LE GÉNÉRAL BEM
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combat. Au bruit du canonrussc, j’dtais aixonriien toute hâte de la Transylvanie; mais il est trop tard, la trahison avait porté ses fruits : le découragement élait partout. Le cœur bri.sé, je quittai le dernier le sol de la Hongrie, et je me mis sous la protection du gouvernement tuik.
Je puis cependant vous assurer que, si j’avais été appelé à tetups pour commander l’armée hongroise, pas un .soldat russe ni auliichien ne serait sorti de ce (lays; les ressources qu’il présente sont immenses :et je puis vous en donner une idée en disant qu’à la lin de la cainpagne, nous avions trois fois autant de troupes et de provisions de tout genre, qu'à son début.
Sr le désastre de la Hongrie a couvert de deuil toute cette noble contrée, ses conséquences |)euvent tourner au protit de la cause nationale ; car dés à présent une collision entre la Turquie et le tzar me parait inévitable : et son résultat (inal doit être le rétablissement de l’indépendance polonaise. Les forces de la Turquie sont suflisantes pour anéantir la puissance moskovite ; son armée excellente brûle de se mesurer avec l’ennemi : au premier signal, tout ce qui respire saisira le glaive. Je n’exagère pas eu alïiimant que, pour une guerre olfensive, il sera possible de jeter de trois à quatre cent mille hommes dans les frontières russes, sans dégarnir enlièremeut l’intérieur; vous concevez aisément ce qui en adviendra (wiir uous-mèmes. .Mais il faut avant tout cpie le gouvememetit tui k puisse se dégager de l’onéiïusc tutelle de la politiqire étrangère, qui lui lie les mains ; de celle de r.Vngleterre sur tout dont 1 ambassadeur, lor d Stralford, fait ici la pitrie et le beau temps. C’est à son influence aussi que je dois d'êtr e interné dans la ville d’.Mep ; mais cela ne peut guère durer : car je fais pour en sortir tout ce qui e.^t dans la pui!5.«irtce humatueî
Quel domn,agc qrre le gouvernemerit frart<;ais ne donne pas à sou envoyé des instrrrclions plirs précises, etr lui défendant de se trairrer à la remorqtie de la polrtique anglaise, pour p iler aux événements decbifs qui peuvent cclattr d’un jour à l’aulr t'!
Quant à votre projet et à celui de vos compatriotes de venir me rejoindre en Turquie, nous p<Kiirons y *jnger sérieusement dès que je serai à Constantinople; c’est-à-dire dans un mois ou deux, si toutefois lord Stratford veut bien le permet re : et alors, la guerre éclatant, je ne doute pas que les ofti-