périls des chemins ce que j'avois résolu de celer et de tenir pour une aventure non aveniie. Vous me connoissés despouillé de toute vanité et ennemi de tout ce qui peut estre interprété à fanfare. La pensée du préceptoriat de noslre jeune Prince estant venue à M"'° la marquise de Montauzier pour moy et m'ayanl esté proposée par M' son mari comme très aisée à faire réussir sur les qualités de probité, de sçavoir, de prudence , d'honneur, de discrétion, d'air du monde, dhumeur commode, de constance et d'attachement aux desseins une fois entrepris, et sur l'éclat de mon nom qu'il supposoil estre à souhait et préférablement à tout' autre en ma personne, ce qui leur eu avoit [fait] parler à M' de Rodez et à M' de Lionne, qui s'y porloient avec ardeur, convenant de tout le bien que l'un et l'autre leur en avoient dit de moy. Je vous avoue, sans vous rien desguiser, que je fus touché sensiblement de l'opinion si favorable que ces quatre illustres testes avoient conceïie de ma foiblesse, et de l'offre qu'elles me faisoient de me porter sur tous autres à un poste si utile et si glorieux. Mais je vous

avoiie aussi que celle bonne opinion et ce jugement avantageux d'une médiocrité comme la mienne fut ce qui m'y toucha seulement, non pas que je n'estimasse cet employ le plus noble et le plus élevé à quoy un homme de ma sorte eust pu aspirer, le plus propre à me procurer de grands eslablissemens dans le inonde, el une considération toute particulière pour l'appuy de mes proches et de mes amis, mais parce qu'ayant renoncé, il a long temps, à l'ambition et à l'avarice qui sont sans doute les bourreaux de la vie , et qui jettent l'homme dans des agitations fatales à la tranquillité de noslre âme, et ma fortune et ma réputation d'ailleurs pouvant satisfaire un esprit moins modéré mesme que le mien , je ne voyois pas qu'un si grand bien me fusl plus désirable que celuy de me posséder moy mesme dans Ip repos que je me suis fait.

Je sentis donc assés de force pour résister à la tentation de me laisser aller à ces autres charmes et respondis à M' le Marquis de Montauzier que je connoissois parfaittement la lieaulé de l'objet qu'il m'avoit présenté, que j'aurois un ressentiment éternel de la préférence qu'il avoit creu m'en devoir donner sur tous ses serviteurs et que , malgré toute la modération dont je fais capital, je m'en esprouvois lealé jusqu'à avoir regret de ne pouvoir respondre à une si agréable semonce, mais que, quand je toniberois d'accord de pouvoir soustenir dignement celle charge , et que tout ce qu'il disoit estre en moy pour cela y fust véritablement, comme il y en avoit peut estre une partie, mon âge et celuy de M' le Daufin, joint aux infirmités qui accompagnent ma vieillesse et qui ne lu y estoienl que trop conniies, me rendoient impossible de recevoir une si honnorable proposition et d'y faire ce que, sans elles, j'eusse pu pour dégager sa parole sur

Chapelain a écrit toute.

LETTRES DE JEAN CHAPELAIN

mon sujet envers Leurs Majestés. Il fut surpris de mes soixante sept années et se souvint de ces incommodités qui m'empeschoient l'usage de toute sorte de voiture, et avec beaucoup de mortification convint avec moy que l'affaire n'estoit pas faisable; après quoy je le suppliay de ne point dire qu'il eust jette les veux sur moy pour cela , afin que le sot monde ne dist point ou quej'estois un insensé de n'accepter pas une proposition si haute, ou qu'y ayant prétendu j'en aurois esté refusé. Je ne crus pas néantmoins devoir en faire secret à M"" la marquise de Ranibouillet et à M' Conrart auxquels je le dis à l'oreille, et tous deux m'y ont gardé la fidélité qu'ils m'en avoient promise, et il faut que cela se soit éventé par ces deux autres Messieurs auxquels M"" la marquise de Montauzier l'avoit communiqué. J'oublioisà vous dire que l'ayant rencontrée chés M°" sa mère, nous nous en entretinsmes à part, et me tesmoigna autant de regret que cela ne pust estre que de satisfaction des raisons qui s'opposoient à son projet , se consolant . me dit elle, avec sa sagesse et bonté ordinaire sur ce que ce genre de vie pénible et tumulteux me seroit encore mal propre par la corruption générale de cette Cour, oîi on faisoit liltière de la vertu et oîi mes mœurs eussent souffert une mortelle contrainte, dans la nécessité de passer presque

' Ce superlatif a-l-il été employé avant Chapelain? Je ne me souviens pas de l'avoir jamais rencontré dans les écrivains de la première moilié du xvii' siècle.

* Celte lettre, si importante pour rbisloire de l'Académie des inscriptions, et qui est, en quelque sorte, le prélude de l'acte de naissance de l'illustre compagnie, a déjà été publiée deux fois, une première fois d'après l'original de la bibliothèque Nationale (collection Baluze dite Papiers des armoires, vol. CCCLXII, foi. 5i à 5i ), par M. Taschereau , dans la Revue rétrospective {a' série, t. I, p. 84): une seconde fois d'après

lousjours par dessus les maximes d'intégrité et de bienséance auxquelles j'avois fait une si ancienne habitude.

La seule peine que me face l'avortement de ce dessein , c'est que j'eusse fini mes jours dans un service très important et contribué à former un héros à la perfection si nécessaire pour le bien de la société dont au moins me fussé-je aquité avec une grande application et un zèle ardentissime '. A cela près je suis bien plus content de mon estât présent que de celuy où m'eust engagé une occupation si digne.

C'est fout l'éclaircissement que vous peut donner là dessus et dont vous a bien voulu faire confidence, pour demeurer, s'il vous plaist, entre nous, Monsieur, vostre, etc. De Paris, ce xv novembre 1663.

À iM. COLBERT,

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