‹ Lettres Slaves 18331857 Orient, Pologne, Russie Christien OstrowskiChapitre 47 sur 110 · DE LA SOCIÉTÉ SLAVE · texte numérisé non relu

DE LA SOCIÉTÉ SLAVE

dt'nonceraà l’opinion les odieuses entraves qui pèsent sur l’organisation du travail, sur l’état des paysans, sur la propi iélé, l’industrie, les rapports civils et religieux des hommes, dans ces malheureuses contrées ; elle cherchera le remède à tant de maux, dans l’association et la solidarité.

•Pour compléter son œuvre, la société se propose de publier dans les langues fran(,aise et polonaise un journal destiné à servir d’organe aux diverses nationalités slaves, à discuter leurs intérêts, à faire harmoniser leurs tendances et à propager dans leur sein l’agitation émancipatrice nécessaire pour contre-miner les intrigues du panslavisme moskovite et de la domination allemande.

La société se compose de membres résidant en France et de correspondants habitant l’étranger, l’our en faire partie, il n’y a d’exigé (|u’unc seule condition; celle d’un engagement formel de travailler pour la grande cause de l’aflranchissement des Slaves de Pologne, de Bohème, de Russie, de îa Hongrie et du Danube.

La société s’ouvre indistinctement aux hommes de toutes les nations. Néanmoins, les membres étrangeis sur lesquels on compte le plus, sont les patriotes hongrois et italiens. En attirant sous le drapeau ^de l’aigle blanc les volontaires du Danube, les légions polono-slaves peuvent aller jusque dans les steppes du Don combattre et anéantir l’autocratie. D’un aiilrc coté, en s’associant scs voisins d’Italie, avec qui les lllyriens partagent déjà de fait la possession de l’Adriatique, la révolution slave triomphera sans peine du despotisme autrichien, et ouvrira par contre-coup aux .Moldo-Valaques, anx Grecs et à tout l'Oi ient chrétien, une ère nouvelle d’indépendance et de civilisation I

Suivent les signatures.

Pari*, 28 mars 1848.

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