‹ Lettres sur l'Amérique du Nord (volume 5)Chapitre 43 sur 65 · TRIBUS · texte numérisé non relu

TRIBUS

3 TOMBRE.

Étais de la Nouvelle-Angleterre.

Pénobscols, etc.

a,5oo

New-Tork. . . . . .

Virginie et Caroîme du Sud.

Caroline du Nord. . .

Géurgie,

Temiessée. . ♦ . , ,

Alalïama

Blississipi

Ohio, Iiidiaua, Missouri, Michigau et Arkansas. .

Fîoride. . . . , ,

Senécas, Ca)UT^as, Onéîdas, Tuscaroras , Uelawares , Ûuondagas, etc. * , .

Chei'ükées.

Cherokees et Creeks « * .

Cliei-fîkées.

Crreks el Oierokées. . . ,

Cil UC la ws et Olucksasaws , Wyaudüls, MiamiSj Oltowas^ Pottawatomies, Wirinebagoes , Betawarea, Shawne es J KÊckapooSj SéuéeaSj ^ Cliippeways, Moüüménis. . [ Sémîuoles. . , * .

5oo

îi,O00

TûTA^tt

Les tribus originaires de POuest, les plus voisines des Etats on Territoires oiganîsés, dont la plus importante est celle des Pawnées, forment une population de a8,ooo

Les Indiens qui oui émigré , en majeure partie Choctaws, le reste Creeks et Cherokées, etc., sont au

Toutes les autres tribus sauvages évaluées diversement peuvent être portées à 180,000

ce qui donne pour chiffre total delà population indienne

sur le sol appartenant à rUnion 316,080

Ainsi la race rouge a disparu à peu près du territoire qui est à portée des Anglo-Américains; mais elle ne disparaîtra pas pour cela du globe, elle constitue le fonds de la populâliôn de l'Amérique es-

NOTES

pagnole. Là, les blancs de race pure sont presque partout, et surtout au Pérou el au Mexique, dam la même pvoportiou à peu près qu^aux Antilles parmi les noirs.

Il y a une douzaine d’années que les Anglo-Américains se sont décidés à iransporter les Indiens à ToLiest du Mississipi, au-delà de la ligne des Etats d^Aikansas et de Missourî, en assignant à chaque tribu un territoire distinct- On a commencé à y procéder même sous M. J.-Q. Adams ( de iS^S à 1829 3-

Selon toute probabilité, à U ün de i836, le nombre des Indiens qui n'auront pas été transportés au-delà du Missîssipi, on qui n'auront pas consenti à l'être, n'excédera pas 10 à isjooo* Ce seront ceux de New-York et de la Nouvelle-Angleterre cl quelques autres misérables débris de tribus que rivrogneric et la misère décïineut tous les jour s»

De toutes les tribus qui ont on ont eu 'des communications avec les Elats-Unis, les Cboctaws et les Clierokées sont les seuls qui, jusqu'à présent, aient Ml des efforts pour entrer dans b vie civilisée; les autres ïudiens restent chasseurs et guerriers.

En ïS^4î M. H. Everetl a présenté à la Chambre des Représentants au Congrès un rapport remarquable sur les relations des blancs avec les Indiens^ et sur les mesures à prendre pour les régulariser. Je n'ai pas appris que ses projets de biil aient été^doplés. Ils avalent pour objet, l'un d'organiser rintervention du Gouve*‘nement fédéral dans radmîubtratîon desafïaires des Indiens 1 le second, de fixer les rapports des blancs avec les peuplades réunies à l'ouest du Missîssipi; le troisième, de maintenir l'ordre dans le territoire occupé par elles. Ils donnaient le moyen de pourvoir à l'éducation des Indiens dans les arts agricoles et mécaniques, de les garantir du contact des marchands qui les corrompent et les volent, et de les consliluer eu coo-* fédération qui aurait eu sou assemblée générale, et qui aurait été présidée par un gouverneur nommé par le Président. Les Indiens auraient même été autorisés à envoyer au Congrès un délégué sur le pied de eeux des Territoires, qui ont droit de séance el de parole, dans la Cbajjnbre des Représentants, mais qui ne votent pas.

