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il est permis de supposer que j ai le siège de la Mère- Banque eût été dans leur métropole, les votes de la ville et de FEtat eussent tourné différeinmenL La seule chance de salut qui reste à la Banque j, c’est que la portion du Sud, qui est sous Tinfluence de la Virginie, daigne lui tendre une main secQUrable. Cet acte de compassion généi^euse de la part du Sud n’est point probable, mais il iFes.t pas absolument impossible. J’ai souvent assisté à des discus^ sions entre des Américains du Sud et du Nord, dans lesquelles ceux du Nord disaient à leurs adversaires ; « Sans nous, vous seriez à la merci de vos esclaves ; ïf c’est notre union avec vous qui les empêchera de te se révolter et de vous couper la gorge. » Les gens du Sud répondaient; oc Nous nous chargeons de «X contenir nos. esclaves. De long-temps nous n’aua rons besoin de vo tre secours contre leurs tentatives « de rébellion. Nous ne vous demandons qu’une chose, c est de ne pas les provoquer à rinsurrecrt tion. Mais vous , vous êtes déJ^ordés par l’ultra- « démocratie. Vos ouvriers vous font la loi. Avant (ü qu’il soit peu, vous serez trop heureux de retrou- (t ver l’appui du Sud pour rétablir la balance que Æ le suffrage universel aura rompue. » Le Sud a actuellement une belle occasion d’exercer dans le Nord ce pouvoir modérateur dont il se vante.
à son retour d un voyage dans Cintérieur de la Pensylvanie , que cet Etat lui rappelait le Sphinx^ parce qu'il avait » comme le symbole égyptien, la tête d’un ange et le corps d’une bêle. Ce,mot est souvent cité aux Etats-Unis,
2^8 LES ÉLECTIONS
Le grand Frédéi ic, après une victoire sur les Impériaux , qui suivit de près Fontenoy , écrivit à Louis XV : « Votre Majesté a tiré de Fontenoy une lettre de change sur moi; je viens de l’acquitter à. » Le général Jackson a acquitté plus vite en¬
core la lettre de change qu’ont tirée sur lui les électeurs de New-York. Une circulaire vient d’être adressée par le Secrétaire du Trésor ( ministre des finances) à tous les receveurs des deniers publics, par laquelle il leur est défendu de recevoir en paiement certaines traites des succursales de la Banque. Ces traites avaient été émises par la Banque à cause de l’impossibilité matérielle où se trouvaient le président et le caissier de la Mère-Banque, à Philadelphie, de signer des billets de 5 et lo dollars en nombre suffisant pour remplacer ceux qu’use et déchire une circulation des plus actives. Elles ont la même forme que les billets et passent comme eux, quoique la charte de la Banque n’en fasse pas mention. Cette décision de l’Administration ne fera aucun tort à la Banque; car si celle-ci est forcée de retirer de la circulation toutes ces traites, qui montent à 36 millions de francs environ , rien ne l’empêchera d’émettre des billets proprement dits pour la même somme.
La Banque s’est préparée à tout évènement. La masse de ses billets ne dépasse pas, y compris les traites des succursales, 85 millions de francs, et ses ressources en numéraire ou en autres valeurs immédiatement réalisables dépassent loo millions.
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Seulement il va falloir que le président de la Banque, M. Biddie, et le caissier^ M* Jaiidon^ qui sont déjà surchargés de besogne, consacrent tous les jours trois ou quatre heures à signer des billets; car,, je le répète^ ces traites des succursales n’avaient été imaginées que pour leur épargner cette corvée. L’arrêté du Secrétaire du Trésor se réduit donc à une espèce de pensum infligé à MM. Biddle et Jaudon ; en voilà toute la portée.
