‹ Lettres Slaves 18331857 Orient, Pologne, Russie Christien OstrowskiChapitre 46 sur 110 · APPEL · texte numérisé non relu

APPEL

monde slave, remué jusque dans ses fondements par la nouvelle révolution française, prépare une insuirecliou immense, qui einbrasora tout le nord et tout rorientde rKurope.

Par leur dévouemeiil à la causH de la liberté dans tout l’iinLvei's, les Polonais ont dès longtemps acquis le droit de servir à la fois d'avanl-garde et de corps de réserve à cette sainte insurreclionde tous les opprimés slaves contre leurs oppresseurs. 11 s’niïit donc de proupei’ autour de la l’olof/ne en un faisceau indeslructilile toutes ces forces redoutables, que paialyse leur isolement. Il faut que les quatre nationalités dont la r.ice slave SC compose : Po'onais, Hohèmcs. Hiissiens et Slaves du midi, tous humiliés sous une même coalition de despotes, s’unissent dans un même inléièt. Pour s’unir, ils ont besoin de délibérer sur une terre libre ; et de bien s’entendie, atin de se lier solennellement parmi pacte fédéral. .Alors seulement, ils pourront sans crainte confondre leurs bannières sur le grand champ de bataille où se décidera l'avenir du monde.

Dans le but de hâter l’Iieure de cette ligue émancipatrice, cl d’oll’rir un centre de réunion pour tous les amis de la c.;iu.se slave, une société s’est formée à Paris, au foyer même d’où s’élancent aujonrd’liui sur le reste du monde les étincelles du feu qui d(ùi uit et qui régénère, ('.elle société pour l’affranchisseinent de tous les Slaves prétend aider les Polonais à se dégager de la triple tyrannie qui les tient enchaînés ; encourager les patriotes russes dans leur généreux eflort pour hi iser l’autocratie ; olfrirun appui aux Bohèmes dans leur résistance chaque jour plus hardie contre l’oppression antrichienne , enfin éclairer dans leur marche vers la conquête de ce qu’il leur reste encore de droits à recouvrer, les peuples slaves de la Hongrie et du bas Danube, comme les alliés naturels de l’Italie et de la France, et comme les intermédiaires nécessaires qui unissent la .Méditerranée h la Vistule.

Convaincue que le moment est venu oii tous les droits foulés aux pieds vont recevoir enfin une réparation éclatante, la Société slave de l'aris ne négligera rien pour seconder chez les quatre grands peuples slaves les progrès de la réforme sociale, non moins (|ucccux de la renaissance politique. Hadicale dans sa démocratie, ni le servage, ni aucune espece de redevances et de monopole ne ti'onvei'oivj d’excuse à ses yeux. File s’ell'orcera d’établir des rapports de fraternité et de secours mutuels entre les ouvriers des pays slaves et les ouvriers fi ançais. Elle

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