ILOTES
ae concentiTi' à New-York et à la Nouvel Ie-0rï4ans. Lea chemins de fer et les bateaux à vapeur ^ établis entre les villes du littoral, ont permis à rindusirie commerciale de suivre sa tendance naturelle, qui est deconstiiaer de grands marchés et de centraliser les échanges sur un point.
Le développement considérable qu^acquîert tous les jours la culture du coton J donnant au Sud une grande valeur à exporter , tend à le rendre commerçant ; il est contre nature qiie kexporlalîon du coton de Géorgie ou d’Alabama ait lieu par voie de New-York. En les États du Nord ont eiïectué S6 p. ojo des ex porta lions ; en 1834 , ils n^en ont opéré que Sa p* o[o. Indépendamment de la Nouvelle-Orléans, un aulre ceutre commercial se crée graduellement dans le Sud , à Charles ton.
Note 33. (Pfige II5*)
Du Sénat des États-Unis,
Les Sénateurs des États-Unis sont élus pour six ans, et sont renouvelés par séries, tandis que la Chambre des Repréaentanla est réélue en totalité tous les deux ans* Le Sénat est, des trois pouvoirs politiques, le plus permanent; le Président n’est élu que pour quatre ans. Dans Tancien Acte de Confédération , les délégués de chaque État étaient révocables à volonté par VÉtat. Eu instituant le Sénat, qui a de Tanalogic avec Tancien Congrès, par sa participation aux fonciions exécutives (i)f et parce que tous les États y sont sur le pied d’égalité (3), rinieotiou des législateurs fut de créer un corps indépendant et d’introduire quelque fixité dans le système. Malheureusement le parti démocratique a imaginé une théorie en vertu de laquelle la législature de chaque Élatjayant nommé les Sénateurs, a le droit de leur prescrire leur vote sur toute quesliou qui est soumise au Congrès j c’est ce qu’on appelle droit d’instruction. Cette doctrine a été mise au j our par des publicistes viJ gi niens et fait lot
fi) Tons les Irai 1^3 aVK l'étrangier dûivcnL cire ratifias par le rote dc& ilcuï tiers da Sé. Bat. Les fnLiclioniiiiires publJc.-i tes plus ciiiiii>erits, le!s que Le£ jugea de la cour des Etalstlnis} ageiila diplomatiques, miuiiitrc!], etc., et beaiicoup d’employés aeçüntîalrc?!, sont noiniués par le président, sauf rappL'obailou clti SéBal. Le président exerce ^eul Le droiide rêvocalion. ,
fî) CbnqBC Etal a deux pénaleurs-
NOTES. 3^3
en Vïrgînie{ï); en conséquence, lorsque les législatures particulières qui admeiteot cette doctrine ont quelques mesures à recommander aux délégués dé TÉlai dans le Congrès , elles adoptent des résolutions par lesquelles les Représentants sont priés ; et les Sénateurs de voter dans tel ou tel sens. Les Représentants sont élus par districts, comme chez nous les Députés, et représentent l’opinion de leurs districts ; des lors, les majorités des législatures ne peuvent se croire aucun droit sur leur vote.
On conçoit que cette théorie, ai elle prévalait définitivement, convertirait les Sénateurs en pures machines.
Note 34- (Page 119-)
Des I^Jinistres dit ^ouecrnemenl fédérinL
Dans le système américain , les ministres sont d^asse^ ntînees per* sonnages comparativement mx minislres des pays cfEurope, Ils n^ont qunne responsabilité de second ordre; la responsabilité principale xepose, en vertu de la Constitution , sur le Président. Ce sont les employés du Président et non les dépositaires de la confiance du Congrès, Ainsi que tous les fonctionnaires publics, ils sont inéligibles à Tune et à l’autre Chambre. Ils n^ont pas le droit dWster officiellement aux débats du Congrès, L’Administration n*a pas d organes officiels dans les Chambres; les commiinîcalions du Président au Congrès ont lieu par des messages écrits. Le Congrès administre luî-même les affaires pubifques par ses comités, et fait les lois en vertu de 1 initiative individuelle de ses membres. L’îoteinJon de la Constitution était de mettre le gouvernement entre les mains du Congrès, plus que dans celles du pouvoir exécutif. Il en était ainsi jusqu’au présidant Jackson.
Note a 5 . (Pa^e 138.)
Chero^éeSf Creeks et autres triùus indienites.
Les Cherokées occupent un territoire assez étendu en Géorgie et dans 1 Aîabama, la Caroline du Nord et le Tennessée. La Géorgie^ s*âppiiyant sur la convention de 1803, par laquelle elle a renoncé
{1) oii liSJti, M. n rrfusé de s^y conrovirter.