Des deux côtés de l’Atlantique il y a aujourd'hui Une réaction contre l'aristocratie d'argent. Tandis qu'ici sur les mâts ou arbres de liberté élevés par le parti démocratique, et sur les bannières qu'il promène dans ses processions, on voit ces éternels refrains ; JSo Bank ( pas de Banque ! ), Down with lhe Bank ( à bas la Banque ! }, JSo Rag-nionejr ( pas de monnaie de chiffons ! ), chez nous, do haut de la tribune nationale, les banquiers sont signalés à l'animadversion publique, par les voix les plus puissantes, comme des loups-cerviers. Est-ce à dire qu’ils s'abusent, ceux qui espèrent que rindustrie s'élèvera bientôt à i’inÛuence et à la dignité politiques? ou n’est-ce pas plutôt que les industriels, et surtout ceux qui sont placés à leur tète, les gens de finance n’ont pas assez de conscience de raveiûr qui leur est réservé, et ne s’empressent pas assez de secouer les mauvaises habitudes qu’ils ont dù contracter alors que le sabre faisait la loi et que le travail était le lot des esclaves ou des serfs ? N’est-ce pas que ces
LES ÉLECTIONS
princes’de l’industrie fassent trop peu de cas encore des sentiments qui valent les lettres de noblesse , et sans lesquels miUesuprématie n’a jamais été possible? Ikiur approcher dignement des affaires publiques, il faut avoir des mains pupes,^ il faut aimer le bien publie un peu plus que sou coffre-fort j et le eommercoest tellement organiséaujouipd’bui, qu’à moins d’étre né avec une triple dos*: de générosité et de patriotisme, il. est bien cUffieile de ne pas s’y salir les mains, et de ne pas s’y endurcir le cceur.
Combien n’y a-t'ril pas aujourd’hui, dans les rangs des industriels, d’hommes honnêtes qui gémissent sur les usages auxquels il faut qu’ils se plient, sur les ex^ples qu’ils sont contraints de suivre! La banque des, États-Unis yu porter la peine des vices qui, de nos jours encore, ravalent le commerce, et qui,, à partir de nous cependant, devraient commencer àn’êtreplus que du domaine de l’histoire. Elle est punie pour les péchés d’autrui ; car cette grande institution n’a point mérité le reproche de cupidité. Les services qu’elle a rendus au pays sont immenses; ceux qu’elle s’est rendus à elle-même, c’est-à-dire ses bénéfices, sont modérés.
fl faut même rendre cette justice à l’Amérique de reconnaitre que, quoique le désir de s’enrichir (make mo.ney] y soit universel, on y trouve dans les centres commerciaux de quelque importance et un peu anciens, plus de conscience et. surtout moins d’étroitesse que chez nous, U’égpïsme américain est
LETTRE XV
pkis large que le nôtre; il ne s’abaisse jamais à de misérables lésineries ; il taille en pleine étoffe ( i ). Ici sans doute les spéculateurs effrénésj les joueurs aveugles et insatiables ne manquent pas ; mais presque toujours ils choisissent, pour objetde leurs combinaisons, des entreprises d’utilité publique* Aux États- Unis, les spéculations, ont eu et ont pour effet de parsemer ce vaste pays d^'établissements utiles, de canaux, de chemins de fer, de routes, de manufactures, de fermes, de villages et de villes; chez nous, elles sont plus effrénées, plus folles et beaucoup moins productives. Ce n'est d’ordinaire que de Fagiotage sans aucun rapport avec la prospérité du pays* C’est un jeu où souvent les dés sont pipés, et où rhooime crédule va dévorer en un instant de fièvre les épargnes de longues années. Pour unique résultat, elles produisent la ruine et le désespoir d'un grand nombre ; et si elles peuplent quelque chose, c’est FHôtel-Dieu ou les filets de Saint-Cloud. Ce sont là de tristes vérités, ce sont pourtant de celles qu’il est bon de se dire*
(r) AiD$î il ii’existe pas en Amériq^iie drusage analogue à ces petits larcins qu’on appelle chez nous comptes de ports de lettres*
Pittsburgh
Pillsburg, 24 Dûyembre 1834,
Il y a soixante-seize ans, jour pour jour, qu’une poignée de Français évacuait tristement un fort situé à la pointe d’une langue de terre, là où l’Alléghany et le Monongahéla , confondant leurs eaux, forment rOhio. Les Français, avec leurs'fidèles alliés les Indiens, avaient fait une vigoureuse résistance ; ils avaient vaincu l’expédition de 1754, et contraint Washington, alors lieutenant-colonel des milices virginiennes, à rendre le fort Nécessité. Ils avaient détruit l’armée du présomptueux Braddock, et répandu dans les colonies anglaises une terreur dont le souvenir ne s’est point effacé encore. Mais la destinée de la France était alors dans les mains de
LETTRF XV[.
