DE ROLAND
Le contrat de mariage de M"* Roland, du 37 janvier 1780, passé chex M' Durand, le successeur de Desplasses (1768-1789), présente aussi des particularités à noter, présents :
Du côté de Roland, a défaut de sa mère et de ton frère atné retenus en Beaujolais, son jeune ami François Lanthenas, muni de leur procuration, puis son antre frère, Pierre Roland, le bon curé de Longpotit. qui. quelques semaines auparavant, l'avait décidé à ce mariage; une cousine, Claudine-Françoise de Béxé de la Beloiue. la fille d'un ancien conseiller au Parlement ( Crand'Chambre l , la parente dévouée qui fut si serviable à M" Roland en 1784, et une autre cousine, Marie-Jeaone-Claudine Anjorrant, sœur et t i 1 1 . • d'un autre conseiller au Parlement ( <>' Chambre dea Enquête*).
Du coté de Marie Phlipon, d'abord son père, «bourgeois de Paris, avec lequel elle demeure, rue de Harlay, paroisse Saint-Barthélémy-, puis sa graod'mère Rotisset. son grand-onde et sa grand'taotc Besnard, son oncle l'abbé Bimont, et enfin sa cousine, Marie-Thérèse Desportes, sa confidente et son soutien dans les crises de 1779 svee son père et avec Roland, la 'prédicatrice* , la -cars eugina» 0).
Au total to personnes. Nous voilà loin des 54 assistants du mariage de 17.^0. C'est que le mariage de 1 780, vu les circonstances où il avait été décidé, se frisait dans la plus stricte intimité. On remarquera toutefois que Roland, pour avouer hautement relie qu'il avait choisie, avait amené là ce qu'il y avait de plus relevé dans h parenté.
«Lesdits sieur et d*"* futurs époux se soumettent, pour les dauses et conditions de leur mariage, au droit écrit.* C'était le droit suivi en Beaujolais, le pays de Roland.
Les apports de Roland consistent en une somme de 60,000 livres, dont sa mère et son frère aîné lui font donation entre vifr, représentée par une hypothèque sur le domaine patrimonial du Clos, nuis non susceptible d "intérêts du vivsnt des donateurs.
S l'on considère que Roland avait alors , sans compter le chanoine donateur, trois autres frères vivants, on voit que cette donation lui assurait une part privilégiée dans la succession de m mère. C'était ce qu'on lui avait promis très formellement à son retour d'Italie, en octobre 1777 (voir Lettre» d'Italie, t. VI, p. 439 et sur»-.). Il est même à remarquer que la procuration donnée k Lanthenas i cet effet est du s 3 décembre 1777. au moment où
•" Voir le* Lettrtê fmmtmr, presque i tonte» «voir sur elles de plus amples détails, aux les pages- Toute» ce* personnes nous soot Appendices B et C de mon premier recueil des es— m ; on peut «Tailleurs «e reporter, pour Letlrts, t II, p. 555-!>7».
xx CONTRAT DE MARIAGE DE ROLAND.
Roland allait quitter les siens pour rentrer à Paris après dix-huit mois d'absence. Avait-il donc dès lors l'intention d'épouser Marie Phlipon? ou bien était-ce en vue d'un autre mariage auquel son frère Pierre songeait alors pour lui (1) et dont il l'entretenait avec insistance?
Marie Phlipon, elle, se constitue en dot 84o livres de rentes, représentées par des contrats sur la ville de Paris, la Compagnie des Indes, etc., <rcomme lui ayant été abandonnés par ledit sieur son père, suivant l'acte de liquidation et partage de la communauté passé par-devant ledit M* Durand et son confrère, notaires à Paris, le 8 juin 1 779 (,)».
M Lellrei d'amour, p. 28-29. net-B I* contrat en porle 84o. Mai? celte diffé-
(1) Ibid., p. i5a-i5i. Elle écrivait alors à rence importe peu. Peut-être, pour grossir son
Uni,! ml : ttJe suis actuellement propriétaire de apport, y avait-on fait (ijjurcr 3oo et quelques
53o livres de rentes pour tout bien clair et livres laissées en rcalilô à Phlipon.
DE