‹ Lettres Slaves 18331857 Orient, Pologne, Russie Christien OstrowskiChapitre 2 sur 110 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Il y a vingt-cinq ans que M. Chrislien Ostrowski s’est réfugié en France, après avoir vaillamment combattu pour la cause polonaise; depuis, voyant sa carrière militaire interrompue et son magnanime pays rejeté sous la domination étrangère, il s’est acquis dans notre littérature une place distinguée. Mais pendant ces vingt-cinq années, il n’a pas cessé un seul jour de penser à la patrie absente ; et toutes les fois que l’occasion s’en est présentée, soit comme poète, soit comme publiciste, il a manifesté ses sentiments polonais et protesté en faveur

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de sa ualionalité devant les iieuples de rEur.ipe. Nous nous rappelons une circonstance louchante où M. Christien Ostrovvski, noblement inspiré, produisit sur une nombreuse assistance une vive impression. C’était en t843, aux funérailles de Kasimir Delavigne, qui avait si bien chanté la Pologne. S'approchant de la tombe ouverte où descendait une des gloires de la France, il prit la parole au nom de ses compatriotes, et jeta pour dernier adieu, sur le corps de l’auteur de la Varsovienne, un peu de cette terre polonaise que les exilés emportent avec eux, afin de rendre les derniers devoirs à leurs frères mourant loin du sol natal. Ce fut un moment splennel et qui doit dater dans la vie de M. Ostrow'ski.

L’auteur reproduit aujourd’hui la plupart des lettres qu’il a écrites à diverses époques sur la question polonaise; et certes, cette publication ne pouvait se faire dans un temps plus favorable. La politique de la Russie est venue s’emparer récemment de l’attention publique, et tourner tous les yeux vers cette puissance envahissante qui, non contente de posséder la septième partie delà terre habitée, semble rêver un empire universel. T.e tzar de toutes les nnssics a l’air de s’imaginer

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