XII. En 1788 (ibid.), il est de l'Académie de Bordeaux
XIII. Dès son retour en Beaujolais (1784), il fait changer son litre d'associé à l'Académie de Villefiranche en celui d'académicien ordinaire.
XIV. Il avait déjà entrepris le siège de l'Académie de Lyon. Une lettre adressée par lui, de Paris, le 10 janvier 178a (ms. G2'i3, fol. (jg-ioo), à M. de I^ Tourette, secréUiire de celle Académie , fait allusion à un ajournement qu'il avait subi. Mais le 3o novembre 1784, après son retour au pays natal, il fut nommé, sur la recommandation de son ami, le savant astronome Dezach, membre associé [Registres de l'Académie), seul titre auquel il put encore prétendre , ne résidant pas à Lyon. C'est ce que veut dire Madame Roland , en forçant d'ailleurs l'expression, lorsqu'elle écrit à Bosc, le 90 décembre suivant : rr L'Académie de Lyon l'a mis au nombre de ses titulaires... ».
C'est seulement le 3 mai 1780 que, ayant établi sa résidence oflicielle à Lyon (place de la Charité), il fut élu académicien ordinaire, et c'est le i4 juin suivant qu'il prit séance, en lisant son discours de réception, discours qu'il lut de nouveau en séance publique le 6 démentionné les liens éloignés de parenté qui passage à Turin, à l'aller et au retour de soji l'unissaient à Roland, et les marques de bien- voyage en Italie. (Voir Lettres d'Italie, t. VI, veillance qu'il lui avait données lors de son lettre 39 ; cf. ms. 6a4i, fol. 317-418.)
ceinbre, et qui traitait de tri'iniluence des Lettres dans les provinces, comparées à leur influence dans la capitale».
XV. Enfin, presque en même temps, il était reçu membre de la tf Société d'agriculture de la généralité de Lyon» {Àlm. de Lyon de 1776; cf. lettre 197).
XVL 11 se fit agréger en outre i la Société d'émulation de Bourg-en-Bresse, l'ondée par Lalande en 1765, réorganisée par Tiionias Riboud''' en 1783. H avait des relations avec Bourg; il y avait passé en septembre 1777 ; il connaissait Lalande et était son collaborateur dans la collection des Arts. Dès 1786, nous le voyons en relations avec Thomas Riboud (lettre 262, notes). Mais ce n'est qu'au commencement de 1789 qu'il fut nommé correspondant. La lettre 319, du ai mars 1789, nous le montre en relation avec Varenne de Feuille, le membre le plus éminent de cette petite Société, et c'est le ao avril suivant qu'il envoya h Bourg son discours sur Aes causes qui peuvent rendre une langue universelle», sorte de contre-partie du célèbre discours de Rivarol. Un an après, en 1790, nous le trouvons encore en rapport avec Varenne de Feniile , dont il offre un opuscule à l'Académie de Lyon {Reg: de l'Acad. de Lyon, 33 mars 1790).
XVII. Mentionnons, pour terminer, qu'il était en 1790 ^membre honoraire de la Société littéraire et philosophique et de la Société d'agriculture de Manchester, ainsi que de la Société d'agriculture de Bath» (Dict. des manufactures , t. III, titre), probablement pai' l'entremise de son ami le pasteur Frossard , membre lui-même de ces deux Sociétés.
XVIII. Membre de quinze Académies, Roland ne fut jamais de celle d'Amiens, malgi"é une résidence de vingt années et d'incontestables services. Nous avons dit pourquoi (lettre 93, notes). En revanche, dès que ses amis d'Amiens, Devin, Lamorlière, Flesselles, eurent fondé en cette ville, vers 1786 , sous le titre de Musée, une Société plus ouverte, il se hâta d'entrer en relations avec elle. (Voir la fin de l'Appendice E.)
Être d'une société n'est rien. L'important, c'est le travail qu'on y fait et qu'on y provoque. En cela, Roland déploya une activité vraiment remarquable, surtout à l'Acadc'hn'e de Lyon. Nous ne croyons pouvoir mieux faire, pour en donner l'idée, que de transcrire ici les extraits des registres de cette Académie (registres n°' 18, 19, ao et ai), qu'a bien voulu faire pour nous M. Emile Viret, professeur au lycée de Lyon.
98 juin 1785. — M. de Montiuel, commissaire avec M. Roland de La Plalière i-elativemenl aux métiers dont le sieur Dardois se dit l'iiivpiiteur, fait lecture de leur rapport '•'. L'examen de l'invenlion a été confié aux deux commissaires dans la séance du 17 mai.