NOTES

Note (Page i 3 o.)

De ia Coat Sïtpréme des États^Uftis•

La Cour Suprême des Etats-Unis, à eause des amples pouvoirs dont elle avait été revêtue, n'a jamais été vue de très bon œd par le parlî des droits des righis )♦

Un pouvoir qui a mission de résister aux empiétements des autres, de refouler les partis et de réprimer les Etats ou les îtidividas, ne peut manquer, dans un pays constitué comme les Etats-Unis, d'exciter contre lui une vive clameur.

Tai déjà dit ( note 14) comment on avait réduit sa juridiction quelque temps après rétablissement de la Constitution fédérale actuelle. Dans ces derniers temps, elle a encouru la disgrâce du parti démocratique parce qu'elle s'est formellement prononcée pour fa constitutionnalité, de la Banque des Etiis-Unis, A diverses époques elle a défendu cette institution contre les autorités locales, contre celles de l'Obio, par exemple, qui prétendaient T astreindre à des taxes.

Dans la plupart des nouveaux Etats, la justice fédérale n'est pas complètement organisée encore, LTodiana, TUlinois, le Missouri, 1 Alabama, le Mississipi et la Louisiane n'ont que des Cours de district et manquent de Cours de Circuit, ( Voir note 10. ) Cet état de choses continue, probablement parce que les amis de la justice fédérale ont peur que l'on n'y touche pour Tempirer plu lot que pour l'améliorer, et foni durer le staiit qrw. Dans presque tous ses messages annuels, le président Jackson est revenu sur cèt objet, disant que si les Cours de Circuit étaient bonnes, il en fallait partout, et que, si elles étaient mauvaises, on devait; les supprimer là où elles existent aujourd'hui.

Noie 27. (Page i 3 o.)

Terres pMiques^

Aussitôt après la déclaration de l'Indépendance, le Congrès s'occupa des domaines de l'Ouest, Les concessions faites originairement aux diverses colonies par la couronne d'Angleterre iVétablissaient pas de limite occidentale positive, La plupart des Etats prétendiiîent que

NOTES

leui' tt;rîtoire s’étendait jusqu’au Mississipî, et même jusqu’à l’Océan Pacifique. La Virginie avait en outre sur ces vastes régions un droit de conquête; le eolorifl G.-IL Clarke, à la lête d’une petite troupe (iiiitrépides Virgîniens, s’élaît emparé des postes anglais compris entre rOfiio et le Mississjpi. Pendant quelques années il fut impossible de rierf arrêter qui satisfit tous les Etats, En mars 1780, TEtat de New'York fit à la Fédération la cession de ses droits. Cet acte fut suivi d’une déclaration du Congres faisant appel au patriotisme des divers Etats, et portant que les régions de rUuest, qui seraient ainsi cédées pareux, formereiient un domaine public, et seraient consacrées à la création d’Etats nouveaux, constitués d'après des principes généraux qu’il posa. En i’jS 4 j la Virginie, dont les titres étaient les plus positifs, offrit sa renonciation sous des conditions que le Congrès accepta. En îjSS, le Massachusetts envoya la sienne. En 17&6, le Connecticut en fit autant, mais il se réserva un terrain asse^ considérable dans l’espace occupé par i’Etat actuel d’Ohio, terrain qu’il rétrocéda plus tard à l’Union, à prix d’argent- Les deux Caroline^ accédèrent aussi à la renouclaiion. Enfin, en iSoa, la Géorgie se désista, à condition que l’on dégagerait de son sol les Indiens ( Chero^ kées ), aussitôt qu’on pourrait l’obtenir par la persuasion et a deS' conditions ivaisonnabies and mt reasonaôle £eFms }. Il y eut

dès lors un domaine public très vaste, qui s’agrandit, en ï 80J, par l’acquisition de la Louisiane, pour 1 5 ,000,000 doll , et par celle des Florides, en 1819, pour S,000,000 doll. On a aussi acEieté, des Indiens, quelques lots moins importants qui leur étaient restés dans reuccinte des Etats et Territoires organisés.

