‹ Lettres, recueillies et mises en ordreChapitre 7 sur 113 · LETTRES INÉDITES · texte numérisé non relu

LETTRES INÉDITES

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SILVIO PELLICO

A UGO FOSCOLO^

7 mai 1815.

Cher Ugo,

Deux jours après ton dépari Giulio vint à Hilan^ ne sachant rien encore. Des gens de la police visitèrent tes effets ; les livres étaient déjà chez nioi^ tes malles^ etc.^ dans une maison où Agapito a une chambre, et d'où ton frère avait donné Tordre à Ottolini de les retirer. Le bureau et la cassette, qui devaient

1 Cette lettre et les quatorze suivantes, adressées par Silvîo Pellico à Ugo Foscolo, ont été détachées, par nous, du troisième volume de la Correspondance d' Ugo Foscolo, imprimée à Florence par Félix Lemonnier. Les auteurs de ce recueil avertissaient en note {Epistolario Foscolo^ vof. ri, p. 394) qu'ils s'étaient scrupuleusement conformés aux désirs de Pellico, relativement aux phrases ou aux mots supprimés ou changés dans les susdites lettres. Ces lettres sont conservées dans ce qu'on appelle VArchivio Labronico. La lettre dans laquelle Pellico rendcomptt; des moditications qu'il veut qu'on introduise dans ses lettres de jeunesse à Foscolo, porte la date du 15 septembre 4853, et est adressée k Francisco-Silvio Orlandini.

Voyez, dans noire ro/Mton,' cette lettre de Pellico, au nu< méro d'ordre 317. ( Xotr de V Éditeur,)

être remis h monseigneur ^ je les ai déposés dans les mains du baron % parce que le premier était ailé à Turin.

Aiyourd'hui j'ai une ré|)onse de Barinetti ; il a fait ta commission et remis Targeni à Porta^ et il ma rendu le petit livre.

Giulio^ dont Técole a été fermée, c»st revenu ces jours-ci à Milan, d'où il ta écrit. Il est allé voir le maréchal qui lui a parlé de toi et lui a dit qu'il regrettait ta détermination d'autant plus qu'il Tavait obtenu une place. Giulio me charge d'ajouter que s'il te convient de revenir à Milan lu n'as qu'à faire parler au maréchal, etc.; adieu.

Quelques jours après ton déi>art, j'ai remis ta lettre à la Belgioioso, j'avais d\it)ord donné la sienne à la Nava.

A U(iO FOSCOLO.

17 octobre 1815.

Cher lîgo.

Il y a longtemps que je n'ai de lettres de toi. Trecbi m'a dil dcniièremeut que ta santé était rétablie. E»-tu tranquille; dans ces montagnes ? Dans tes entretiens avec les Grâces oublies-tu nos malheurs?

Je tVnvoie une lettre que mon fœre m'a expédiée de Gènes.

I L*abbé (Je Brème.

• Sigismondo Trerhi.

Ecris-moi et airae-moi. Je ('aime dé cœur, Vraîmetrt decœnr.

P. S. Passé le 20, je porterai à Barinettî lenqtiit^ tances ordinafres.

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