‹ Lettres sur l'Amérique du Nord (volume 5)Chapitre 41 sur 65 · BILLETS · texte numérisé non relu

BILLETS

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92 i^SiS 3o,4Q9|.i5o 3 ,o 97,4!Î2 7-13 5o J 766 3 ij 5 Si, 46 û 5 o^oüg ï 7,943,444 73 üjüoo 7,542^63t> 2*613.9S5 5,840,000 2,464^925 2 ,i 56,3 i 8 6,783 î 3 oS 114^320

DùtlaiA.

5,249,609 3,xjl9,2 35 1,870,813 4 S,901,142 9 ïÉÎ 94,33 i 8,899,655

62,775,200 43,189 28,739,130 i, 232,83 o 9,520,683 3 ,xi 5,524 ir,277,304

Sj88f),44 ^ 7,714,85x 233,209 9,2 ï 9,5 o 6| 37,388,839 10,379,65o 6,040,087 7,674,066 85,707

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Massachasetf^ » - Kluîde-Iviattd, .

l.'opmecîictit. . .

Npw-Yui'k, . . .

iNe\v-Jer,>ipy. , , Ppii Syl va nie, . , Delîiware . . , .

Mrirjlaiîd. . . , DistrFcl Fédérai, Virginîe. * , , .

Caroline du Nord (Caroline du Sud.

Oé.trf;ie.

Fioride.

AlaEjijma,, * , .

Lnurj^iaiie, . * .

Mis^iLssipî * , , .

Teniifiîisée, , , , Keniurkyi , , .

Missouri. , . * , [llîiioiti , . , , , Indiuna. , , , .

Oliiû.

Michigan. . . , ,

Totac. , . , .

lax

hanqurs a). .

Toran des B. loc.

B. des États-Unis

Total général .

Id . en francs.

(i) C est'à-dire billets LUptés, eu portefeuille. Ên supposant une écbéauK mayennç de dm% mois et demi, la 3 uni me animelle des esconipies serait de 9^^00,000 fr.

(a) Ce sont les banques dont il n^eiiste pas de compte-iTudu officîelî elles sont comprises dans les nomhrm de banques ci^deasus places vis-i-via des Ktfltsj elle* sont m tûqt au iiombre de quarante - trois arec

35 o NOTES.

Depuis le janvier i 835 le nombre des banques a été de beaucoup augmenté encore.

En Angleterre^ les pmfat$ hankers ont le droit d émeLire des billets au porteur, pourvu que ce ne soit pas dans un rayon de 6o inilles ( a 4 lieues ) autour de Londres, excepté dans le cas ou il y a moins de six assoctés dans la maison. Cest comme si nos rpaîsons de banque, à ParUj faïsaîent circuler des billets au porteur. En fait, nul ne se sert de ce droit dans Is^ayon précité, La quantité de billets émis par les privûÈc bankevs est, depuis trois ans, a peu près constamiiiient de S, 5 oo,ooo L sL ( itS niillions de fr. Un certain nombre d’entre eux se servent uniquement des billets de ta Banque d Anglelerre, A Paris, la Banque a le privilège exclusif de rémission de billets au porteur.

Les joint-itoek-hanks àw Royaume-Uni sont des établissements qui existent sans autorisation spéciale et sans contrôle public. Tous les associés, ordinairement en grand nombre, y sont personnellement responsables. Elles diffèrent en cela de ta Banque d Angleterre, de celle de France et des Banques Nationale ou locales des Etats-Unis, qui toutes ont les privilèges de ce qiVon appelle chez nous compagnies anonymes. Il en existe un grand nombre en Angleterre. Elles présentent [>eQt-étre moins de sécurité que les banques locales américaines. A toutes les époques de crise, en 1793— tSï 4

lÔ eliâ^S—"26,un fort grand nombre de ces johit-stock-banks ont

fait banqueroute ou ont suspendu leurs paiements. Dans la crise de i8i4à ïSiri, 240 furent dans L'unou Tautre cas. Leur émission de papier-monnaie a été de près de 24,000,000 s te rL (600,000,000 fr,),en i8ü8et 1809. Elle était tombée à 3 , 000,000 slerl ( 300,000,000 fr.), en tSai —33— 3 Ltit s’était relevée à x4,ooo,ooo &t€r.( 35 o,ooo,ooo fr.") en 1835, Depuis lors, la suppression des billets de moins de cinq livres Ta beaucoup réduite. Elle est de moins de 90 millions dans l’Angleterre propremeot dite. Actuellement ( i 836 ) , ces établissements se multiplient de manière à inspirer des craintes sérieuses à tous les hommes sages.

cinci succüTsalesi savoir i une banque dans le Eaîue, unèdaiis le Vennoat .une dans New- Tatk, viugt troU dans te New Jei-ÿtj, une eu rensylTauîe, uoe en Maryland, une avec une succarsalù dans Octaware, six dans la Carallnu du &ud+ oue eu Floride . une eu Lcmi' siane, trois et trois succursales daua le Mlasi^aipi, une en Teflnesséej deux dans 1 Ôliîû et une succur^etc dans l'AJabaina,

NOTES

Un comité d’enquête, institué k la dernière session, parla Chambre des Communes, vient de faire un rapport ( daté du au août i 836 ) sur Fabsence degarpnliesque présentent les joùit-s(ocI^-iiarih.

UÉcosse et TIi lande ont leur système de crédit à part. UÉcosse a trois banques incorporées, la Bank o/Scotlaad, h Royal Bank oj Scot^ litfîd, et la Bnthh Llncn Company, Elle possède en outre beaucoup de pentes banques non iaeorporécs, ayant un grand nombre d'actionnaires,

L’Irlande aune banque incorporée, Baakofinland, el beaucoup de jomt-ttock-i/anks^ dont quelques unes sont considérables, et ont de n o m bi'e uses ra m i li ca t io ns *

La Belgique possède un système financier très remarquable. Eu

iSaa, ie roi Guilliiume y créa la Sociélé Générale, qui éinel desbii- Icls de 35 à I, oüo florins ( 53 à a,ii6 fr. ), qui fait des prêts et escomptes, et dont le papier a cours dans tout ie pays, parce qu’elle a établi des agences dans toutes les villes importantes. Son capital nommai est de 5 o minions de florins (io6 millions de fr. ). Le capital réel est de 3 a,000,000 florins. Ses actions de Soo florins sont à 8i5.

^ La Société Générale remplace les receveurs-généraux et parlicuhers dans le i-oyaume de Belgique, moyennant une commission de j /4 p. 0/0, qui n'était même que de 1/8 avant i 83 a. Elle y fait aussi

les ionctiens de Caisse générale d’épargne.