Le Congrès vendit d’abord les terres par portions étendues. Il fit trois grandes ventes de cette manière, s’élevant en tout à 5 rg,000 hectares, et quelques ventes moindres montant en bloc à 5 û,oûu hectares, Le 10 mai rSüo, fut adopté le système qui subsiste aujourd’hui encore, sauf quelques modifications, et où la vente en détail a été substituée à la vente en masse. Voici quels en sont les principaux traits ;

On dresse d’abord, aux frais de l’Union, le plan géométrique da pays, et ou te constate par un bornage. La division la plus considérable est Le io^vfiship^ qui comprend un carré de six milles (g ,655 m,) de côté, et dont la superficie est de acres ( 9,33 r hectares ).

NOTES

Lé township est aoiis-divisé en trente-six carrés d’un mille de cuté chacun, couvrant fi4o { ou iSg hectares ); ce sont des Jeclio«î.

La section est partagée en i6o acres, ou 6S hectares ) et en

demi-quarts { 8o acres, ou 3 i hectares). La plupart des lernies des nouveaux Etats du Nord-Ouest sont d’un guan ou d'un demi-qitari. Le bornage s’étend aux quarts de section. Les diverses divisions sont numérotées et faciles à distinguer sur les plana et sur le terraio.L arpentage est fait à l’entreprise, par voie d’adjudication, moyennant 3 doll. au plus par section ( 6 centimes par hectare), excepte dans les marécages du Sud, où le maximum fixé par la loi est de 4 doll. ( 8 centimes par hectare ). En Fiance, le cadastre qui, il est vrai, est une opération d’une tout autre nature, coûte a fr. 3 o cenlimes par heciare.

Une fois les plans dressés, les terrés sont misesen vente publique, au plus offrant, en partant d’un minfraun! qui est d’nn dollar et un quart par acre ( i 6 fr. 4S c. par hectare ). Chaque année on met en vente ou l’on prépare à cet effet quarante t/mrnskips dans chaque district terrien. Ces districts étaient, en 1884, au nombre de cinquantedoux.

Ce qui n’a pas trouvé d’acquéreur à la vente publique, et c est or^ dinairement ia plus grande quantité, est ensuite vendu dans les bureaux terriens (foW-q/J'ùw). en ventes Rivées {private sales ), à quiconque en fait la demande, au prix minfiHum fixé par ia loi, d’un dollar et un quart par acre.

Les terrains salifères et plombifères, qui existent en asseit grande quantité dans rOiiesl, nesont pas mis eu vente. Le Congrès en a réservé la propriété à l’Union,

Jusqu’en iSao, les ventes avaient lieu à crédit, ce qui donna heu à beaucoup de spéculations plus ou moins malheureuses. Pour remédier à ces catastrophes et pour couper court à ragiolage, ou adopta alors le système de la vente au comptanL On permît aussi à cette époque la résiliation des marchés antérieurs, I..a mise à prix , qui était jusque-là de deux dollars par acre (,a6 fr. 55 c, par hectare) fut réduite à ce qu’elle est maintenant.