NOTES
à ses prétentions sur le domaine de l’Ouest, a vouln s’emparer de la portion du terriloue des Clierokées qui est compris dans ses limites. Les Cliei’okées commençaient à se civiliser, grâce à quelques individus de sang mêle qui existaient parmi eux, et par l’intervention de quelques missionnaires qui s’étaient établis dans leurs villages. Ils s’étaient construit des maisons coinfortables, étaient vêtus comme les blancs, travaillaient comme eux à la terre, élevaietil du bétail, avaient appris à lire et à écrire. Un d’eux avait imaginé un alphabet, et à New-Echola, leur capitale, on imprimait un journal en cberokée. Ils avaient meme pris de la civilisation tout ce qu’ils voyaient autour d’eux sans exception ; ils avaient des esclaves. Le nombre des Indiens qui se constituaient ainsi est diversement évalué : des estimations récentes portent le nombre entier des Cherokées à l’Est du Mîssîssîpi à 18,000.
Les Cherokées, ayant traïté comme nation avec les États-Unis, voulaient se gouverner par leurs propres loisv La Géorgie a commencé son système de vexations contre eux en leur imposant les siennes. Elle se déclara propriétaire de leur terriloire ; elle le paitagea entre ses habitams pendant que les Indiens roccupaîent encore,
et en mil une partie en loterie, ce qui lui valut le surnom de Lùttevj-Statû: Pour désorganiser les Indiens, elle défendit à loul blanc de se fixer parmi eux. Cette défense était particulièrement dirigée contre les missionnaires. Sur leur refus de s'éloigner, ceux-ci furent, en i 83 i, arrêtés par la force armée, jugés et condamnés par les tribunaux géorgiens à quatre ans de travaux forcés {hattl hhoiiy\ Au mois de mars suivant, la Cour Suprême des États-Unis déclara que leur sentence était illégale, que les lois en vertu desquelles ils avaient été jugés et par lesquelles fÉtat de Géorgie s'arrogeait le droit de j uridiction sur le territoire des Cherokées, étaient contraires aux lois et aux iraités des ÉlaJ.s-Unis, et, en conséquence, nu lies et de nul effet; maïs le général Jackson ne prit aucune mesure pour faire respecter les arrêts de la Justice; les missionnaires restèrent en prison jusqu’en janvier i 83 d, où la Géorgie les relâcha a condition qu'ils renouceraieni à vivre avec les Indiens. A la fin de i 834 , de nouveaux scandales éclatèrent, au sujet des Indiens, entre le gouverneur de rÉtat et la propre magistrature géorgienne.
Pendant que l’État traitait ainsi ces maiheureux Indiens, les par-
NOTES* 3^5
licùiiei's se permeltaienl à leur égard îes spoUatîons ks plus auda^ cleuses, au point de les chasser de leurs propres maisons, par exctiipie, et de s’y mstallcr.par la force. En 1836, les Cherokées, hors cfétiU de résister aa système de spoliation collective et individuelle de la Géorgie, voyant qu’ils n’avaient aucune protection à allcndre du pouvoir fédérai, ont consenti à émigrer au-delà du Missjssipi. On leur a accordé des conditions beaucoup plus favorables cju aux autres Indiens ainsi déportés. On s’est engagé à leur ouvrir des routes, à leur préparer le soi, à leur fournir des outils, des forges, des animaux domestiques, à établir des moulins, des imprimeries, à leur bâtir des édifices et à leur donner des sommes d argent asse^ considérables, sous diverses formes, indemnité une fois payée, redevance anuiielle, dotation des écoles, dotation des orphelins, s élevant en totalité à vingt-cinq millions. Les Indiens se montrent cependant très peu satisfaits de cet arrangement: ils font observer que la terre qti’on leur enlève vaut plus du double de celte somme, au prix mimmim de vente adopté par le Congrès pour les terres publiques ( i6 fr, 48 c- par hect.)* Ik se plaignent de ce que les terres qu’on leur as5]gn|, à Touest du Mississipi, ne leur sont pas données en toute propriété (fee simple) de ce qu’iis n’y seront que des occupants.
La conduite de l’Alabama, à l’égard des Indiens, n’a pas été aussi JjMjiale que celle de la Géorgie, Elle a produit moins de sensation, sut tout parce que les Creeks, a qtd l’Alabaina a principalement eu à faire, n’inspiraient pas le même intérêt que les Cberokées, Les Creeks sont au nombre de aa.ooo, la plupart dans l’Alabama. En i83(i, la guerre a éclaté entre eux et les États-Unis, La conséquence de ces liostilités, dont la cause parait peu honorable pour les blancs, doit être la déportation immédiate de cette nation indienne et de lûulcs les autres.