(') Thomas-Philihert Riboud (1 765-1 8a5) de» »nanit/acfMre», t. II, p. laS. — Fieury Dar-
fut plus tard député de l'Ain i'i la Législative, dois était niailre labricaiil il'élofïcs d'or, d'argent
aux Cinq-Cents, etc. . . et de soie à Lyon. Roland fit campagne pour lui
''' Ce rapport est in ertenso au Diclinnnaire avec ardeur.
Il avril 1786. — Roland est nommé avec deiii autres académiciens pour l'examen du concours au prix sur les lichens (le sujet donné est celui-ci : Quelles sont les diverses espèces de lichens dont on peut faire usage en médecine et dans les aris?). Rapport sur ce concours, d'après l'avis des commissaires, en séance du 1" août 1786 '''.
a3 avril 1786. — Le directeur (M. de Landine) lit des lettres de Roland, des 13 et i5 avril. Dans la première, Roland présente pour tribut le discours manuscrit qu'il se propose de mettre en tète de la deuxième partie de son travail sur les Arts pour l'Encyclopédie; le discours renferme des recherches historiques critiques et philosophiques sur les ohjets qui restent à traiter par l'auteur. Dans la lettre, Roland fait hommage à 1' .Académie des volumes de l'Encyclopédie relatifs aux questions d'ArIs qu'il a traitées, lui demandant toutefois la restitution des volumes au cas où elle acquerrait l'Encyclopédie complète. Le discours est lu par le même directeur en séance du 16 mai 17811; il traite des peaux et cuirs, des huiles et savons, des couleurs et vêtements.
18 juillet 1786. — Le secrétaire (M. de Rory) lit une lettre de Roland, en réponse à une observation qu'il lui a adressée conformément à la délibération du 1 1 juillet. Roland persiste à soutenir, malgré l'opinion contraire de l'Académie, que son discours de réception ayant été lu en séance publique et publié en partie dans les journaux, il avait pu prendre sur lui de le faire imprimer en prenant le titre d'académicien , sans un consentement exprès de la compagnie. Il demande , en outre , à prendre ce même titre en tête de la partie de l'Encyclopédie qu'il publie. L'Académie laisse à Roland toutes facilités sur ce dernier point.
8 aoAt 1786. Roland lit un irdiseonrs sur les femmes» ^*K
as août 1786. — Roland lit un rapport sur le concours au prix Christin, dont le sujet était : Quels sont les moyens de perfectionner le tissage des soies? Son avis et celui des commissaires est de ne pas donner de prix et de changer le sujet. Celui qu'il propose est celui-ci : Fixer par la teinture sur les matières végétales ou animales ou sur leurs tissus la couleur des lichens. . .
ig décembre 1786. — Roland lit un mémoire sur la nécessité de déclarer vacantes les places d'académiciens titulaires, absents depuis plusieurs années et obligés de résider loin de Lyon. L'Académie ne fait pas droit à sa requête, mais elle décide de prévenir ceux de ses membres absents depuis longtemps que leur cas a fait l'objet d'une délibération.
16 janvier 1787. — Roland lit : i°des ir Réflexions sur Plularque», dont il dépose le manuscrit''); 3° des T Observaticins sur l'usage d'enterrer ou de brûler les morts» '*'.
f' Ce rapport se trouve au ms. gSSa , fol. 66-09.
(*) Ce discours fut publié par Delandine, en 1788, au t. Il, p. 3^7-956, du Cnn$ervateur , espèce de petit magazine qu'il dirigeait à Lyon, (^esl un morceau d'une candeur singulière. L'idée fondamentale est la suivante : <r Pour juger des mœuri , du caractère , de Vetpril et des goûts d'une femme, il suffit de bien connaître les hommes dont elle fait sa société particulière et ses relations chéries.»!! Il y a au ms. 6a&3, fol. 83-88, une copie de ce discours, de la main
de.MadameRolond.etaums. 9,582 , fol. 1 98-1 3s, une autre copie de la main de .Aladame Champagneux.
''^' Le morceau se trouve au ms. 6aliZ, fol. 89-90.
