‹ Lettres sur l'agriculture moderneChapitre 3 sur 12 · PRÉFACE. V · texte numérisé non relu

PRÉFACE. V

sol. Ce qui dépend de la nature du mode d'exploitation, l’auteur l'explique par la nature du sol; il dit au praticien qu'il n’est pas nécessaire de rendre au sol les alcalis qu'on lui a enlevés, puisque ses terres en renferment des quantités inépuisables. Ce fait, il est vrai, est en opposition avec toutes les connaissances chimiques qu’or possède à ce sujet; mais peu importe que le sol soit épuisable ou non, si l’on se soucie peu de la chose principale, à savoir du coût des matériaux à acheter au dehors, ete., pour rendre au sol ce qu’on lui a pris. L'auteur explique encore au praticien pourquoi Île guano et les autres engrais qui suppléent au fumier lui sont si utiles. « Il est clair, lui dit-il, que toutes ces substances ont un élément commun, l’azote ; et, puisque leur emploi donne le même résultat (augmentation équivalente des récoltes), il est évident que la cause doit en être commune, c’est-à-dire, la même pour toutes, En faisant produire au sol du grain ou de la viande, on lui enlève de l’azote, ce qui a pour conséquence d’épuiser les terres; il est donc naturel que la restitution de l'azote à un champ rende à celui-ci sa fertilité première. » Il serait plus qu’insensé de vouloir contester le fait du rétablissement de la fertilité des champs de céréales par l'emploi du guano, des os en poudre ou du tourteau : ce fait est d’accord avec l'expérience du pra-

ticien, et, par suite, ce dernier regarde comme vraie Œ,

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