‹ Lettres Slaves 18331857 Orient, Pologne, Russie Christien OstrowskiChapitre 45 sur 110 · PLACE DE LA BASTILLE · texte numérisé non relu

PLACE DE LA BASTILLE

liberté, nous vous jurons éternelle alliance j puisse cet adieu suprême raaitjiier dans l’histoire des deux peuples-soldats comme un embrassement duquel doit sortir la liberté du monde 1 Les larmes dans les yeux, nous vous pressons tous sur nos cœurs de frères, nos cœurs déchirés par les douleurs do l'oxil, mais aussi palpitants des plus magnifiques espérances pour la patrie polonaise ! Merci, pour celte longue hospitalité que vous nous avez donnée, nialglé les lâches rélicences d’un gouvernement brisé par votre indignation ; merci, pour votre assistance dans ce cortège du départ où nos rangs, sont confondus avec les vôtres : merci encore pour les vœux qui nous accompagnent, pour les inspirations de dévouement sans bornes qui se pressent dans vos âmes !

Peuple français, adieu ! La Pologne vivra ; c’est notre vœu, notre espérance à tous, c’est le cri de l’humanité : c’est la volonté de l’intelligence éternelle qui veille sur le salut des peuples. Vous êtes déjà libres ; notre indépendance sera la tille aînée de votre liberté I

Paris, 26 mars 1848.

{Le Constituant.)

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