Beaucoup de colons s’établissent cependant sur des terres quMs n’ont pas achetées, soit qu’elles n’aient pas encore été misesen vente, soit qu’ils ue veuillent les payer que plus lard, soit quils

HOTES

espèrent se dispenser du paiemenC; ces occupants sont appelés Sfiimiters. Ils sont à h merci des spéculateurs, qui peuvent enchérir sur eux aux ventes publiques et acquérir le droit de les chasser des terres quMU ont défrichées* H y a eu des exemples de cultivateurs ainsi supplantés, ou au moins rançonnés ; mais en général les spé^ culateurs craignent une collision avec les Sqaaciers et ne leur disputent point leurs fermes* Les Squatièrs défendraient leur possession à coups de carabine, et, sur les Érontières ou ils se tiennent ordinairement, il ne seradpas facile de trouver une force publique disposée a les faire plier. Le seul privilège qu’aient les Squaners est le droit de pn'empthn dans les 'Refîtes prtpées.

11 est rare que les terres se vendent au-dessus de la mise à prix dans les ventes publiques.

Dans chaque ioivn^/üp , une c’est-à-dire un mille carré, est

réservé au profit des Écoles primaires du pays ; en outre, sur ïe produit des ventes, il est opéré une retenue de 5 p. oio, dont 3 sont destinés à être employés par le Congrès au percement de routes qui ouvrent des débouchés aux États de rOuest* Les 2 p, op qui restent sont remis aux États dans lesquels les terres sont situées, pour servir à encourager rinstruction. Les 3 p, op des routes ont été eu partie consacrés, avec d’autres allocations beaucoU2J plus considérables, à la construction de la Moitié NaiionaU, Eu outre le Congrès fait des donations aux États de l’Ouest pour réducaiion, les travaux publics, etc.,etc.

Les terres publiques sont situées, dans les États ou Territoires organisés de Tennessée (i), Mîssîssipi, Ohio, Indiana, Illinois, Michigan, Missouri, Arkansas , Louisiane, Alabama et P’ioride y

dans les régions encore inhabitées et du Hord Ouest entre le Hississipi et les Montagnes-Rochemei^ et 3^^ sur les côtes de la mer Pacifîiiue* La seconde portion est de fait occupée par les Indiens ; une pat lie du troisième massif forme fobjet d’une contestation entre les États-Unis et TAngleterre ; ces deux puissances sont convenues de ne fane aucun établissement permanent sur les bords de la mer Pacifique, jusqu’en 1S40,

fî) Le droit de propHëté du ^ouv&rneraeiit fédéral sur udo partie des terres ck l'Etat de Teuuessee «t purement nomiual; il „e le reveudi^ju^m jamais* Il s'agit de tiectares).

NOTES

D’après UD rapport récent (du 8 décembi e iSîS) du Seci etau i; du Trésor , l’Union a Vendu on concétié dans les Étals ou Territoires organisés, depuis 1787 jusques et y compris .835.6* qa millions d’acres (*5, 3 sg,000 hect.). XI loi reste dans ces mêmes Etals et Terriloires un peu plus de 33o millions d’acres (i33,65o.ooo hectares), et à l’Ouest des États de Missouri et d’4.rkansa5 environ ySo millions (3o3,75o,ooo hectares), dont 70 à 80 millions ont été assî- ^nés par traités auit tribus indîenaesv

Jusqu’à présent le produit de la vente des terres paraît avoir été peu considérable. En ce moment, l’üniou n’aurait reçu en tout, d’après le rapport précité du Secrétaire du Trésor, que i5 a ao millions de francs en sus de ses dépenses d’acquisition, d’arpentage etd’adminislralion. En i835, les ventes ont pris une extension iuacconlumée, qoi s’est soutenue au commencement de i83S.

Désormais le profil sera beaocoup plus considérable, car les Indiens sont presque tous indemnisés ; il ne reste plus que les frais d'administration qui sont fort modiques, ceux de vente qui sont de a p. ojo; et ceux d’arpentage, qui sont presque inapprécÎEibleSv

Le Tableau ci-joînt indique la quantité de terres vendues, depuis l’origine, en distinguant le produit brut et le produit net.

NOTES

Tableau de H ^ente des terres.

ANNÉES

QÜANTÎTE

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