<*' C'est peut-être ces observations sur un sujet d'hygiène publique qui ont fourni à un pamphlétaire lyonnais, l'abbé Guillon de Montléon [Mémoires pour servir à l' histoire de la ville de Lyon, t. H, p. 55 et suiv.), une accusation absurde sur laquelle on trouvera une note à la fin de cet Appendice.
i3 mars 1787. — Lecture d'observations envoyées à l'Académie par Roland sur une sentence rendue en i944 par l'évèque d'Amiens contre le jjrand bailli de Miliaca(?). L'envoi de ces observations a élé annoncé déjà dans la séance du «7 février. La copie de la sentence est annexée aux observations.
17 avril 1787. — Roland lit un mémoire intitulé : ttRecherches sur un objet envisagé comme utile aux manufactures et aux arts». Il s'agit do la marque des toiles, des tentatives faites pour rendre ces marques indélébiles.
26 juin 1787. — Roland présente & l'Académie, de la part de M. de Perlbes, directeur dos fermes <■', et de M. l'abbé Rcynard, professeurde physique, tous deux de l'Académie d'Amiens, trois tableaux sur l'électricité, sur les gaz, sur la botanique. 11 demande, au nom des auteurs de ces tableaux, l'association à l'Académie de Lyon.
Il septembre 1787. — L'Académie adopte pour le prix Chrislin un sujet présenté par Roland en ces termes : <t Trouver le moyen de rendre le cuir imperméable à l'eau , sans altérer sa force ni sa souplesse, et sans en augmenter sensiblement le prix».
i3 novembre 1787. — Roland lit des réflexions sur les sujets les plus convenables à traiter dans les séances publiques des Académies et conclut que les sujets de morale sont les plus intéressants et les plus utiles pour le public.
39 janvier 1788. — Rapport verbal de Roland sur les dessins et la description d'une lampe éconouiique inventée par M. Brusoni, matbématlcien de Gênes. Roland lit également la traduction qu'il a faite d'un manuscrit italien, du même Brusoni, sur les allinitcs cbimiques et la fermentation. Le directeur (Deschamps) informe l'Académie que MM.de Montluel , académicien de la section des Sciences, et Roland, de la section des Lettres, demandaient respectivement à passer d'une classe dans l'aulro. Il est donné satisfaction à leur demande, par voie de scrutin, dans la séance du 19 février 1788.
i" juillet 1788. • — Rapport de Roland sur des essais de teinture de MM. Teste et Donncau'''. Nouveau rapport de Roland sur le même objet, en séance du 8 juillet. Un départ de Roland pour Villefranche est annoncé dans la séance du 1.') juillet.
3 février 1789. — Roland, au moment de publier le a° et le 3" volume du Dictionnaire des manufactures et des arts faisant partie de l'Encyclopédie, a témoigné le désir de prendre, au frontispice, le litre d'académicien. L'Académie nomme des commissaires pour examiner son ouvrage.
10 février 1789. — Roland lit un mémoire intitulé : Réflexiont sur les seuh moyens efficaces contre le venin de vipère et celui de la rage.
3 mars 1789. — Roland dépose son rapport sur un ouvrage de M. Benaven, intitulé : Le Caissier italien (a vol. folio), offert par M. Benaven à l'Académie.
3i mars 1789.- — Roland nommé parmi les commissaires chargés d'examiner les mémoires du concours au prix sur les cuirs.
10 mai 1789. — Le secrétaire (Bory) fait part d'une lettre do Roland et présente un exemplaire imprimé d'un mémoire qu'il envoie à l'Académie et qui a pour titre : Mémoire sur l'Encyclopédie.
9 juin 1789. — M. Willermoz fait part d'une lettre de Roland, commissaire avec lui pour le con- (') C'est son ami d'Amiens, M. Deu. — W Voirms. 9539, foL 79,
cours au prix sur les cuirs. Roland y a joint son rapport ; il y l'ait plusieurs demandes à l'Académie : 1° s'il peut faire usage, dans un volume qu'il destine à l'Encyclopédie, de deux moinoires couronnés par l'Académie en 1771, sur la manière de durcir les cuirs; 2° s'il peut faire usage, dans le môme volume, d'un procédé relatif à la même matière, dont l'auteur, qui s'est fait connaître à lui, ne concourt pas au priï que l'Académie va décerner, mais qu'il ne nommera pas, afin de lui laisser la liberté de concourir ultérieurement si l'Académie proroge le prix. L'Académie, en effet, dans une séance ultérieure, vu l'insuifisance du concours ^renvoie le prix à 1793 sans abandonner le sujet.
tô décembre 178g. — Roland offre à l'Académie, de la part de l'auteur, M. Cousin-Dcspréaux, le 16' volume de l'Histoire de la Grèce. Dans la même séance, Roland propose pour le sujet du prix des arts la question suivante : Quel serait le moyen d'occuper les ouvriers à la laine au défaut de la soie, lorsque le travail de nos manufactures est suspendu '' ?
