‹ Lettres sur l'Amérique du Nord (volume 5)Chapitre 11 sur 65 · I-BTTRE II · texte numérisé non relu

I-BTTRE II

9,091 hommes d’équipage (i). Pendant les guerres de la révolution française, elle a pu porter sa part des charges imposées à l’Angleterre, et dépenser annuellement une somme de 880,000 fr. en constructions et embellissements publics. Elle a en outre volontairement fourni en 1797 un escadron de cavalerie et huit compagnies d’infanterie levés à ses frais; en 1798, un régiment de volontaires et une somme de 4 a 5 ,ooü fr. ; en i 8 o 3 , lorsque Napoléon menaçait rAngleterred’uneinvasion, deuxrégimens d’infanterie et 600 artilleurs. En même temps une foule d’établissements d’utilité publique et de charité se sont élevés par souscription ; c’est ainsi qu’a été bâtie la Bourse qui a coûté près de trois millions. Cette création a été l’ouvrage d’un siècle. Aussitôt après la révolution, Jacques II était à peine à Saint-Germain, que le premier dock de Liverpool était ouvert. Trente ans après, la Mersey et l’Irwell étaient canalisés. Il en fut de même dans toute l’Angleterre. Il ne faut pas abuser des rapprochements historiques ; mais, à moins de fermer les yeux,il est impossible de ne pas apercevoir une analogie frappante entre la situation de l’Angleterre, après la chute des Stuarts, et celle delà France depuis i 83 o. Chez les deux peuples, c’est une sécurité profonde pour leurs libertés, une conviction intime que c’est une conquête bien définitive sur laquelle ni le gou-

(i) Yoîr la note AI à ta fin du volume.

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