celui fie ses rois qui sera Jugé le plus sévèrement au tribunal de riiistoire. Sous le règne de ce prince débauché et égoïste, la France, sacrifiée à des intérêts de ruelle, humiliée au dedans, ne pouvait triompher au dehors. Les Français furent donc réduits à abandonner le fort Duquesne. Ce jour-Ià, le 24 novembre 1758, fut anéanti un des plans les plus magnifiqu es qui aient jamais été conçus.
La France était alors en possession du Canada et de la Louisiane. Nous étions maîtres alors des deux plus beaux fleuves , des deux bassins les plus vastes et les plus riches de l’Amérique septentrionale, celui du Saint-Laurent et celui du Mississipi (i). Entre ces deux bassins la nature n’a point élevé de séparation; si bien que clans la saison des grandes eaux, l’on peut, du lac Michigan, passer dans le' lit de l’Illinois, et continuer ensuite sans obstacle jusqu’aux bouches du Mississipi. Le plan de nos héroïques prêtres,-marins et soldats, avait
été de former dans cette vallée à double issue un empire de la Nouvelle-France. Il est hors de doute que cette idée ait arrêté l’attention de Louis XIV, et-elle avait reçu un commencement d’exécution
(1) La vallée du Mississipi» y compris une faible poriiou de celle du Saint* Laurent qui appartient à l^LJuion, est six, fois aus^i étendue que la France. Elle renferme vei's Texti éme Ouest beaucoup de terrains fort pauvres. La portion la plus fertile » aujourdluu habilcc, comprenant îes Etats d’Ala*» baina, Mississipi» Louisiane] Ohio» ludiana » Illinois, Missmiri, Kentucîty, Tennessee, une partie de la Pensylvanie et de la Virginie , les territoires de Michigan et d'Arkansas, et une parlie de celui de la Floride, occupe un espace triple de la France.
PITTSBtJRG-
par rétablissement cVune chaîne de postes, dont les sites avaient été admirablement choisis. Il n’y a pas de contrée au monde qui renfermé, eu aussi grande abondance , des terres de qualité supérieure; il n’y en a pas qui offre des communications naturelles comparabiés au réseau des fleuves et des rivières navigables qui arrosent la grande vallée centrale de l’Amérique du Nord, 11 n’y en a pas qui soit plus salubre; car, à part un petit nombre de cantons sujets aux fièvres d’automne, et que la culture assainit rapidement, Ton ne trouve dans cette vaste contrée que deux points infectés, la Nouvelle-Orléans et Natchez, où la fièvre jaune fait de temps en temps son apparition pour quelques mois. Les sommes absorbées par une des guerres impolitiques qui ont signalé le règne de Louis XV,eussent probablement été suffisantes pour assurer le succès de ce noble projet. Mais l’entreprise, poussée avec un dévouement et une sagacité adniirables delà part des agents locaux, ne trouvait qu’indifférence chez les ministres, dont la grande affaire était de savoir quelle serait pour le lendemain la sultane.favorite du roi très chrétien. I^a prise du fort Duquesne fut bientôt suivie de la conquête du Canada par rAngleterre; et en Ï763, par le traité de Paris (les traités de Paris ne nous portent pas bonheur), la France donnant sa démission pleine et entière avec une abnégation et un découragement dont les exemples sont si rares dans les annales anglaises et si fréquents
LFTTBE XVI.
tlans les nôtres, céda d’une main le bassin du Saint- Laurent et la rive gauche du Mississipi à l’Angle^ terre, et de l’autre la rive droite du grand fleuve à l’Espagne.
