CHEMINS DE FEU
eu lieues de 4,000 mètres.
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Autres États (i) .
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Total général de rEuropc ,
id> des États-Unis .
Note 1 6- (Page $£.)
Des moyê n s de voyager au æ Etais ■- U ah ♦
Aux États-Unis, Ton ne voyage pas en poste, IL faut aller en diligence avec tout le monde et comme tout le monde. Le système degalité est absolu à cet égard; il n’y a même pas, comme chez nous, plusieurs compartiments dans la même voilure, ou, comme chez les Anglais, les places du dedans elles places du dehors. Les diligences américaines sont ordinairement à neuf places , peu commodes, et mal suspendues.
Ceux qui ne veulent pas voyager en diligence sont obligés d’aller à petites journées dans leurs propres voilures et avec leurs chevaux. Les riches planteurs du Sud usent quelquefois de ce moyen.
Aujourd’hui, dans quelques parues du Nord, pendant la belle sab soîij il est assez d’usage de louer, pour soi et sa famille, une diligence à volonté, qu’on appelle u netf/m. On a alors, pour deux ou trois personnes souvent, une voilure à neuf places. Lest encore un mode de transport peu doux et peu rapide.
(t) ApproTnirntiTcmeaii
NOTES
Note 17. (Page 98.)
De l'influence politique des chemins de fer .
Avant les chemins de fer et les bateaux à vapeur, les seuls moyens de communication en usage aux Élats-Unis étaient les stages, qui cheminent avec une vitesse de deux lieues (8,ooom) à l’heure. Aujourd’hui, en France, la vitesse moyenne des voitures publiques dépasse Je très peu ce chiffre. La malle-poste, qui ne transporte qu’un très petit nombre de voyageurs, atteint la vitesse de trois lieues et demie à quatre lieues. En poste, on ne fait guère que trois lieues à l’heure, et c’est un mode de transport qui est à l’usage d’un très-petit nombre de personnes seulement- Il faut qu’un chemin de fer soit peu perfectionné pour que l'on ne puisse y circuler avec une vitesse moyenne de six lieues à l’heure, c’est-à-dire trois fois plus grande que celle des diligences françaises et américaines. A ce compte, au moyen des chemins de fer, un pays neuf fois grand comme la France , se trouverait , sous le rapport des communications, dans la même situation que la France actuelle dépourvue de chemins de fer. En supposant une vitesse de dix lieues à l’heure, c’est-à-dire quintuple de celle des diligences ordinaires, le rapport d’un à neuf se change en celui d’un à vingt-cinq; le rapprochement des hommes et des choses s’accélère alors dans la même proportion, c’est-à-dire qu’un territoire quatre fois et demie aussi vaste que l’Europe occidentale et cinq fois aussi grand que la portion desÉlats-Unis occupée par les vingt-sept États ou Territoires organisés au ier juillet i836, s'administrerait alors tout aussi vite et tout aussi aisément qu’aujourd’hui la France,
Note 18. ( Page 107.)
Entreprises géologiques.
Depuis quelques années, cependant, les législatures de divers États se montrent animées d’une louable sollicitude pour la science géologique. Le Maryland a, parmi les fonctionnaires publics de l’État, un géologue ( State Geologist) qui dresse la carte géologique du pays, particulièrement dans un but d’application. Ce géologue, M. Ducatel,afait déjà des découvertes précieuses pour l’agriculture, par-
NOTES
ticulîèrement sous le rapport des marnes. L/État de Tennessee a aussi un géologue tM. Troosi- L’État de Massachusetts a fait dresser sa carte géologique parM. Hitchcock* Le congres a volé quelques fonds pour l’examen des régions situées à l'Ouest du Mîssîsaipi. L'État du Maine vient de consacrer à sa carte géologique 5, ooo dolï. (s 6,6oo fr,}, et en a chargé M. Ch- T, Jackson.
La Pensvï vante a entrepris pareillement sa carte géologique; mais il paraît qu'elle y a consacré des fonds insuffisants , et qu’aucim homme de talent ne voudra entrer à son service avec le mince salaire qu’elle offre.
Les États de Virginie et de New- Jersey onf aussi fait examiner sommairement ïeur sol.
L’État de New-York s’est signalé par la largeur avec laquelle il a conçu fexécuiion de sa carte géologique. Pendant la session de i83b, ïa législature a voté, pour cet objet, une somme annuelle de afbooû doll. { ï385oüo fr.), pendant quatre ans. L’État a été divisé en quatre districts , confiés chacun à deux géologues. Un botaniste, un zoologiste et un chimiste, ont, enout^e, été attachés à l’ensemble du travail. Les quatre géologues en chef, choisis pour les quatre districts, sont MM, Maiher, ex* professeur à Pécule de West- Point, E, Emmons, T, Conrad et L. Vanuxem, M. Terry fera la botanique, M. de Kay, la zoologie, et M, Bick, chimiste, sera chargé de l’analyse des minéraux , marnes et eaux.
C’est principalement à M. Dix, qui remplit avec distinction , depuis plusieurs années, les fonctions de Secrétaire d’État local, que l'Etat de New-York est redevable de cette belle entreprise.
