‹ Lettres; publiées (volume 2)Chapitre 53 sur 103 · AU CITOYEN DUPERRET [À PARIS · texte numérisé non relu

AU CITOYEN DUPERRET [À PARIS

[Fin juin ou commencement de juillet 1798, — de Sainte-Pélagie.]

Je vous dois miUe remerciements, brave citoyen, des sentiments que vous me témoignez, et surtout des excellentes choses dont vous me faites part. Mes mis et ma patrie sauvés, que m'importe le reste! Dès que les premiers sont n sûreté, et que la majorité des départements, jugeant l'état des choses, se ispose à l'améliorer, je n'ai plus d'inquicHude ni de regrets. Je suis fière d'être persécutée dans un moment où l'on proscrit les talents et l'honnêteté. Assurément, je suis plus tranquille dans les fers que ne le sont mes oppresseurs dans l'exercice de leur injuste puissance. J'avoue que le rallinement de cruauté avec lequel ils ont ordonné ma mise en liberté pour me faire arrêter de nouveau l'instant d'après m'a enflammée d'indignation ; je n'ai plus vu jusqu'oii pourrait se porter leur tyrannie; je me suis hâtée de fair« prévenir tous ceux qui prennent à moi quelque intérêt, non que je crusse qu'il y eût rien à faire, ni

(l'Aristide Valcour, dans le Journal de la fois celte lettre, t. Il, p. 196, et t. III,

Montagne , du -îS juiHot , cité par Vatel, H, p. SgS.

.359; — rapport (fAinar à la Convention, ''' C'est la lettre ci-après, du à juillet,

du 3 octobre. — Cf. les démentis de Ma- n° 539.

dame Roland, Mém., 1, igi, 29a-aa3, ^'' Cette lettre est évidemment une ré-

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