Par elle-même, ou par la Suciélé de Commerce que ses directeurs ont créée en iS:t 5 , et qui émet aussi du papier-moruiaie, elle agit comme société commandiUire de liudiistrie Elle est ainsi intéressée dans les établissemeuts les plus fioi issantsdu pays, et contribue puissamment à la prospérité de Tindusti ie nationale. La Société de Commerce fait des avances sur marchandises^ et exporte mêuje pour son compte les produits des manufactures belges, mais elle sWupe principaiemeul des mines de houille, des usines à fer et des chemins de fer, Soncapjtaï n'est que de lo millions; mais elle muliipÜeses opérations beaucoup au-delà de te qu'on pourrait supposer d’après ce chiffre*

Tout récemment une sociélé .semblable à la Sociélé de Commerce, la Société Nationale, vient d’être créée à Bi uxeües, avec un capital de i 5 millions. Elle s’est placée sous le patronage de la Société

WOTKS.

Générale et s*occupe d'industrieîi différentes de celles auxquelles s'est consacrée la Socîélé de Commerce.

Enfin la Société de Com merce de Bruges, fondée aussi par la Société Générale, a pour objet spécial Texportation des produits belges et le développement du commerce maritime*

Cette organisation de toute rindustrie belge, sous les auspices d'une puissante associatîon financière, est Tun des faits les plus re marquables qui se soient accomplis en Europe depuis vingt ans.

En iS 35 , pour balancer T influence de îa Société Générale, !e gouvernement belge a favorisé la création de la Banque de Belgique, dont le capital est de 30 millions, et dont les attrib[itions sont étendues, Elle n'est pas organisée sur la n^ême échelle que la Société Générale Celle-ci, à raison de la position particulière de ses principaux intéressés, dispose de capitaux considérables.

En France, les banques locales sont encore à créer- Nous avons des banques à Bordeaux, à Ronen et à NEintes; il vient d'en être créé à Marseille, a Lyon et à Lille; mais leur capital est très borné; il ne dépasse pas en tout i 4 ,o 5 o,ooo fr*, savoir :

Rouen

Bordeaux

Hantes

Lyon

Marseille

Lille

Total ï 4 ,o 5 û,ooa

Il n'esl pas à désirer que ces banques, indépendantes les unes des autres, se multiplient beaucoup, La création de succursales de la Banque de France, conduites plutôt sur le principe de celles de la Banque d'Angleterre que diaprés les règles du décret du 18 mai 1808 serait plus avantageuse au pays.

Le privilège de la Banque de France expirera en septembre i 844 * Ilscrasans doute renouvelé, mais non sans modifications essenlielles«

Note i 4 . (page ), rOrganisation politique de VUnion,

Les divers États de î’Unïon américame étaient Isolés les uns des autres sous le régime colonlaL Chacui^ d'eus avait son gouvernement séparé. Par Tîndépendance, ils ont acquis chacun leur souveraineté încïividudle, et ils l’ont exercée sans permettre qu'elle fût absorbée dans la souveraineté collective de J'Union. Ces deux souverainelés coexistent sans se confondre ^ et il lï'est pas dsé de déterminer exactement ou 1 une s'arrête et oit 1 autre comtneneCi A cet égard, les nouveaux États ont été assimilés aux anciens. Chaque État se gouverne donc compîètement par lui-meme dans son intérieur; il a ses lois et ses magistrats; il vole et administre ses impôts comme il lui plaît. Il est seulement astreint à observer quelques principes généraux de liberté individuelle et de droit public insérés dans la Constitution fédérale. Le gouvernement fédéral n’a guère d action que pour l’extérieur ^ mais raclion extérieure lui est toute réservée; les États particuliers n'ont pas le droit d'entrer en rapport avec l’étranger.

Les douanes sont d’institution fédérale, ainsi que les postes, la monnaie et les poids et mesures. Le gouvernement fédéral a le droit exclusif de paix et de guerre avec tous les peuples, y compris les Indiens. Il a une armée et une marine. Il pourvoit aux réglements eiàrarmcment delà milice; mais, en temps de paix, la milice ne releve que des autorités des États respectifs. 111 ui appartient aussi de pas.ser les lois générales réglementaires du commerce extérieur et de la navigation. Il a le droit de coutracter des emprunts et d'établir des impôts directs ou Indirects pour les besoins fédéraux. Cependant, en ce moment, il ne perçoit d'autre taxe que celle des douanes;Jes postes ne sont pas considérées comme une source de revenu ; elles ne doivent que joindre îes deux bouts; c’est le principe et le fait. Le gouvernement fédéral louche aussi le produit des ventes des terres publiques derOuÊSt, sauf une légère retenue au profit des États dans lesquels gisent les terres vendues, pour leurs écoles publiques et leurs routes.

Toutes les fois que le Congrès a voulu asseoir d*autres impôts, Î1 I. - — 3' ^.DtTÏOlf. ^3

HOTES

a rencontré beaucoup de résistance. Il y eut même, en 1794, dans l’Élat de PensyWanie, une insurrection formidable, appelée révolté du ivhisHef, contre un impôt sur les distilleries. 11 fallut, pour rétablir l’ordre, envoyer contre les mécontents une armée de ï5,ooo hommes-

Il y a une justice fédérale à trois degrés: 1“ Cour deDhtdci, a" Cour de Üreuit, 3 " Cour Suprême, à qui sont réservés tous les cas où les États-Unis sont demandeurs ou défendeurs. 11 lui appartient de prononcer dans toutes les niatièécs régies par des lois fédérales, comme le commerce extérieur et la navigatioo. Elle applique les lois pénales pour les crimes et délits qui sont de juridiction fédérale C trahisun, piraterie, infraction aux lois de douanes, etc.). La Banque des États-Unis était placée sons la juridiction fédérale.

La Cour Suprême des États-Unis prononce dans les contestations entre deux ou plusieurs États. Les causes où un ambassadeur est partie, lui sont dévolues. Dans l’origine, elle prononçait entre un

État et les citoyens d’un autre État, ou entre un Etat et un étranger ; celte attribution lui a été retirée par amendement de la Constitution , pour les cas où les Etats sont défendeurs. Les Etals n’ont pas voulu qu’un simple citoyen d’un Etat voisin ou d’un pays étranger pùt les traîner devant les tiâbunaux.

La justice fédérale est également saisie des causes entre les citoyens d'Elats différents et entre les citoyens américains et les étrangers.