C’est ici le lieu de rappeler que la carte géologique de France, commencée en i8aa, touche à son terme. La pensée en est due à M. Brochant de Vïllicrs, inspecteur- générai des mines, qui, dès 1802, rechercha les moyens d’accomplir ce grand travail. En iSrr, Î1 présenta au Directeur Général des Mines un rapport qui resta dans l’oubli. En 1833 , à l’occasion de la belle carte géologique d’Angleterre, exécutée par M. Green ou gh , il renouvela ses instances, qui furent appuyées par le Conseil de l’Ecole des Mines * M. Becquey, alors Directeur-Général, les accueillit avec empressement. M, Brochant fut chargé du travail, avec deux ingénieurs adjoints, MM. Élie de Beaumont et Dufrénoy,
HOTES
Le travail actif d'exploration a été accompli par ces deux derniers savants, qui se sont aidés des lumières des ingénieurs des mines placés dans les départements. M. Brochant a conservé la direction , et a pris part seulement a quelques voyages d'observation générale en Angleterre, dans les Alpes et dans l'Ardèche.
Pendant onze ans, de r8a5 k i835 inclusivement, les frais de la carte géologique de France ne se sont élevés qu'à 4Moo fr. en tout.
En ce moment, les conseils-généraux , à la recommandation de l'administration supérieure, s'occupent de la rédaction des cartes géologiques détaillées des départements* Malheureusement, les sommes votées par plusieurs d'entre eux paraissent insuffisantes. Elles ne sont que de quelques centaines de francs*
Noie 19. (Page 1 14*)
Précipitât ta n. amêrica in e*
Dans les hôtels et sur les bateaux à vapeur, lorsque l’heure des repas approche, la porte de la salle à manger est assiégée. Dès que la cloche sonne, on se rue, et en moins de dix minutes toutes les places sont envahies. Au bout d'un quart d'heure, sur trois cents personnes, deux cents sont sorties de table; dix minutes aptes, tout a disparu. Pendant l'hiver de 18^4, je me rendis de Baltimore à Norfolk, par la Chésapeake, sur le bateau à vapeur la Pocahontas. Le second jour, dès quatre heures du matin, malgré le froid, les troisquarts des passagers éLaieut debout. Voyant, vers six heures, que j’étais presque seul au lit, je m'imaginai que nous approchions du terme du voyage. Je montai sur le pont, et y restai k me morfondre au milieu du brouillard, persuadé à chaque instant que Norfolk allait paraître. Ce fut à huit heures seulement que Norfolk se montra dans le lointain. Je contai ma mésaventure à un Américain, homme d'esprit, qui faisait aussi la traversée, et qui, mieux avisé , s'était reposé jusqu'au grand jour. «Eh î Monsieur, me dit-il,
« sî vous connaissiez mieux mes compatriotes, vous trmjyeriçz tout « naturel que, pour arriver à neuf heures, ils se soient levés à quatre.
« Le métier d’un Américain est d'etre toujours à craindre que son « voisin n'arrive avant lui. Si cent Américains é Laie ut au moment
NOTES
« d'être fusillés , ils se battraient k qui passerait le premier , tant ils * ont l'habitude de la concurrence! »
Note 20* (Page x3p, )
Des élections municipales en France,
Voici les observations contenues à ce sujet dans un rapport adressé au roi , sur les élections municipales de r 834 * Par le Ministre de l'intérieur* en date du 1 6 décembre i835 :
* Le choix des maires et des adjoints a présenté de grandes diffi¬
cultés dans beaucoup de communes* Les conseillers propres à remplir ces fonctions se sont souvent refusés a les accepter* Quelquefois même , aucun conseiller n'a voulu consentir à exercer provisoirement les fonctions de maire , quoique la loi du ai mars i83r leur en ait imposé l'obligation , sans avoir * à la vérité , fortifié cette prescription par une sanction pénale* Ce n'est alors que par la dissolution du Conseil * par un appel aux électeurs pour faire d'autres choix , qu’il a été possible d'exécuter la loi qui prescrit de prendre les maires et adjoints dans le sein du Conseil municipal* En ce moment, il n’existe que quelques villes où la mairie n'a pu , depuis un an, être organisée* LTn certain nombre de communes rurales présentent la même situation^ dans quelques-unes, il a fallu confier l'administration au maire d'n né commune voisine .
* La difficulté de trouver , dans un assex grand nombre de communes , des conseillers municipaux qui consentissent à accepter les fonctions de maire ou d'adjoint* ou qui fussenten état de les remplir, a entraîné de longs retards dans l'organisation des mairies. Ainsi, à la fin d'avril dernier* sur les 1,098 villes où ces fonctionnaires sont à la nomination du roi, il y en avait 65 où la mairie u avait pu être organisée* Aujourd’hui même* i3 villes sont encore dans la même position * sans compter quelques autres où les titulaires ont renoncé aux fonctions qu'ils avaient acceptées d’abord* Sur les 76,000 maires et adjoints à la nomination des préfets dans 86 départements, il y en avait encore 900 à nommer au mois d’avril dernier, e'esE-n-dirc un quatre-vingtième environ. On peut évaluer à 3 00 les places encore Vacantes,
* Celte difficulté d'organiser les mairies demande a être prise en grande considération. «
notes.
Noie ir. ^Page *4*- )
Tableau de la solde complète à bord des officiers des marines française et américaine.
MARINE française.