Les violences commises par ces deux Étals contre ks Indiens ont souvent été flétries aux Etais-Lnifl. Les hommes les plus honorables du pîtys s éleverent hautement, dans l’affaire des missionnaires, contre la barbarie des Géorgiens. Les écrivains les plus habiles de l’Amérique ont consacré leur plume à plaider la cause des malheureux Indiens, et à dénoncer la cupidité de quelques Etats, et pins encore celle des individus isolés qui, acharnés à dépouiller ks anciens maîtres
NOTES
du pays, les pervertissent par Tivrognene pour mieux abuser cFeui^ ensuite. Je Usais, il y a peu tle temps, dans / Ej:ctirsiôn les Prairies^ de M. W, Irving, de sévères réflexions sur la conduite des seiîkrs de la frontière à Tégard des Indiens* Au sein du Congrès, en mai i83fi, à Toecasion des hostilités survenues entre les Indiens et ks blancs dans TAlabama et la Géorgie, fancien Président, J,-Q. Adams, s'exprimait en ees termes î
■ La Géorgie et TAIabama n'ont pas le droit de sepkîndre de ce • que le gouvernement fédéral n'a pas été vigilant a les protéger
■ contre les attaques des Indiens ; ce sont les traits lancés en i'air par O la Géorgie et TA la ba ma qui leur retombent sur la tête. La Géorgie,
« en foulant aux pieds nos traités avec les Indiens, a donné k pre-
■ mier exemple de celte politique que la guerre actuelle va conduire ^ à terme* Elle a défié le gouvernement fédéral 1 elle a cassé vos lois;
R elle a bravé le pouvoir exécutif et les juges gardiens de la Consti- « lulion. Si vous voulez savoir jusqu'où elle est allée dans ce sys- « tème, demandez-le aux cachots de ses prisons et au greffe de notre
■ Cour Suprême, Ces cachots vous diront qu ils sont devenus la de- R meure de pieux mimstres de fEvangile, dont tout le crime était
d'avoir voulu répandre parmi les Indiens les lumières et les con- « solations de la parole sainte. Vainement le Tribunal Suprême de « fÜniûn stigmatisa cet acte comme une violation de nos lois, la R Géorgie n’en tînt compte; le pouvoir exécutif ne fit pas respecter a ta décision de nos magistrats ; les missionnaires furent obligés d'a- B cheter leur liberté en sacrifiant leurs droits de citoyens que'nous « devions défendre. Nous avons pluyé devant la Géorgie ; nous avons « sacrifié à ses caprices et à son égoïsme les principes de b jn.slice et c de l'humanité ï nous avons déchiré nos anciens traités avec ks In- « diena, et nous les avons forcés d'en signer d'autres dérisoires, que R nous jetterons au vent quand il nous plaira, jusqu a ce que la race « indienne soit éteinte sur le continent*
« La cause première de la guerre que nous avons aelueliement à « soutenir contre les Indiens n’est donc pas autre chose que notre « propre injustice, sanctionnant celle de la Géorgie et de TAlabama. • L'Admimstration actuelle a pris le contre-pied de celles qui 1 ont a précédée; celles-ci s'appliquaient avec la plus vive solllcilude à ci- « vlliser les Indiens, à éclairer leur esprit, a adoucir leurs passions*
NOTES
Cf à régler leurs appétits, à les fixer sur le sol par Tagricukure, aies « imli^r aux joies et au comfort du foyer domestique et de la famille.
« Tel était le système de Washington et de Jefferson, infaligable-
* ment poursuivi par leurs successeurs. Aujourd hui voire politique « à l’égard des Indiens est de les arracher tous par la violence ou V par des simulacres de traité à la terre qu îls foulent, pour les exiler « au-delà du Missîssîpi, au-delà du Missouri, au-delà de lArkansas, Cf jusqu’aux eouflns du Mexique jet vous les bercez de f espérance fc -mensongère qu’ils auront là un asile permanent et inviolable, uu fc abri assuré enfin contre votre rapacité et vos persécutions. Vous « y traînez, de gré ou de force, par traité ou à la poinle de l’épée, les « débris des Séminoles, des Creeks, des Chocktaws, et je ne sais com-
# bien d’autres tribus. Dans l’exécution deces impitoyables rigueurs, « vous rencontrez la résistance, que des hommes, ainsi poussés à
bout, peuvent opposer; de là la guerre actuelle; elle n’a pas - d’autre cause ; c’est Tagonie d’un peuple arraché de la terre où sont f. ensevelis ses pères ; c’est la dernière convulsion du désespoir. »
.Les méfaits commis contre les Indiens ne peuvent cependant être imputés au gouvernement fédéral ; il manque de force au dedans, et sa bonne volonté à l’égard des Indiens, qui a été réelle jusqu’à l’avénement du général Jackson, s’est trop souvent trouvée impuissante. Les somoies votées par le Congrès pour les Indiens, et dépensées en distributions de provisions, ustensiles, vêtements et armes, el aussi à entretenir parmi eux quelques écoles, se sont élevées, depuis 1791 jusqu’en i S35 inclusivement, à S3 millions. Les allocations de i836 s’élèvent à 40 millions, y compris les sommes nécessaires à rexéculion des traités de déportation.
NOTES
Les Indiens sont peu nombreux cfans les Etats et Temtoires or-ganrsés; à la lin de r835 on y en comptait Sa,000, savoir ;
ÉTATS