La Cour Suprême possède en outre un pouvoir immense, celui de juger en dernier ressort de la constitutionnalité des lois, réglements et traités passés par le gouvernement de l’Union, et des commissions qu’il défère. C’est ainsi qu elle a été appelée à prononcer sur la validité d’une foule d’actes du Congrès relatifs aux douanes et à la Banque. Elle peut même avoir à juger de la validité d’une loi passée par un Etat, si l'on attaque cette loi comme incompatible avec la Constitulution, les traités ou les lois de l’Union. En tbéorie, la Cour Suprême serait donc le premier pouvoir de la fédération: mais elle ne peut plus user de sa prérogative contre les Étals, contre ceux mêmes qui seraient eu violation flagrante des lois fédérales, parce qu’elle manque de la force matérielle, et que cette force est la seule qui pùt faire plier les Etats devant les arrêts judiciaires.

HOTES

Elle en a fait T épreuve lorsqu’elle a voulu s’interposer entre b Géorgie et les Indiens Chérokées dans Tiotérêt de ces derniers, qui invoquaient des traités solenneïa contre les mesures spoliatrices de la Géorgie-

Les brevets d’invention sont délivrés par le gouvernement fédéral.

La Constitutioîi établit qu’il y aura dans TUnion une législation commune pour les banqueroutes* Le Congrès n’a pu encore faire à ce sujet une loi qui n’excitât pas cIc vives réclamations de b part des Etats. 11 y a renoncé.

Le chef de chaque Etat est toujours choisi par VEtat lui-même. Le plus souvent Î 1 est élu directement par les citoyens. Dans quelques Etats anciens, au nombre de cinqj New-Jersey, Maryland, Virginie , Caroline du Nord et Caroline du Sud, U fest par b législature. Il est ordinairement qualifié à'ÆxccUencs. Il porte partout le nom de gouverneurj c’est ainsi qu’Ü était désigné sous le régime colonial. Les divisions des différents Etats de rUnion sont appelées comtés, excepté dans la Caroliue du Sud et b Louisiane* Dana la Caroline du Sud, on les appelle districts, et dans la Louisiane, paroisses.

Dans les six États de b Nouvelle-Angleterre et aussi dans les États de Nesv-York, New-Jersey, Pensylvanie et Ohio, les comtés sont subdivisés en communes ( , et dans le Delaware en centuries

{hundreds); dans le reste des États il û’y a ancune subdivision analogue à la commune.

Dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre les communes ont une existence plus complète qu’ailieurs* Elles diffèrent nütabiement d’étendue, variant généralement de 65 à B 5 kilomètres carrés. Elles sont revelues de certains droits et privilèges, et ont un gouvernement particulier dirigé par des fonctionnaires élus annuellement par les citoyens. Les principaux sont le secrétaire , les conseillers municipaux men)^ les assesseurs, les inspecteurs des pauvres (overseers of tke poor) , les commissaires des écoles, les inspecteurs des chemins, etc* Dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre et dans l’Etat de New-York, les communes sont subdivisées en districts d’écoles, d’étendue convenable, où des écoles primaires sont tenues au moins une partie de l’année*

ISrOTKS.

Note i5. ( Page S40

Des faillites Ètats-Unh.

Ce serait être sou vertimemeni injuste à Tégard des Ainérirains que de ne pas recon naître qu'îis s'amendent tous ïes jours sous le rapport de h faillite. Dans un pajs nouveau^ il est naturel que Tony regarde peu, puisque tout y est nécessairement expériences et tâtoimementSj et que tonte spéculation y est aléatoire. Aussi, dans les États les plus jeunes, ou se .résigne assez! facilement à faillir. On liquide ainsi les opéra lions ancien nés* et Ton en commence aussitôt de nouvelles. Le puUic est fort tolérant à Pégard des faillites individuelles, parce qu'il les prend pour ce qu'elles sont en effet dix-neuf fois sur vingt, Teffi^t du m.^llieur et non celui de la friponnerie. On regarde le failli comme un soîd!at qu^un boulet est venu frapper dans les rangs^ Il inspire de rintérét et non du mépris. Le Congrès s'élaît réservé de faire une législation des faillites; mais il ne s'en occupe plus. Les Tèglemenls provisoires qui subsistent dans les divers États sont tics indulgents à l'égard du failli, U est quitte de tout, à ïa condition d'abandonner ses biens ostensibles à ses créanciers; c'est ce qui s'appelle prendre îe bénéfice de Cacte dlftSf>Uenve (i). On sent que si l'on réprouvait trop sévèrement la faillite, on comprimerait fesprit d'entreprise qui fait la force du pays. Il n'exîste à l’égard du failliaucunede ces mesures de rigueur qui déparent la législalîon française et comprometlent les intérêts des créanciers’. On abuse quelquefois de Tinduigence de la loi; mais, en somme, cette indulgence a beaucoup moins d'inconvénients que notre sévérité. Eu France, en i 836 , M, Persil a présenté un projet de loi destiné à améliorer notre législation sur les faillites. Il est à désirer que ce projet soit repris^ au moins comme base de discussion.

Néanmoins, dans les grandes métropole? du littoral,^où le commerce a pris son assiette, on reconnaît que si la faillite n'est pas un déshonneur, c'est au moins un fléau public et privé, contre lequel

(r) Ceint d«s crcoticiÉiï qui n^a^ceptcraknt pas le concordat conscrvèralout prîsa non Bvr la pei^îonue du débiieuri innii sur les biens qu'il pauvreii acquérir à i'aveairj en ga* nëral ils se inooirent lous jccommoduEiU, et ne regurdent pas de pr^S an^ traûsactioüs dont il a pu faire précéder ss raiUile* Dans les EiaSs ou l’cinpiisonncmem ponr dette!^ e:ïi&te, il ne peut étro fitercê à Véeatd du failli qui a fait cession ae$ hiena.

NOTES

oti nesaurnit trop être en prde. On ’se coalise contre elle comme les Hollandais contre !a mer, et raccord unanime des principaux négociants cl capîlîdîsies sutfii pour la tenir de plus en plus en échec^ même au mlUeu des circonstances les plus désastreuses. Ce qui s’est passé à New-ïork, à la suite de Tincendie de décembre iS 35 , offre la preuve irrécusable du désir qu*ont les Américains d’écarter la faillite de leur pays, et du succès qu*obtiennent leurs efforts.

Le t 6 décembre iSîS, un effroyable incendie éclate à New-York et dévore la majeure partie de Peari SL et de /F ali St.^ avec les rues attenantes, toutes occupées exclusivement par des magasins remplis de marebandîses importées d’Europe et de la Chine, ou d'objets prêta pour rexporlatîon* La somme des sinistres dépasse 80 mîllLous de francs, et les compagnies d’assurances se trouvent hors d'état de remplir leurs engagements.