Ainsi il arriva que l’empire de la NouTelle-France* comme tant d’autres superbes projets éclos sur le sol de notre patrie, n’a jamais existé que sur le papier , ou dans l’espérance de jeunes officiers pleins d’audace et de perspicacité, et de missionnaires intrépides , héros sans nom les uns et les autres, dont lé souvenir n’est honoré maintenant que dans le wigwam de quelque pauvre sachem relégué dans les déserts.
Fort Duquesne est maintenant Pittsburg; j’y ai pieusement cherché quelques débris de la forteresse française, mais en vain. Il n’y a plus sur l’Ohio une pierre, une brique attestant que la France y ait été souveraine ( i ).
Pitrsburg est aujourd’hui essentiellement pacifique. Si l’on y voit encore des canons et des boulets, c est parce qu’un peuple marchand se fait une règle de fournir le marché de tous les articles pour lesquels il y a demande. Ce sont des canons tout neufs et des boulets sortant du moule à la disposition du sultan Mahmoud ou de l’empereur de Maroc^ tout aussi bien qu a celle du gouvernement des États- Unis , moyennant finance. Pittsburg est une ville
(i) Yoir la note 44 à la üû da volume.
PITTSBCT.C.
manufacturière qui sera im jour le Birmingham de l’Amérique j aussi a-t-on donnéle nom de Birmingham à l’un des vilîages qui l’environnent. Pittsburg est entouré, comme Birmingham et Manchester, d’un nuage noir qui, s’échappant en tourbillons des fonderies et des forges, des verreries, des cheminées de toutes les manufactures et de toutes les maisons, retombe en flocons de suie, et se déposé sur les habitations et sur les faces des habitans, Pittsburg est donc la ville la plus malpropre de l’Amérique du Nord. Pittsburg est bien loin d’être aussi peuplé que Birmingham (i); mais proportionnellement, U offre plus d’activité. Nulle part au monde on n’est régulièrement et continuellement affairé au même degré qu’à Pittsburg. Je ne crois pas qu’il y ait sur la terre, y compris les États-Unis, où en général on donne fort peu de temps au plaisir, une seule ville où l’idée de s’égayer traverse moins souvent les cervelles. Pittsburg est donc aussi l’une des villes les moins divertissantes qu’il y ait au monde. H n’y a d’interruption aux affaires, pendant six jours de la semaine, que dans l’intervalle de trois repas dont le plus long dure à peine dix minutes ; et le dimanche, aux États-Unis, au lieu d’être, comme chez nous, un jour de distraction et de gaieté, est, selon la coutume anglaise, renforcée par les Anglo-Américain s,
(i) La population de Pittsburg et de ses divers faubourgs ne dépasse pas trente mille habitants. Eu |33t, celle de Birmingtiam était de cent qua-
rante-deux mille deux cent cinquante-et-un>
LETTM XVJ*
scrupuleusement consacré à la prière, au recueillement, au silence. Par cette énergique application au travail, qui est commune à tous les âges et à toutes les classes, et grâjce aux nombreuses machines où la vapeur travaille comme un docile esclave , la population de Pittsburgcrée des masses de produits hors de proportion avec le chiffre qui la représente. La nature, le volume et le poids des produits manufactures à Pittshurg rend cette disproportion très apparente; car, soit que l’industrie américaine, encore novice, n’ait pu atteindre le fini qu exigent les objets deluxe, soit parce que les Américains ont eu le bon sens de comprendre du premier coup que la fabrication des objets de première nécessité ou essentiellement utiles est plus profitable que celle des colifichets dont la civilisation aime à se parer partout où il y a de la richesse et là| aussi où il n’y en a pas, on ne travaille à Pittsburg que dans le genre commun.
