‹ Lettres, recueillies et mises en ordreChapitre 23 sur 113 · AU COMTE CESARE BALBO · texte numérisé non relu

AU COMTE CESARE BALBO

A OAUBRANO PAR ASTI.

18 ftOÛt 1833.

Trè6-cber comte,

Avez-vous vu M. Parma? 11 m'a parlé religion et philosophie en homme de mérite et en vrai catholique, dans une visite qu'il me fit la semaine dernière. 11 m'envoya ensuite un article philosophique sur les doctrines du rationalisme et sur Cousin. Cet article, sauf quelques né^gences de style, m*a paru fort bon...

Rien de nouveau à Turin, ou plutôt, s'il y a du nouveau, je vis trop retiré pour le savoir...

Souvenez-vous qu'il ne me suffit pas que vous jouissiez d'une bonne santé et que vous ayez l'esprit content, je veux encore vous savoir laborieux et persévérant.

L«8 Pensées avancent-elles* ? Allons-nous voir éclore quelque belle nouvelle* ? Serais-je assez heureux pouf que, quand nous nous reverrons, vous ayez à me lire un cahier entier, mais un gros cahier?

* Allusion au livre Pensieri ed esempi, publié après la mort du comte Baibo, par Félix Lemonnier à Florence.

(Note de VÉdéteur,)

* Les Novelle de Cesare Balbo furent publiées, quelques-unes de son vivant {Novelle d'un maestro di scuola), d'autres après sa mort, par F. Lemonnier, qui les réunit aux autres déjà imprimées. {Note de C Éditeur,)

Mais à propos d'œuvres remarquables^ vous savex que VEzzeïino terzo de Harenco a paru ?

Lorsqu'il y a quelque temps déjà, il vous en flt lire le manuscrit, vous me dîtes y avoir trouvé un rare mérite. C'est aussi ce que j'y trouve moi-même. Je serais bien heureux de savoir f^ire pareille chose. Il me semble que ce tal)leau d'histoire, outre le plaisir qu'il cause à la lecture, ne devrait pas moins réussir à la scène. Dans ses compositions, Marenco développe chaque jour de plus en plus le talent d'un maiire.

Je suis de tout cœur votre ami bien affectionné.

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