93 février 1 790. — Roland lit, sur les animaux qui fournissent les pelleteries, un mémoire devant servir de préface au traité sur l'Art du pelletier; des critiques intéressantes sont faites dans ce mémoire , concernant la métliode de Buffon , â laquelle Roland préfère de beaucoup celle de Linné.
a3 mars 1790. — Lecture d'une lettre de Roland, qui offre à l'Académie : 1° un mémoire imprimé de M. Thévenet '■''>, ancien laboureur dans nos provinces ; a° une brochure intitulée : M. Lamiral réfuté pnr lui-même '^' ; 3° des réflexions de M. de Fenille ''' sur cette question : L'imposition directe également répartie.
6 juillet 1790. — Rapport défavorable de Roland sur un ouvrage imprimé, adressé à l'Académie par M. de Saint-Réal, intendant d'Aoste, en Piémont, et relatif au prix sur les cuirs, prorogé par l'Académie.
16 novembre 1790. — Le secrétaire (de La Tourrelle) remet à l'Académie un nouvel ouvrage de dom Gourdin f'', envoyé par Roland et ayant pour titre : De la traduction contidérée comme mnyet d' apprendra une langue et de le former le goût.
1 1 janvier 1791. — Le secrétaire des Sciences (de La Tourrette) fait part d'une lettre de M. Roland de La Platicre, membre de la municipalité, chargé de la partie des finances; è ce litre, Roland demande à l'Académie un détail de ce qu'elle reçoit de la Ville et si elle pense qu'il lui fût possible de réduire ses dépenses. M. de La Tourrette a préparé le mémoire détaillé et conclut à la négative sur le deuxième point. Mémoire et réponse devront être remis par les secrétaires à M. Roland de La Platiére.
1 8 janvier 1791. — Roland informe l'Académie que la municipalité s'occupe de ses intérêts et que , >i la (oninume est obligée de déplacer la bibliolhÎH|ue et les cabinets de l'Académie, elle a l'intention de réunir cette bibliothèque à celle qui lient au collège de la Trinité. L'Académie charge Roland de présenter ses remerciements à la municipalité.
"' On trouvera, au ms. 6a/i3, fol. iio-ii'i en réponse à un ouvrage publié l'année précé-
et 1 16, divers sujets proposés par Roland, parmi dente par im voyageur lyonnais, Dominique Har-
les<|uels figure celui qui est mentionné ici. court Lamiral.
''' Jean Thévenet, cultivateur à Mornant, près '*' Varcnne de Fenille. Voir, sur lui, la lettre
Lyon, qui fut, en 1791, député à la Lt'gislative. 319, notes.
•■'> C'est une broiliiiri' que venait de publier <" Dom Gourdin (1739-1825), bibliothécaire
Laiithenas, poui' l'ufl'ranchissenient des noirs, de Rouen.
i" février 1791. — Des observations sont présentées sur la translation projetée de la bibliothèque de rAcadcniie : les inconvénients de ce transfert sont tels, que le directeur présente à l'Académie un projet de pétition à l'Assemblée nalionale. L'Académie décide de ne pas entreprendre cette démarche avant d'en avoir prévenu la municipalité. Elle nomme des commissaires qui se concerteront avec M.Roland de La Platière.
3 mal 1791. — Le secrétaire des Sciences présente des opuscules imprimés sur la dette de la Ville, que leur'auteur, Roland, a adressés à l'Académie.
sli mai 1791. — Le directeur (BoUioud) annonce que M. BarieUi de Saint-Paul s'est présenté ce jour même à l'Académie pour lui demander une lettre de recommandation auprès de Roland, député actuel de la municipalité de Lyon à l'Assemblée nationale. Après examen des titres de Barletli, l'Académie charge son secrétaire d'écrire en son nom à Roland, conformément au désir du citoyen, qui lui paraît digne à tous égards, par ses malheurs et ses talents, de la bienfaisance des augustes représentants de la nation.
22 novembre 1791. — Roland offre quelques exemplaires de deux prospectus de VAlmaiiach de Gérard pour l'année 179s ''' et de la Chronique du mois ou Cahiers patriotiques ^'\ par MM. Clavière, Condorcet. Mercier, etc.