A la première nouvelle deTincendie, il n'y a pas en Europe un négociant qui n'aiL tremblé pour ses débiteurs américains j car en Europe^ en général, el en France, en particulier, si pareil évènement fût arrivé, les gens qui en eussent été frappés eussent été dépouillés de tout crédit, de tout moyen de réparer leur infortune. En France il existe un usage singulier dans les relations commerciales, c’est que si vous ii’avez pas besoin de crédit, Fou vous en olTre j si vous en avez besoin, vous n'en trouvez pas. Aux États-Unis, au contraire, nous voyons, aussi toi après le désastre, le Président de la Banque des États- Unis accourir de Philadelphie, mettre ir millions à la disposition du commerce de New-York, el les banques en générai déclarer qu'elles cscûinpleroiit de préférence le papier des incendiés,

Q’ioiqu’en Amérique la sphère d’action de Faulorité soit très restretute, la corporation de New-York et les pouvoirs de TElai ont rivalisé de zèle : la première a offert une avance de 3 a millions, non à des négocianis isolés, selon notre procédé de iS 3 o, mais aux compagnies d’assurances dont la déconfiture eût entraîné une banqueroute générale. Pour fortifier le commerce elle a raviIaillé la citadelle sur laquelle îl s’appuie. Le Congrès lui même, à qui l’on défend de faire un pas hors de son petit district fédéral, quiVesi laissé retirer le droit de regarder ce qui se passe hors de l'enceinte du Capilolé, le Congrès s'est ému, et a étendu, au profit des incendiés, le terme des «fTets de douanes.

NOTES-

Le résultat de cet admirable coAcours des citoyens, des associations et des pouvoirs publics (ï) a été de refouler la faillite; on ne cite pas de maison considérable qui ait manqué. Quelle diiîérence avec notre débandade de i 83 oï

Tout vient en aide à qui ne perd pas courage, La bausse considérable qu*ont éprouvée les mareban dises devenues plus rares par la destruction des magasins et dépôts, a compensé en parlLe les pertes des négociants. Personne ne sera ruiné, pas meme les actionnaires des compagnies d’assurances qui n^avaîent pas eu la prudence de constituer un fonds de réserve suffisant, et qui s’étaient réparti en dividendes énormes la presque totalité de leurs bénéfices, puisque les avances de la ville doNov-York et les mesures adoptées par la 1^ gislalure de l’Etat permettront à ces compagnies de continuer leurs affaires.

Ainsi, ü y a cbeï lAméricaîn^ en présence des désastres commer* cîaux, un courage qui ressemble à celui du soldat sur le champ de bataille, Dans un moment critique, il afïronlc la banqueroute à la manière des. vieux grenadiers qui marchent sous la mil raille dune batterie, pour en faire taire le feu. S’il était vrai que le commerce dût supplanter k guerre, il faudrait convenir que nous sommes moins avancés vers ravenir que les Am éric aî ns, car ils ont su faire faire volte-face à leurs qualités; ils les ont tournées du côté de l’industrie, tandis que noua laissons les nôtres imperturbablement dirigées vers les batailles, Ih ont inventé un courage nouveau qui féconde : nous ne brillons encore que par le courage qui lue ou se fait tuer.

Le mérite de cette audace toute neuve n’apparlienl pas tout entier aux Américains^ Ils en avaient le germe dans le sang. C’est un don de leur mère-patrie. Dans la récente calamité qui a englouti tant de trésors à New-York, les Anglais n’ont pas été plus accessibles à la peur que leurs rejetons d’Amérique, Il esta ma connaissance que des négociants américains, établis à Paris et ayant maison aux Etats-Unis, ayant demandé à leurs banquiers de Londres s’ils pouvaient continuer à user des crédits que ces banquiers leur avaient ouverts, ont

(i) U fftul cependant qu^no fois le pretnîet moiîicni piMu , Ifl ïüe des pou-

vDÎra publics s'est beiucoap refroidi, et que les secours efïectifs fournis par eux ae août en reâUté trouvés boimés.

NOTES-

ammédiateraenl reçu pour réponse que non seulement on leur maintenait Ica crédits andena, maïs que, pour les meltrc » même de réparer leurs perles par de vastes opérations^ ou retirait la limite fixée jusque là à CCS crédits, et qu’on les rendrait indéfinis.

Des banquiers français, au contraire, placés dans la même alternative, se sont bâtés de couper tout crédit.

En cela les banquiers français ont compris leurs intérêts moins bien que les banquiers anglais; car le négociant à qui l*on supprime un ciédÊtau milieu d'une crise, doit nécessairement faillir, et compromet ainsi toutes les avances antérieures. Au contraire, Thomme capable à qui Ton fournit d’amples moyens de tenter encore une fois ïa fortune, a beaucoup cîe chances de recouvrer ce quil a perdu, et de garantir les intérêts de ses créanciers en tnêmc temps que les siens propres.

Dans un pays organisé pour le commerce, là où il y a des institutions de crédit, les écus d'un commerçant ou les marchandises qu'il y a en magasin ne sont pas tout son capital; la portion la plus essentielle de ce capital sé compose de son expérience acquise, des relations qu'il s'est créées, de la considération qui s'attache a sa signature. C'est là un capital moral que les incendies ne peuvent atteindre, qui brave les accidents de toute nature. A New-York, en raison de cc capital moral, dont l’on tient grandement corn pie dans les pays doués du génie du commerce, tel négociant, qui n'a pas en propre 200,000 fr,, a fait pour ï,000,000 uu 1,200,000 fiv d’ai fa ires, A Paris , dans les mêmes circonstances, le même homme avec la même fortune, en remuerait à peine pour 5oû,oûd fr> A ce taux , les Etals- Unis s'enrichissent donc deux fois et demie plus que nous dans le même temps. En Anglelen e, les affaires sont , relativement au capital, moins gigantesques qu'aux Etats-Unis, mais beaucoup moins rétrécies qu'en France,

11 ne faut pas croire que cette disproportion entre la masse des affaires et le capital proprement dit, soit, lorsqu'elle est renfermée dans certaines limites, une cause nécessaire de banqueroutes et de crises commerciales. Car si jusqu'à présent les faillites ont éié plus fréquentes aux États-Unis que clie;î nous^ elles le sont autant parmi nous que parmi les Anglais. La solidité du commerce d'un pays est, il e&E vrai, proportionnelle au capital sur lequel il opère; mais elle

^OTJ-S.

