‹ Lettres Slaves 18331857 Orient, Pologne, Russie Christien OstrowskiChapitre 85 sur 110 · L’ÉMIGRATION POLONAISE · texte numérisé non relu

L’ÉMIGRATION POLONAISE

A TOUS, noble cœur, généreuse intelligence, qui , pendant nos jours d’exil et de captivité, nous avex soutenus par de loyales et courageuses paroles ;

A vous, liisloricn patriote, qui pénétré de la même foi que la nôtre, croyez qu’il n’est point d’Europe libre sans une Pologne libre;

A vous, Jidcs Miclielet, auteur de la Légende de Kosciuszko, invariable ami de noire Adam Miçkiewicz;

Nous , émigrés polonais, venons offrir cette image d’un héros popidairc, en témoignage de l’étemelle reconnaissance que nous vous garderons dans nos âmes, pour la pieuse et constante sympathie que vous avez vouée à notre cause ; pour les énergiques accents que vous avez prêtés à nos aspirations, pour celte foi robuste dans l’avenir qui a déjà transmis votre nom au respect de tous les peuples slaves.

Nous savons que vous'ne recherchez pas les louanges des hommes ; que la voix intérieure de votre conscience suffit à votre patriotisme. En vous faisant cette offrande, nous obéissons surtout à un besoin de nos cœurs ; et nous vous prions de l’accepter avec le même sentiment tout fraternel, avec lequel nous le déposons entre vos mains.

Que les noms polonais inscrits au bas de cette page vous rappellent un jour cette famille d’exilés qui, malgré les plus amères déceptions, malgré la plus douloureuse attente, n’a jamais désespéré du salut de la patrie et de l’humanité.

LA POLOGNE ET LE PAÜSLAVtSME ^^3

• Quoi qu’il advienne dé ceüx qui !eâ oHt sighésj et i}tii, tttli= jours animés de la inêmé confiance dans la jilslice divine, seraient heui-eux de sceller de leur sang le Iriothplie dé leur foi politique; quelles que srtiéiit les destinées à venir dé Itk France, que nous avons si longtemps Considérée comtne Une seconde patrie : nous vous jurons un impélissablë souvéiiir jusqu’au dernier moment de notre vie, et nous ne Cesserons de vous ranger jiarmi les défenseurs les plus zélés, les jilliS actifs, comme aussi les plus méritants dé la sainte câuse jiolonaise.

Agréez, etc.

StiJt'fent lés sfffhatuivs.

PAria, ic mal-s 1866.

riÉPOKSE;

« Toute une vie de travaux serait trop payée par un tel témoignage. Qii'ai-je fait, sinon de dire ce que tous sentent aussi bien, et diraient mieux que moi?

» Je voudi-ais serrer sur mon cœur ceux qui ont signéj Veuillez le leur dire ; et qu’aucun d’eux : je le 8E^s, n'esl plus Polonais que moi-,

» AgI-éez; etc.

» Jl'LÉâ MiCHELIeT. 1)

Paris, 17 mars ISfib.

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