‹ Lettres, recueillies et mises en ordreChapitre 37 sur 113 · V. On peut dire que Tercsa est un personnage d'in · texte numérisé non relu

V. On peut dire que Tercsa est un personnage d'in

1 M. Nicomède Bianchi, de Modène, à qui nous devons cette lettre, à lui adressée (comme aussi Tauire en date du 49 août de la même année), a la bonté de nous communiquer un fragmeit d'une lettre qui lui fut écrite parGiambatlisla Niccolini relaiif^ ment à VOriis, fragment qu'on aimera à rapprocher des paroles de Pellico sur ce livre :

a Leoni de Parme a écrit que j'étais le Lorenzo de l'Ortû; mais ce n'est pas exact. Le roman de Foscolo avait paru avait que je le connusse lui-même. Lorenzo est un personnage d*iBvenlion comme la Teresa, en qui beaucoup de dames ont cra reconnaître leur portrait. La première édition de l'OrtiJt esl très-rare ; Foscolo en détruisit le plus d'exemplaires qu'il pol, regardant celte (t'uvre comme indigne de sa noble intelligence, parce que c'était une imitation trop manifeste du UVrUbrrde Goethe. •• (Mote de rÉdUmr,)

veDlioo; seulement Foscolo aimait alors une dame (lu noai de Teresa^ mais dans d'autres cirœnstances que celles du roman.

Pauvre Foscolo ! que d'amour pour la vérité, et que d'erreurs dans cette ardente intelligence ! il est difficile d'écrire sur lui. Les uns lui refuseraient toute iodulgeoce , les autres voudraient nier tous ses torts, et le faire plus héros qu'il ne fut. Il mérite l'éloge et le blâme, mais un blâme tempéré par la charité.

Je vous remercie de tout ce que vous voulez bien m'écrire d'aimable, et je suis votre très-dévoué serviteur.

A M. LE COMTE LUIGI PORRO

Turin, 30 janvier 1840.

Très-cher comte Porro,

En commençant cette nouvelle année, j'avais compté parmi mes premiers soins celui de vous écrire, puis je n'ai écrit qu'à votre excellente Nancy, de qui j ai de bonnes nouvelles. Ensuite j'ai laissé de côté toute résolution prise, pour travailler uniquement à lutter contre des paralysies et des fièvres qui ne me laissaient aucun re|)0s. A présent, du moins, j'ai un |ieu de répit, et suis hors du lit. Mille remerciements pour votre chère lettre. Lorsque la comtesse Lalaing passa en Piémont, j'étais à la campagne, et je pus à peine lui rendre une visite. Le docteur Gaston ny était pas, et je ne fis point connaissance avec lui.

La strophe dont vous me parlez fut précisément

écrite par moi pour la première foi» dai» l^ane de mes prisons de Sainte-Marguerite/ puis je récrÎTis de nouYeau dans celles de Venise et du Spiclberg. Elle exprime une vérité qui m'a toujours ft*appé et souveni consolé K

La Masino et son mari vous saluent. Mille choses à Castiglia^ à Bachiega , à tous ceux qui là-bas se souviennent de moi.

Je vous embrasse du fond d'un cœur qui ne saurait ne pas vous aimer^ ne pas avoir gardé mémoire des excellentesqualitésqui vous distinguent. Aimez comme il vous aime votre ami Silvio Pellico.

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