est aussi en raisoüi directe d’un second éîémenl qui se cûinpose tlc3 facilités du crédit, de Fespril d’assoclalion, ou, en d autres termes, de la solidarité qui existe de fait entre les membres du corps corn* mercial et Industriel; tout comme la force d’une armée dépend, toutes choses égiiles d’ailleurs, autant de la discipline des soldats ou de leur habileté dans la manceuvre que de leur valeur individuelle- Nous avons plus de valeur que les Anglais ou que les Américains, cest-à*dire une proportion de capital plus considérable, mais ils sont mieux disciplinés, ils manœuvrent mieux que nous, ils sont moins enclins à crier sauve qui peut ! et à se débander; c est-à-dire, pour parler sans métaphore, qu’ils se soutiennent mieux les uns les autres, qu’ils ont à un plus haut degré le sentiment de la solidarité, en un mot qu’ils entendent mieux le crédit*

Les faillites qui, aux Etats-Unis, suivent, je le répète , une pro* portion décroissante dans les Etats anciens, y sont cependant en moyenne plus nombreuses que chez nous, pour deux causes; premièrement, certains Américains ne savent s’imposer aucune limite dans la disproportion de leurs affaires avec leur capital. Au lieu du rapport de cinq ou six, par exemple, tel que je 1 ai cité plus haut» ils se laissent aller à celui de dix, quinze, vingt. Us succombent alors comme il arrive à un soldat qui sort des rangs. Secondement, le systèmede crédit des Etats-Unis est imparfait. Il n’y a entre les banques aucune solidarité légale; elles n’agissent de concert qu’autant qu’il leur plaît, et cest ce qui doit faire déplorer, dans Fintérèt de ce pays, la suppression de la Banque des E^ats-Ünis; car celte grande Institution avait les moyens de maintenir passablement la discipline parmi les banques locales.

NOTES

Note (Page 56)*

Superjtcîe comptage de divers petfs*

DÉSIGNATrON,

VCULES (j) géogrApb, earrèj*

K11.0M£THÏS

CAtfés»

La superficie de la terre est évaluée à.

i4a,5ïia,ûoo

5o8,68S,üOO

Celle des contfiients et lies, à environ

1 29,oSo,OOQ

un quart de la loi ali lé, * , * i * -

Celle des Étals Uûis, eu y comprenant les contiées du littoral de ta Mer

Pacifique» - , ,,*•*«**•-

i,5^S,ooo

Celle des Étais du hord du littoral, dé* ductiûu faite des portioos de la Peu-

aylvatiie et de la Virginie qui font partie de la vallée du Mississipi, et

. 2SB,ooa

de la moitié de la Floride. , » . •

Vallée du JMississipi et portion de la vallée du Saint-Laurent eoiuprise

Dî-itr. du littoral de la Mer Pacifique*

- àa5,ooo

États et Territoires urgauîsés * , * *

Eui'ope jusqu’à l’Oural»

8,79r,ooo

Europe occidentale (a).* -

Russ^ie d’Furüpe.. . - , .

Kiïs-sie d’Asie. ..,»**..,**

4ïï^u,oûo

3,3 i 3 ,ooo

i54)iOoo

Royaume-Uni d'Angleterre , * , r *

9ï,ooo

Esjiague et Portugal,

Petila États do la Confédération ger-

8o,oüo

manique, réunis, ^

6S>ooo

Ainsi, les Etats-Unis occupent un espace dix fois plus grand que

(i) Dti miUe gdo^apïiique àeêo aü de^é, ou mioule terrestre, est égal à j8Si mèt,

Le mille anglais oa omérîcalii mtde i6oij mèt.

Un mille géographitïue carré vaut 345o hect., ou 3- 4 a tilora,. earrés» tfu mille anglais carré tauU - , . i5f 7 oli€ct., oiv a.Sg Le kilomèire carré forme cent hectares^

(z) Comprenant la France, Titogleierre, T Espagne et leFortogaL, la Suisie, ritalicp VLmrlcbe, la Prasse, la donfédération jermainque, kHollaade, k Belgique, l* Dm'

HCnlAfcln

NOTES

la France^ dîx-sept fois plus grand que TAngleterre, et presque double de FEurope occidentale.

Les vingt-quatre Etats et les trois Territoires organisés qui existaient au !*'■ janvier i 836 (r) sont cinq fois aussi étendus que la France,

El, cependant, ce vaste pays est d'un tiers moins étendu que Tempire du Erésil, qui d'aiîleurs est bien plus fertile*

Voici quelle est la superficie des Etats et Territoires en milles anglais carrésÿ d'après M, H, Tanner, et eu hectares;

l ÉTATS

ET TEaaiTûtnES*

MILLES CAaaES,

üegtarës. I:

Maine, - , * ,

9,863,5 oo

î/ew-Hampsbire, .

9,aoo

Vérin ont ♦ , , *

Massachusetts. * *

Rbode-Island, , .

i,3oo

Conneetictit. , . *

, 5,1 oo

New-York, , . ,

iyjooo

Kew-Jersey. , . ,

7,5 oû

Pensylvanie* . , *

Delawâje, , * *

î Maryland, , , r,

;Ei,r5o .

Virginie.

ï 7 ji 3S,992

Caroline du Nord. »

49 j^oO

Caroline du Sud ,

8 ,ï 9 ï, 5 oo

Géorgie. , . , ,

6 l, 5 oo

Alabama. . . , .

5ît,900

Mississipt « . , .

I2,3or,44o

Lcuisiaue * . , ,

4 o, 3 oq

Tenaessée. , , ,

Keulncky* , , *

4o,5ôo

Ohio,

ïo,255,5oû

îndiaiia. ■ , . , .

36,5oo

■ lîlittoîs. . , • ,

ï4j938,2oo

1 Missouri.

Mlcliîgau , , , ,

t3,932,oûo

1 Arkansas. . . . .

! District de Colombie.

ÏOO '

j Terri loi re de Floride,

55,6 So

j Total, , ,

(ij Depuis lorSi tl-eiix terriiçiresj 1* Miclii^aa et sont passés du

et un nouveau t*rriloi«* celui de OnUcoutin, a éts crïauiaé.

HOTES

Note 17. (Page 60. )

La Presse des Êlats^Ums.

