‹ Lettres, recueillies et mises en ordreChapitre 69 sur 113 · A SA SŒUR JOSÉPHINE · texte numérisé non relu

A SA SŒUR JOSÉPHINE

Rome, 27 novembre 1845.

ii^,I^e ,.cr^h$ rien pour ma santé : j'ai la bénédiction (i^un vénérable pontife qui a 81 ans, et que j'ai epvie d'imiU^r en vivant longtemps. Oh ! quel digne et aiiriable saint-père ! J ai été touché de son acciieil si bon, si indulgent ! Des circonstances avaient çau^. fUn , retard à , ii;i^ présent^ion; ell^ eut enfin lieu jeud^.'sO},^ q^atrè^^, heures, y me reçut dans sa cbanîi|tf^.dQ |tr^va!u,.A nion arrivée il cessa d'écrire^ et vpy^nt .<j|u^^,j|L' fajsfiis. aux premiers pas la génur

flexion . pr^acdte , il.ine dU crai^ancerntout .siinplemeot.') i. » •( - .< > ^ * ..( , ','■> ^i*ù\

J -allai aie prosierner devani lui^ je lui baisai ils pied; il bdo souleya de teirre avec boQté> me bénk* mnt etniiaccordantaliiAsi de nombreuses bénédictioi» que je' lui demandai pouir toutes les personnes avec qvi >|1ai. des liens ;de patrealéou de bienveillance. On fait ces: demandes»! sans ^nommer les individus, et ainsi * tel bénédiotioB: du. sainUpère s'étend sur (eus ceqx qneJ'oni aime A à >4ui on voudrait obtenir des grteesw'Tif asiddno,euita bonne part dans.mon inten^ tteivetavec ioi j'ai pensé à' la famille Daviso, et à œ ipii folrmè ton petit monde. :<'

Ensuite tt daigna s'Mtretenir avec moi de mon temps passé, du Hvre des Jf t€ Frigianiy des preuves d'amour que Dieu m'a données. Toutes ses exprès** sions ont été belles, saintes, encourageantes. J'ai répondu à tout avec simplicité et reconnaissance. Enfin il m'a dit qu'il ne voulait pas me laisser partir sans me donner une médaille ; et voilà qu'avec ses 81 ans il se lève tout dégagé comme s'il n'en avait pas même soixante, il va à une armoire qui était à un des coins de la chambre, il en tire une béltê médaillç d argent et il me la donne.

Je me mis à genoux pour la recevoir^ Je lui baisaj' la main, et je fus congédié avec le sourire le plïis paternel.

Qu'eii dites- vous, Mademofseïlc? n'è^t-lcc pèS^ là utie' heureuse journée ? Je suis content, je suis gal^ jë'Véui que tu le sois aussi, je ne veux plus qà(! tu soiiffrtîs le' JVfbrto, je veux que tout soit paradis dbriè nos'i^OBiirs^

je veux que nous deYcnions ions fous... mais de la folie de la croix^ pour être sages dans les siècles des siècles.

Ainsi soil-il ! *

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