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CONSEILLER D'ESTAT ET INTENDANT GÉNÉRAL DBS FINANCES, À SAINT-GERMAINE

Quelque soin que je donne à nos assemblées chés vous ', par le dësir que j'ay de respondre à ce que vous attendes de nous, et de vous plaire en y satisfaisant , je n'en ay pas un moindre de ne vous destourner point de vos importantes aCfaires par une cour que vous ne souhaités point et de ne vous point parler ni escrire que quand il y a quelque chose qui peut regarder l'honneur du Roy et vostre contentement. Je le fais, Monsieur, aujourd'hui que la disposition où j'entretiens tousjours mes sçavans amis d'appliquer leur pensée et leur plume à la gloire de Sa Majesté a produit de nouveaiL\ vers latins et François que vous ne trouvères pas, à mon avis, indignes d'Elle, pour entrer dans le recueil que nous continuons à former. Les latins sont de M' Heinsius , sur la muni-

ficence royale, sur Marsal et sur la guerre du Turc^ les françois de M' Cotin, sur la paix du pape et du Roy.

Vous jugerés souverainement de tout, et si ces ouvrages valent d'estre exposés aux yeux du Roy, pour qui ils sont faits : leurs autheurs s'en remettent à vos lumières et à vostre décision et se contentent que, dans leurs travaux, vous reconnoissiés leur zèle pour le service de Sa Majesté et leur gratitude pour les faveurs qu'ils en ont receiies.

Je ne dis rien de moy sinon que je suis inviolablement et avec mon respect ordinaire. Monsieur, vostre, etc.

De Paris, ce xviii mars i664 \

À M. HEINSIUS

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