‹ LettresChapitre 16 sur 52 · UADAUE LA UABQUISE d'bARCOURT · texte numérisé non relu

UADAUE LA UABQUISE d'bARCOURT

Parie, 3 novembre 1816.

M. de Viel-Castel est bien heureux. Il part aujourd'hui pour Sainte-Eusoge. Il vous dira que je suis malade et qu'il est bien portant; il vous dira qu'il vient passer quinze jours avec vous, et que ces quinze jours je les passerai dans le très triste Paris. Tout cela dit, je ne veux pas renoncer à ce voyage de Sainte-Eusoge. Je me dis, de temps en temps, que je

D3.,zoa,.,CoOj^L

pourrais bien trouver une petite éclaircie de santé un de ces jours et "qu'alors je commencerais ce voyage difflciledontle terme me plaisait beaucoup... J'aidtné avant-hier avec M. et madame de Sainte-Aulaire et Louis. Ils étaient tous les trois à, merveille et fort contents de nous planter là pour vous retrouver au bord du Loing, Les amis de Job sont demeurés plusieurs jours auprès de lui pour faire de la controverse, mais les amis d'aujourd'hui ne font pas des! longues visites. Ils disent tous comme cet ancien évêque qui s'écriait : « C'est drôle ! je n'aime ni les gens tristes, ni les gens malades. Je ne me plais qu'avec les gens bien portants et entrain de la vie. u Ajoutez à cela que les amis de Job n'allaient point, par les maisons de campagne de l'Arabie dire : j Ce pauvre Job ! ' il est un peu fou. Il n'est pas malade du tout; il se porte comme un charme. »

Page 1