‹ Lettres, recueillies et mises en ordreChapitre 47 sur 113 · BARON ACHILLE DU LAURENS, A AVIGNON · texte numérisé non relu

BARON ACHILLE DU LAURENS, A AVIGNON

Turin, 7 juillet 1841.

Monsieur,

^^ Vous dois encore des remercîments pour toutes '^choses aimables qu'il vous a plu de m'écrirc, en ^^ du 30 avril ; [lardonnez-moî une paresse causée par fjç grandes tribulations. Après la perte si douloureuse que j'avais faite de mes chers parents, je ^^"Vais n'être plus destiné à voir mourir aucun des "^^^us, cl'autant plus (pi'étant toujours moi-même

plus ou moins malade^ il était probable que ma Yie s'éteindrait avant beaucoup d'autres. Il n^én'à pas été ainsi ! Un frère sain^ robuste^ que tout le monde auraîi regardé comme assuré de me survivre, m'a été enlevé tout à coup, et c'était mon meilleur anii ! Mais lliomme ne doit pas se |)laindre de ce qu'il a plu à Dieu de décider. Son adorable volonté est la seule bonne, nous devons nous y conformer. Je voudrais remplir ce devoir, mais mon pauvre cœur sent vivement. Ma santé déjà peu solide en est devenue plus inisénible. Voilà pourquoi. Monsieur, je suis |)lus que jamais un mauvais correspondant |K)ur tout le monde. Vous êtes si indulgent que vous m'excuserez.

Je puis vous donner des nouvelles assez récentes de votre digne cousin, M. le cbevalier Manfredo. Il se porte bien, et va se trouver chargé d'affaires à cause d'inie absence que le comle Rossi doit faire de Pétorsbourg. Ce n'est pas le chevalier lui-même qui me récrit, mais un ami commun, le prince Wiasemski.

Je vous réitère le témoignage de ma res|)ectueuse estime, et en vous priant de me conserver vos bonnes grâces, auxtiuelles j'attache un prix inflni, j'ai l'honneur d'être, etc.

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