Quoique Pittsburg soit en ce moment la première ville manufacturière de rUnion, il est loin encore de ce qu’il est destiné à devenir. II est assis au centre d une formation houillère fort étendue et d’une exploitation facile. Le pays qui s’étend à l’est de Pittsburg fournit beaucoup de fonte qui vient ici se convertir en fer malléable ou se mouler sous formes de machines, d’appareils et d’outils de toute espèce. Pittsburg a donc sous la main lecharbon et le fer, c est-à-diie la force, et le levier avec lequel la force
ï* *— 3 * tinfiow*
PITTsBOEG.
exerce sa faculté génératrice.Le débouché des fabriques de Pittsburg est plus illimité encore que leurs approvisionnements} car le bassin du Mississipi leur est ouvert, avec toutes ses vallées latérales qui seraient sur notre continent des bassins de premier ordre. Chez ces populations qui pullulent et qui croissent aussi rapidement en aisance <ju. en nombre (i) ,il y a place indéfinie pour les machines, les fontes, fers, clous, verreries, quincailleries, poteries et étoffes de Pittsburg. Il faut des haches pour abattre les forêts primitives, des scies pour les débiter en planches, des socs de charrue et des bêches pour féconder le sol dégarni. Il faut des machines à vapeur pour cette flotte de steam-boats qui vont et viennent sur les eaux de POuest. Il faut des ferrures et des clous pour bâtir les maisons} il faut de la céruse pour les peindre au dedans et au dehors ; il faut du verre pour les éclairer, et il faut a ces nouveaux ménages des ustensiles et du linge ; car ici tout le monde veut du comfort.
Ainsi Pittsburg commence à être ce que sont Birmingham et Saint-Étienne, et ce queseronten France
(i) Eu 1763 Ja vallée du Mississipi conlenail, absiraetion faite des In-
J. Aa * . * . joo^oûo îiabitautSs
□lens^ moins <Je, - s . ^ * * < ■ * ■ ^
Bn ï 790, elle en comptait environ. , - . * x 5 cî,oûo
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Les Indiens, en gtaude partie relégués à l’ouest du Mississipi, ne for-
ment pas trois cent mille âmes» .. •
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diverses localités de l’Aveyron et du Gard, par exemple, quand nous serons un peuple plus entreprenant, et que nous ferons des efforts pour mettre au jour les trésors enfouis dans le sol de notre belle France ainsi qu’on l’appelle partout au-dehors. En outre, Pittsburg est et doit être une ville commerciale , un marché. Il est à la tête de la navigation à la vapeur sur rOhio (1), et ainsi il est, soit directement, soit indirectement, c’est-à-dire par l’intermédiaire des cités plus centrales de Cincinnati et de Louis ville, l’entrepôt naturel entre le haut et le bas pays , entre le Nord et le Sud. L’État de Pensylvanie n’a rien épargné pour lui assurer et pour développer tous les avantages résultant de cette position. Il a fait de Pittsburg uu des pivots du système de communications qu’il a entamé avec tant d’audace et poursuivi avec tant de persévérance (2). Pittsburg est lié à Philadelphie par une ligne de canaux et de chemins de fer longue de cent cinquante-huit lieues. Les ramifications des canaux de la Pensylvanie lui rattachent les points essentiels de cet Etat. Une communication directe avec le lac Erié lui manque, il est vrai, encore; mais il l’aura
(1) Ou lante quelques stéam-hoats, pendaiK les hanies eaim, à ErovmsviUc.-sup le Menoiigahéla, au-des.sns de PiUsbui-g; mais les bateaux qui
remouiein s'arrêtent tous à Pittsburg.
(2) L>ï£lat de l'eD.^ylvaiiie, à Tipoque où il a entrepris ses IraTaux pubhrs, ne comptait qu'un million d’habitants, lia trousé «ependaut le moyen de subvenir par spu crédit ou par l’imppt à une dépense qui est de cent cinquante a cent soixante millions, avec les intérêts des emprunts.