M. LE COMTE JULES DX RESSÉGUIER
"••'•'' ' '"' '"••"' " ■ ' torin, 30 mai 1833.
ifijusj'aîies' preuve iie liant d^amabilitc envers moi !*^ne 'sûiis qu un homme (le fort peu de mérite, que ae sais comment vous en remercier. J apprécie mimenl'et' î^alimirelès Wàux vers dont il vous a plu m^ôno'rer.^'ils oni le défaut de dire de moi des Mes trop magnifiques^ ils attestent du moins dans
r éveillé celte sympathie chez un homme qui prose un si grand amour pour la vérité et pour la jus- 3. et oui par conséquent abhorre les hypocrites pielé^ de l'égoïsihe; içt chérit lès hommes qui aspiil sincèrbmént à la vertu. Oui^ Monsieur^ les danses bannières suscitées là ou là par la diversité I circonstances^ peuvent presque toutes abriter des rtisans respectables. Je dis presque toutes^ parce e j^éifcliis toute bannière levée par des mains pères. Bien que j'aie cru un temps à tel concours
Ud des fondateurs el des rédacteurs de TEcho de la jbume iHCB, Journal du progrès par le christianisme. Cette lettre de ?îo Pellico parut, traduite en français , dans ce journal , en ^mbre 1833, tome l«r, 40^ livraison.
{Note de l'Éditeur.)
d'événenients qui pouvait délivrer la nation italienne de la domination étrangère Je n'ai jamais été pour les sacrilèges tentatives des ennemis de Tordre. Maintenant^ je ne m'occupe plus de politique^ et je trouve plus simple d'abandonner le soin des peuples à Dieu. Il sait quand il doit les conirister, tes diTisèr; lés réunir^ les relever^ et parfois ces iieuples qui brillent le moins par la puissance ne sont pour eela ni l6» fias dégradés^ ni les plus malheurem. Diëu'se tevides disgrâces comme de la prospérité deslMMinneè pihir l'avantage de ceux qui cherchent à se rendre meilleurs^ de ceux qui le cherchent, lui. Je ne vewfM dire par là qu'il faut être indifférent au 4rioniphe'4«B bons ou des méchants, mais quand lUi bemme vfit^ pas en position de contribuer en connaissance de cause au sort d'un navire peu favorisé des vents, il doit se résigner à ne pas augmenter par une vaine agitatioo le trouble de l'équipage, il doit se borner àprier Dieli et à rendre, s'il le peut, quelques services à son prochain. > •' Vous me dites. Monsieur, que toute votre famille m'accorde ses sympathies; veuillez en exprimer iroa reconnaissance et offrir mes hommages aux dignee personnes qui la composent. Rien n'est doux comoie d'être aimé par des âmes nobles, et d'en connaître quelquefois de nouvelles. Cela embeUit la vie.
J'attache un très-grand prix, Monsieur, a vos aim^ blés vers et à l'estime dont vous m'honorez, et j'ai rhonneur de me dire, avec le plus grand resi^ect, etc.
Atr COMTE CESARE BALBO.
Turin, 8 juin 1833.
Monsieur et très-cber comte.
. i'etpène^ cher comte, qu'après la naissance du nonfeaacîtoyen de Camerano ^ ayant, vous aussi, l'esprit ftai tranquille^ vous jouirez d'une bonne santé et pourrex «urourer à votre aise les délices de la vie «hampètre. Il ne serait pas mal non plus de ne point y <eoataerer tout le jour, mais de réserver aussi quelques heures à la composition.
Vous saurez qu^à Turin les terreure paniques teroUent vouloir cesser. Hier que la ville fourmillait de monde à cause de la procession, il n'y eut pas le fhoê léger désordre, le plus léger indice de malveillance dans le peuple. Bientôt, j'en ai la cor.fiance, les exagérations auront leur fin, et on verra que ces furieux républicains formaient un petit nombre d'insensés dont il n'y a pas à avoir peur : et jeunes parleurs sans conséquence aucune , auxquels se sont mêlés deux ou trois coquins. Tout cela au lieu d'être un malheur sem peut-être un bien pour notre pays; parce que, d'une part, les imprudents acquerront de la prudence, et que, de l'autre, on Terra qu'en Piémont aucun homme de quelque
» Camerano, villa du comte Baibo, dans la province d'Asii.
(Soté' (le l'Editeur.)
valeur ne vent s'allîer aux jAcobins de Pramîe, fanatiqnes instigateurs de mouvements qui, tofft lie monde le sent^ n'alx)utiraient qu'à des AN^rérâtesées et à des' folies déplorables... .i :( j