En iB34, il y avait aux État-Unis tja6S journaux ( manac^ ï 835 ,page 282), sans compter i 3 o à 140 publications périodiques exclusivement religieuses, littéraires, ou consacrées à la médecine, à la jurisprudence et à Tagriculture» M, Miller évaluait, en 1801, le tirage annuel de tous les journaux réunis^â la millions

de feuilles au moins. En rSio» M, Thomas [HlstoryofPrinùng) Festimaità aa^aaa^aoo. M. Williams {Anmid He^ster) le portait, pour le seul État de New-York, en ï 83 a , à 16,028,000. VAmericaa Almanac admet pour toute TUnion, en i 834 , le chiffre de 70 ou 8a millions. Il faudrait y ajouter le tirage des recueils périodiques, qui est considérable. Le principal recueil méthodiste lire à 3a,0ûo exemplaires, *

En raison du grand nombre des journaux, le tirage de chacun est fort restreint. Chaque village a sa feuille, qui paraît une ou deux fois par semaine. Le nombre des journaux quotidiens n'est pas considérable; on Festîmait à 90 en i 834 . H n’y a que très peu defeuilles quotidiennes dont le tirage dépasse a,000 ; il n’y en a pas qui aille au-delà de 4,000 (i), La plupart des journaux n’ont que 35 o à 5 oo abonnés.

Les journaux américains ressemblent peu aux journaux de France et d’Angleterre. Ce sont principalement des feuilles d’annonces. Ils ne dirigent pas Fopinîon, ils la suivent. Le morcellera eut de la presse ne permet à aucun d’eux de posséder une grande influence, surtout hors de sa localité, A New-York on ne lit que les journaux de New- York; à k Nouvelle-Orléans on ne connaît guère que ceux de la Nouvelle-Orléans; tandis qu’en France ceux de Paris, et en Angleterre ceux de Londres , dominent partout. Cependant le Ghhe et le National inteUigemer^ de Washington, sont fort répandus. Aux États- Unis, les journaux ne sont pas des puissances, ce sont des instruments de publicité à la portée de tous. Ce sont des affiches ou chacun

(t) Quelques jouinaus quotldiems ont un plus ^ratid nombre d^abooiiéi , mais oï n est pas pour leur feuille quotidietixie, c^eàtpour une feuille formée des mêmes niJtériaus, sauf les anrionnos, et paraissant trois fois* Jerux fois on une fois par semaine. Le de

Wasbidffiou* compte ain?i io#ooû abonnés, dit- on.

lïOTES.

va placarder ce qu’illuî plak; où Von va chercherj non une opmion, mais des nouvelles* On sait qu’en Angleterre, la profession d’écrivain ne jouit pas, à beaucoup près , de la considération qui s’y attache en France* Elle est encore moins prisée aux États-Unis qu’en Angleterre. A Texception d’un nombre extrêmement petit de feuilles^ en tête desquelles il faut mettre V American de New-Yui k, rédigé par M* Ch. King, et la Nailona^ GazfiUe de Philadelphie, dont le rédacteur est M R* Walsh, la presse américaine occupe un rang peu élevé dans l’échelie sociale.

Malgré leur grand format » les journaux américains ne sont pas chers* Cela se conçoit: le principal bénéfice provient des annonces^ et les frais de rédaction sont modiques, puisqu’if n’y a qu’un rédacteur,Les journaux quotidiens coûtent ordinairement lo dolL (53 fr,) par an, non compris le port, Ib ne paraissent pas le dimanche. Ils ne sont pas sujets au timbre: le timbre n’existe pas aux États-Unis; mais ifs paient à la poste plus que les journaux français (i).

En France, d’après un article publié par la Het^ue^ies Deujc Mondes (avril i836), il existait au i*** janvier i835, 70 P à 7 S 0 journaux ou publJcations périodiques, dont environ soo feuilles politiques. On estime que le tirage total de ces dernières est de 35 à 4 û millions de feuilles, c’est-à-dire delà moitié du tirage des journaux américains.

Le tirage des Journaux parisiens est beaucoup plus considérable que celui des journaux des États-Unis. Sous La Restauration, le Canatteignit le chiffre de a5,ooo* Quelques journaux de Paris sont en ce moment au-dessus de iOjOOû, Nous avons vu récemment quelques recueils à bon marché aller jusqu’à 70 , 80 , et même loojooo abonnés.

Les journaux et recueils périodiques forment la majeure partie de la littérature américaine. Il n’en est pas de même chez nous, quoique nos journaux soient beaucoup plus littéraires que ceux des Âméricains. On estime qu’il s’est publié ou réimprimé en France, eu tS 35, plus de 4 ïOûo ouvrages, formant 82,000 ieuilles typographiques.

Le port des journiiux dans TEtat où iU paraissent, et pour une distance de Hëue« de pestei est de S y% ceotinies. Pour une plus j^riinde dlstaoce, c'est de S eetiliiïies. En Vrante.poür lotite di$t3.Dce hors du département ou la publication a lieu, c'en de i cent c'est a centimes pu or lo départepieut. Lï différence «t encore pins ^andepour tel moaUb périodiques.

NOTÉS* 365

x|uij au tirage moyen de auraient donné laS milHons de

feuilles imprimées.

En Angleterre, la presse est centralisées Londres, comme cheE nous elle Test à Paris. En iS 3 a, on estimail qu'il y avait dans le Royaume-Uni îSgjournaux dont xj quotidiens, et le reste principalement hebdomadarres ; a 35 étaient publiés en Angleterre, 65 en Écosse, 3 q en Irlande* En f 833 , on calculait que le nombre total était de 363, D'après M* Léon Fauclier {^Revue des Deusi Mondes y i 5 septembre i 835 ), il y a maintenant dans le Royaume-Uuî 4^5 journaiis , dont Sa en Irlande, sur quoi ai paraissent k Dublin, 60 environ en Ecosse, 100 à tao à Londres, et lyS dans le reste de r Angle terre , proprement dite, et le pays de Galles. A Londres, il n’y a que dix journaux quotidiens, La plupart des journaux de province ne paraissent qu’une fois par semaine. Avant la mise en pra-* tique de la nouvelle loi sur le timbre, on évaluait à aoo millions le nombre de feuilles annuellement distribuées par les deux presses, timbrée et non tîinbrêc, qui se partageaient à peu près par moitié cette grande circulation. Le tirage des journaux de Londres est en général moindre que celui des journaux de Paris. Les plus répandus ne dépassent pas 6,5oo. Ils ont jusqu’à ces derniers temps été chargés de droits de timbre considérables (43 centrmes); en conséquence ifs se vendaient à raison de ^5 centimes le numéro ( fr. par an). Le droit de timbre vient d'être abaissé à 10 c. i/a. Moyennant le droit de timbre, les journaux seront désormais transmis, francs de port, dans Sont te Royaume-Uni. Le prix de vente a été mis à 53 cenL lï y a aussi un droit sur les annonces qui fut diminué eu fS 33 ^ et un droit sur le papier, qui a été réduit récemment. Ifs ne paraissent pas les dimauclies,

Los journaux anglal-î sont un des plus merveilleux produits de rinduslrle, par les dépenses qui sont faites pour leur procurer les nouvelles, par Timmense quantité de maticres qu'ils contiennent,et par la rapidité avec laquelle ils sout composés, corrigés, imprimés et distribués. Quelqtielois à a ou 3 heures de la nuit, la discussion est encore pendante à la Chambre des Communes, et à 8 ou 9 heures tout est publié, dans le plus grand détail, avec une parfaite eiaC" t]lude«

WOTES.

