‹ Lettres; publiées (volume 2)Chapitre 52 sur 103 · L. Dep.[Ladze-Depebret · texte numérisé non relu

L. Dep.[Ladze-Depebret

Cependant Garai, sur les instances de Champagneux, et malgré la sanglante lettre du 20 juin, s'était de'cidé à intervenir auprès du Comité de Sûreté générale, qui avait pris, par son ordre du ai juin, l'arrestation à son compte. Voici ce que Champagneux [Discours prélim., lii-liv) dit à ce sujet :

tfEUe adressa plusieurs lettres à Garât, ministre de l'Intérieur, pour faire prononcer par les autorités compétentes sur ses plaintes. Garât, qui voyait grossir les préventions et l'orage contre les Roland, voulut d'abord temporiser, ce qui lui attira la terrible lettre dont la G'= Roland parle dans ses Mémoires et dont elle regrette d'avoir perdu la copie. Je l'ai, moi, cette copie; et cependant je ne la publierai pas; je le dois à Garât, qui avait fait une réponse très dure à cette lettre et qui, à ma prière, non seulement ne l'envoya pas à son adresse, mais écrivit au Comité de Sûreté générale et lui présenta avec assez d'énergie les réclamations de la C" Roland.

ff Cette lettre de Garât au Comité reçut une réponse, du 1" juillet 1798, signée par Chabot et Ingi-and, deux des membres; elle est dégoûtante d'absurdités et d'injures, la voici :

Le Comité de Sûreté générale , citoyen ministre, a motivé F arrestation de la C' Roland sur T évasion de son mari, qui dans ce moment soujjle le feu de la guerre civile dans le département du lîhône-et-Loire''^'^ , et sur la complicité de cette prétendue Lucrèce avec son prétendu

'"' Nous avons dit que Roland était à Rouen. Mais on semblait persuadé, à Paris, qu'il était à Lyon, soulevant la ville. Déjà, le a 4 juin, quand les commissaires de la section de Bcaurepaire étaient allés à la Mairie réclamer conti-e la seconde arrestation de Madame Roland, les administraleiu-s de la police, Louvet et Jobert, avaient répondu que le nouveau mandat d'arrêt était rr valable et nécessairen : 1° ; a° «parce que

l'ex-ministre Roland est maintenant dans la ville de Lyon , qui est en pleine insurrectionn. (Procès-verbal dressé par la section de Beaurepaire, cité par Faugère, Mém., 1,89 5-3 98.) L'erreur était générale. — Voir rapport de Saint-Just à la Convention, le 8 juillet: — lellre des représentants à l'armée des Alpes, Dubois-Crancé, Gauthier et Nioche au Comité de Salut public, du 16 juillet (Aulard, V, 976-379); — article

vertueux mari dans le projet de pervertir F esprit public par un bureau de formation dudit esprit^^K Comme le procès tient à celui de la grande conspiration, la C' Roland voudra bien attendre le rapport général qui doit en être fait après que nous aurons sauvé nos finances par un grand plan , et que nous aurons jeté t ancre de la Constitution par V éducation nationale et la simplification du code^'^K

trJe communiquai cette lettre à la C' Roland, qui, bien convaincue qu'elle n'avait plu§ rien à espérer d'hommes atroces et prévenus, jugea seulement à propos de consacrer leur injustice dans sa lettre à la section de Beaurppaire(-''.î5

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