29 novembre 1791. — Le secrétaire (La Tourretle) présente une lettre de Roland accompagnée des observations qu'il avait promises, pour servir de développement au sujet de prix sur les manufactures de lainage. Roland invite l'Académie, si elle adopte ses idées, à les rédiger sommairement.
6 mars 1792. — Le directeur (de Landine) fait part d'une lettre de Roland, dans laquelle ccl académicien annonce sa détermination de publier un journal, uniquement réservé aux questions relatives aux arls et à l'agriculture <■'''. Il se propose d'écrire à ce sujet à l'Académie, en lui adressant son prospectus aussitôt qu'il paraîtra, et d'inviter cette compagnie à le seconder dans sa nouvelle entreprise.
17 avril 1793. — ■ Le secrétaire (La Tourrette) communique une lettre de Roland, ministre de l'Intérieur, en réponse à celle que le bureau de la compagnie lui avait écrite à l'occasion de sa promotion au ministère. Roland témoigne de son dévouement à l'Académie et de son attachement à toutes les sociétés littéraires. La lettre est suivie d'une apostille de la main de Roland et accompagnée d'une lettre particulière de Roland au secrétaire de l'Académie W.
<■) Roland répandant les prospectus de tAlmanach du père Gérard, de Collot-d'Herbois ! Il faut se hâter de dire que rien n'est plus sage que cet almanach. A toutes les pages , le père Gérard explique el prêche aux paysans la Constitution de 179 J.
"' Tous les amis de Roland, Auger, Hronssonet, Brissot, Lanthenas, et. . . Collot-d'Herbois, collaboraient à cette revue qui parut de novembre 1791 à juillet 1798.
W Voir lettre 467.
'*' La lettre de Roland à l'Académie de Lyon est du 6 avril 179a. Elle a été publiée par Dumas, Hist. de l'Acad. de Lyon, t. I, p. 309. Le
post-scriptum , de la main de Roland, mérite d'être cité ici :
itMes chers confrères, mes amis, j'ai plus besoin que jamais de vos conseils. Je suis sur de mes principes , de mon zèle et de mon activité : voilà ce dont je puis répondre. J'ajoute que je suis prêt à rentrer dans ma position précédente ; que je n'ai fait que suspendre mes travaux habituels, et que je rouvrirai mes cartons avec le même plaisir et la même constance à la première occasion où on ne me jugera plus utile dans le poste qu'on m'a con6é. Je vous salue, mes chers confrères, et je vous embrasse du meilleur de mon cœur. T>
APPENDICK H.
1 .'i août 1799. — Communication d'une lettre de Roland à l'Académie, à laquelle il l'ail hommage d'un nouveau volume faisant suite à son Dictionnaire des Artt, contenant celui de la pelleterie, et un vocabulaire des arts et métiers qui concernent les peaux et les cuirs'''. Accusé de réception et remerciements sont adressés à Roland.
Voici d'ailleurs, d'après M. Dumas {Histoire de l' Académie de Lyon, 1. 1 , ibid.), la liste des manuscrits de Roland conserve's dans les archives de cette compagnie :
1. Aperçu det cautet qui peuvent rendre une langue universelle, et observations sur celle des langues rivantes qui tend le plus à le devenir. — II. Réflexions sur le choix des sujets à traiter dans les séances publiques des académies de province. — ■ III. Réflexions sur Plutarque. — IV. De la connaissance de ses semblables. — V. Réflexions abr^ées sur les ajflnilés chimiques et sur la fermentation. — ■ \l.' Recherches sur la préparation des peaux et cuirs ^'\ la fabrication des huiles et savons et des procédés des teintures anciennes. — VIL Recherches sur un objet utile aux manufactures, — VIII. Réflexions sur les seuls moyens efficaces contre le venin de la vipère et celui de la rage. — IX. Avis motivé sur la nécessité </e déclarer vacantes les places d'académiciera titulaires, absents de Lyon depuis plusieurs années. — X. Des causer de la décadence du commerce et de la population de Lyon. — XI. Recherches historiques «t critiques sur divers animaux. — ■ XII. Discours sur les femmes.
"' C'est le t. III du Dictionnaire,
'•' » Dans ses Mémoires sur le siège de Lyon, M. l'abbé Guillon parle d'un grand scandale causé dans le sein de l'Académie par la lecture d'un mémoire de Roland de La Platière, sur l'em-
ploi de la jteau humaine. Je n'ai trouve aucmie trace de ce fait dans ces longues recherches sur la préparalion des peaux et cuirs, non plus que dans les procès-verbaux et portefeuilles académiques.» (Note de M. Duma».)
Appendice I.