Note (Page 6 £* )

d^îjoitds ejfecttié pûJ' la Banque des Mtats-Uuls,

Eïi i 83 a, te mouvement de fonds, d’un point à Tautre de fUnion, ou entre fUnion et les pays étrangers , qui a été opéré par la Banque des États-Unis, s'esl élevé à a 55 miUlons de doîL, ou à un milliard

3âo millions de fr,, savoir:

Lettres de change sur les divers points de VÜnion achetées par h Banque*

Lettres de change dont la Banque a touche le montant pour le compte d’autrui*

Traites de la Banque ceutrale et des succursales les unes sur les autres:

Traites de la Banque et des succursales sur les banques locales, et réciproquement*

Billets de la Banque des Ktats-Unis re^us sur des points ou ce n’était point obligatoire*

Billets des banques locales acceptés par la Banque hors du lieu d’émission*

Mouvement de fonds pour le gouvernement.

Transport des balances en numéraire*

67,516,673 doll* 4^,096,062

Total pour les transactions intérieures.

Achat de traites étrangères. 9,2 53,533 dolL Vente de traites étrangères* 4 ,ao 3 , 2 o 4 .

Total

î4ij7iSj7tu

255,175 447 doU,

La Banque n’a prélevé a titre de commission, pour une aussi grande masse d’opérations, que 317,249 dollars, c’est-à-dire x|a pour ojo.

En i 836 , après l'expiration de la Charte de la Banque des États- Unis, le change entre New-York et la Nouvelle-Orléans ne s^opérait plus que moyennant une commission de a i|a p. ojo.

Note 19, (Page 71.)

Denominaûofîs des diiferses parties de ^ Union,

On désigne ordinairement par !e norad’États de la Nouvelle-An-

notes* 36 y

g[cterre les États de Rbode-Islaod ^ Massachusetts, Connecticut, New-Hamspliïre, Maine et Vermont ; on les qualifie aussi d’Etats de TEst, quoiqu’ils ne soient p?s les seuls à Test des Alléghanys, parce qu^ils occupent la partie la plus orieutale du conltnenl (i).

On appelle Etats du Centre ou du Milieu {Midt/k Siates) ceux de New-York, Pensjlvanie, New-Jersey, Delaware et Maryland h

La Virginie, les deux Caroltnes et la Géorgie sont les anciens Etats du Sudp

Les nouveaux Etats du Sud ou Etats du Sud-Ouest sont ceux d’Alabama, Louisiane, Mississipî, Arkansas, auxquels sera joint bientôt celui de la Floride*

Ce qu’on appelle assez communément TOuesI; comprend les États dOhiOj Indiana, Illinois, Missouri, Kentucky, Tennessee et le nouvel État de Michigîin. Les Étals d’Alabama et de Mîssissipi et le nouvel Élat d’Arkansas font pourtant rigoureusement partie Je r Ouest*

On emploie souvent les dénominations de Nord et de Sud* Elles reviennent alors à ceci : Étals sans esclaves. États à esclaves. On place le Maryland et l’état de Delaware dans le Nord, quoiqu’ils aient des esclaves, parce que l’esclavage y est en décroissance et doit, selon toute apparence, y être aboli. Le Potomac est considéré, sur le littoral, comme forma nt la ligne de démarcation entre le Nord et le Sud*

Noteao, (Page yj,)

Dit numéraire et du pqpier-maiînaie^

La quantité de numéraire, or et argent, qui a été frappée en France au nouveau type, s’élève actuellement, i836, à un peu plus de quatre milliards, dont près des trois quarts en argent, et un quart en or. Il n est pas probable qu’il en ait été exporté ou fondu pour un milliard ; il en reste donc plus de trois milliards.

Une partie de cet immense capital est en deliors de la circulation et leste enfoui ou dormant dans les coffres des particuliers ou dans la ceinture du pauvre qui n’ose confier sou épargne à personne.

(i) PoQpprérenîr autant que possible la confusion, j'ai «fité de las désigow ainsi. J'ai appelé Etats de L'Est tsui de tout h littoral d& l' Atlantique.

XOTES.

Aux États-Unis, au ler janvier i834, d’après les renseignemenU recueillis par M. Wilde (voir plus haut, note i3 ), les 4o5 banquess locales dont il existait des comptes-rendus officiels ou semi-officiels avaient 68,090,000 doll. ( 346 , 65 o,ooo fr.) de billets en circulation, et i 4 ,a 5 o,ooo doll. (76,000,000 fr.) en numéraire. Il existait en outre loi banquesdont la situation n’était connue qu’approximativement, dont les billets en circulation s’élevaient à ia,65o,ooo dollars ( 67 , 400,000 francs), et le numéraire à s,8»5 ,000 dollars (i5,o8o,ooo francs).

La Banque des Élals-Unîs avait alors une circulation de io,3oo,ooo dollars (55,ooo,ooo fr.) en papier, et possédait i3,865,ooo dollars (73,950,000 fr.) en espèces. La totalité du signe représentatif des États-Unis, non compris la petite quantité de numéraire qui existait entre les mains des particuliers, était donc comme il suit î

Papier» en millions. Numéraire, en millions. Totai».

Banques locales. 4^4 9^

Banque des Euts-ünis. 55 74 ^*9

A celte époque de crise les banques locales et la Banque des États-Unis avaient retiré une partie de leur papier. Avant le commencement des hostilités entre le président et la Banque, les billets en circulation devaient représenter une somme de 5oo à 5ao millions de francs.

Depuis i834,le numéraire métallique s’est beaucoup accru aux États-Unis. Divers États, ceux de New-York, Maine , Connecticut, New-Jersey et Alabama, ont prohibé l’émission des billets de banque de moins de 5 doll. Elle était déjà défendue dans ceux de Pensylvanie, Maryland , Virginie, Géorgie, Tennessée, Louisiane, Caroline du Nord, Indiana et Kentucky. Le Mississipi et rillinois ont adopté des mesures équivalentes. Ainsi les deux tiers des États, représentant les cinq sixièmes de la richesse du pays, n ont plus de billets de moins de 5 dollars. On conçoit que cet état de choses favorise l’extension de l’usage des métaux précieux.

Le Secrétaire du Trésor avait défendu aux receveurs des deniers publics de prendre en paiement des billets de moins de 5 doll. à

WOTKS.

partir (lu 3 ü septembre iS 35 . Par un rapport au Congrès, en date du 8 décembre 1 835 , il annonçait rintention d’étendre celle exclusion aux billets de moins de todolL

Dans ce même rapport, il s’exprimait en ces termes, au sujet des approvisionnements de métaux précieux existant dans le pays : « Durant les deux dernières années , du octobre i 833 au no- « membre 1 835 , le numéraire importé aux États-Unis, déduction w faite des exportations, et en tenant compte de ce qui ne figure pas « sur les registres des douanes, s^élève à 27 mi liions de doll. (t 44 « millions de fr*). On estime que nos mines d*or , pendant le même ■ temps J ont produit plus do 3 mill'ons de dolL (i6 millions de fr,)* a Le numéraire existant dans le pays dépasse donc 64 millions « de dolL ( 34 1 millions de fr.). Les banques, d’après leurs propres a déclarations ou les évaluations qui y suppléent^ avaient dans leurs B coffres, au ter janvier 1835, près de 44 millions de doll. (q 35 mil- • lions de fr.) en métaux précieux. Une partie de ces fonds des « banques étant en lingots, il s’ensuit qu’une somme de 20 millions B de do]L(io7 millions de fr*) au moins, en numéraire, esl en cir- « culation dans le pays.

« Si les petits billets qui restent en circulation et qui ne dépas^ « sent pas six à sept müljonsde doll. ( 3 a à 37 millions de fr*), étaient « retirés, il ne faudrait, pour en prendre la place, que le tiers de ce V qui a été ajouté aux ressources méiaOiques de TUnion depuis deux « ans* »

En même temps que la masse des métaux précieux s’augmentait, celle du papier en circulation croissait aussi* Âu 1*^' janvier i 335 , elle était de io 4 millions de doll* (553 millions de fr,). Eu résumé on peut estimer qu’au milieu de r 835 la circulatLon totale du pays était composée ainsi :

Numéraire épars dans le pays*

toj

Numéraire des banqiieS'

Billets de banques,

Total.

La circulâtîou , proprement dite, c’est‘à^dire déduction farte du numéraire des banques^ serait dafifiy millions.

Voici quelle était, d’après des renseignements recueillis principa-

ï, — 3*^ riirîToîr.. 24

NOTES

letneat dan!» te Diclhnarj^ of Commerce de Mac Cul loch ^la cjuaiitite de papier-monnaie en circulation dans le HojaiimC’Unî a la fin de iS 33 :

Banque d'Angleterre,

Succursales de la Banque d*Angleterre* Banques particulières {prlvate baukers).

Joifît-siocks banks d’Angleterre,

Banques d’Ecosse.

Banques d’Irlande.

Total,

Ou, au change de aS fr, aS c.

xgjSoOiOOo 1, sterl.

3,3oOjOoo SjSûOjOoo I j5o(j,oûo (:} 2,OOOjOÜO

4 ^ 1 , 300,000 I, sterl.

i,o 68 , 000,^000 fr.

A la meme époque, le numéraire du Koyaume-Uai pouvait être évalué comme il suit :

Or en circulation ou dans les cofïres des Banques d’Écosse et d'Irlande, ou dans ceux des banques particulières et non incorporées d'Angleterre,

Or dans les coffres des succursales de la Banque d'Angleterre,

Or entre les mains de la Banque d'Angleterre, à Londres,

Argent,

3 o,ooOjOoo!. sterl,

ïj 3 oo,ooo

7,5oOïOoo

Ou au change de iiS fr, aS c.

45 , 8 oOjOoo liv, St.

i,i;56,00O5O0nfr.

D'autres évaluations portent cette somme à moins d un milliard, La circulation totale du Boyau me-Uni, en or et en papier, serait, en prenant l'estimalion la plus haute>de 3,12.4^000,000 fr,

La circulation proprement dite, c'est-à-dire, déduction faite de Tor qui reste dans les coffres de toutes les banques, serait environ de 75 ,oooiOoo liv, sterL, ou de 1,893,000,000 fr,

(>) C'était, au moia d'août 1 130 , 3,6û0jOoo Uv. st.

NOTES

A la fm de t 835 , la circulation du Eoyaume-Uni avait été modifice; le papier avait augiuemé^ et le numéraire avait diminué, surtout dans les eolfres des bant|ues. Les banques par actions (Joû/f-stoch èafih) avaient, en Angleterre et dans le pays de Galles seulement, sans compter TÉcosse et rirlande, plus de 3 millions sterling (75 nullions delr.) de papier en circulation ; en revanche le papier de la Banque d’Angleterre avait été réduit. Une forte quanlité d or avait été exportée en Amérique.

Note 31. (Page ii 4 *)

^cie de con/éderatiofi et eoHStitutiorit

Après la déclaration de Tlndépendance (4 juillet 1776'), les treize colonies devenues États firent nn Acte de Confédération portant la date du S juillet 1778, qui était fort imparfait, eu ce qu*jJ laissait Tautorîté fédérale sans ressources et sans force. L acte fédéral constituait un Congrès en une seule chambre , et ne créait pas de pouvoir exécutif, Financièrement surtout, ïe Congres était dans une situation très précaire : le produit des douanes ne lui appariènait point. Tous les États figuraient au Congres sur le pied d’égalité. On s’aperçut bientôt des inconvénients de ce système. Le 17 septembre 1787, une Convention, convoquée à cet effet, termina la Constîtulion actuelle qui reçut successivement rassentimeni des divers États, et qui futmiseen pratique le premier vendredi de mars 1789; elle a postérieurement reçu douze amendements ayant principalement pour objet d’arrêter le mouvement de centralisation, que Ton appelle aux États Unis consoUdaüon,

Note 2 3, (Page ii5,)

Bii cmnincrce du Nùrd et du Sud.

En i 834 jrimportation totale a été de r,332 dollars; celle

de New-York s’est élevée à 7^,188,594 ; celle de Boston est tombée à 17,672,129 dolL L’exportation totale a été de 81,024,16a doll. Le premier rang, pour le commerce d’exportation, a été pris par la Nouvelle-Orléans, qui a exporté une valeur de 28,759,607 doll.; New-York n’a exporté que pour jXSAgAfyg dolîars, c’est-à-dire, moitié moins qu’ext ï 833 . Le commerce des États-Unis paraît ainsi

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