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mode de placer fructueusemenjt leurs économies. Parla, les banques étendraieM leurs opérations comme banques de dépôt. Le pays en retirerait un grand avantage, puisque tout le capital métallique aujourd'hui disséminé et dormant dans les coffirisforts et les tirelires, qui est complètement improductif pour la société et pour cem qui le possèdent, se trouverait alors conc^tré chez les banques, entre les maim desqudles il fructifierait.
Ban&le projet de banque proposé par HfM. Pereire, en septembre 1830, il devait être émis des bons au porteur produisant intérêt à raison d'un centime par jour pour 200 fr. par an. Cette banque ne devait même pas avoir d'autre, papier-mowMîe. Note 49. (Page 144.)
La session de 1836 a produit enfin une bonne loi sur les chemins iricineus ; il leur est alloué, en argent ou en travail , une somme qui sera de 60 miUiolis et peut-être davantage.
Note 50. (Page 146.)
Zèle des localités pour les travauœ publiée.
Les conseils généraui des départements se sont enfin animés du plus beau lèle pour les travaux publics et surtout pour leurs routes départementales* JFel département, comme celui d'Indre-et-Loire, a emprunté, à cet effet, uné^mme de , 2,1(00,000 francs. D'autres départements ont ftit des emprunts d'un million» ée 1,500,000 francs, etc. La Charente, le Cher, etc., sont au nombre des départemenu qui se sont le plus distingués.
La Tille de Dieppe a aussi donné un exemple qui mérite d'être 'signalé. Elle a
offert de contribuer à rétablissement d'un chemin de fer de Paris à la mer, avec
embranchement sur Dieppe, par une somme annuelle de 120,000 francs, suffisante
pour eowvrii l'intérêt à 3 p. Vo d'un emprunt de 4,0(X),000 de francs.
Note 51. (Page 154.)
État Civil des gens de couleur.
Dans le Massachusetts et dans la plupart des États de la Nouvelle-Angleterre, le i^oir etl'hqmme de couleur sont réputés citoyens, et, comme tels, possèdent théoriquement le droit électoral. En ce moment ils n'exercent point ce droit, soit qu'on Jcs en empêche, soit qu'on omettp à dessein de les porter sur la liste de la taxe persMnelie {poil tcus) qui, dans quelque^ États, forme le tableau électoral. La constitatian actuelle du Connecticut (1818) les exclut de l'électorat. La constitution del'État^e New- York, qui date de 1821, ne range les hommes de couleur parmi les électeurs qu'autant qu'ils possèdent une propriété foncière valant 250 dollars, et qu'ils pajeat une taxe en conséquence. La constitution de PensyWanie fait électeurs indistinctement tous les hommes libres inscrits au registre de contributions de l'Étal ou d'an comté. Ceux des États de l'ouest qui n'ont pas reconnu l'esclavage, n'admetteat comme électeurs que les blancs : on conçoit qu'il en est de même dans les États du sud ; la Caroline du nord faisait cependant exception à cette règle; la conventioi, qui vient de lui Tefietire sa constitution, a retiré la qualité électorale aux noirs et aux gens de couleur libres. En revanche, elle l'a accordée aux juifs qui, antérieurement, étaient nrivés 4u droit de cité, et qui le sont encore dans plusieurs autres États. Note «2. (Page 464.) J>e la traie nation àe ia Uberté
De que^ve painl de fua que l'on envisage l'espèce humaine, <m y iMtoiive 4mi natures dttstîMacs. D» painl de vue de ia, liberté, on y reconnaîtra deip. types à pli*
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sloiH>iiiies bien tranchées; Vun est actif, l'autre est passif; en présebee dél^ vioknee, le premier mouvement de l'un est de résister Tigoureusement ; celai de l'autre, de se résigner et d'attendre. Ils ont besoin, l'un d'être réprimé et contenu ; fmttre, d'être protégé, encouragé, excité. Laissés à eux seuls, ed fbce Fan de l'autre, le premier, doué d'une grande énergie extérieure, opprimera inétitableme&t le second.
Pour qu'il n'y ait paii tyrannie, il faut que l'ordre social reconnaisse un pouToir qui sinterpose entre ces deux types, et, les traitant chacun selon son tempérament, emploie avec fun la bride, avec l'autre l'éperon.
Les pfaifosopbes et les publicîstes qui depuis cinquante ans ont écrit sur la liberté «u rédigé des constitutions, ont.presque toujours perdu die vue cette distinction des deux types. Ifs ont supposé que le type humain était un ; que tous les homlnes étaient également peu portés à prendre leurs coudées franches au détriment dé leurs voisins, et également aptes à refouler, sans aucun secours extérieur, les empiétements d'autrui ; quUs étaient, en un mot, propres au sèlf-^ovemment. Us ont ainsi trop souvent conclu à la suppression de tout pouvoir modérateur, et & Tannihilation de rautorilé directrice.
En cela ils se sont trompés. L'existence d'une autorité qui intervienne entre les deux types est indispensable, en thèse générale, à la jouissance de la liberté. Sans elle, il y aurait licence pour les uns, sacrifice pour les autres, liberté pour personne.
Tous les peuples ne participent point également de ces deux natures. Il me semble, par exemple, que chez les Américains il y a une plus fbrte proportion du type actif que partout ailleurs ; ce qui, joint au sentiment du respect à la loi, leur a permis de vivre jusqu'ici en self-govemment Chez les peuples de l'Europe méridionale, il y a une plus forte proportion de type passif, et aussi une plus grande inégalité dé faculté et d'^organisation ; circonstance qui y rend indispensable rinterventîôn d'un pouvoir fort, destiné à représenter et à soutenfries faibles. Notées. (Page 166.) Dm divearses imtUutiom lUi^ec
Parmi les institutions déjà existantes en France, et qui sont susceptible» é'étre étendues eimultipUée», oa doitai^^ftler :
1» Les conseils de prud'hoaunes; il u'en existe en France que cinquante^lMiil '. On les a réservés jusqu'à présent pour les centres manufaeturicrs el peur les fUbrieations spéciales ; il n'y aurait aucun inconvément k en. créer dans toutes* les ^iUce-où il y a un mouvement industriel de quelque inAportanee^ et une population ouviière passablement nombreuse» même lorsqu'il u'y. aurait pas de «wiufaetmeB» ceaune' c 'est le cas dans les por tsw
Voici quel a été le résultat des travaux des conseils de prud'bomves detovle la France pendant cinq.années consécutives lS30*18ai/48a2^183^-i834 :
Nombre des afiEaires povtées devant ks conseils ttVMSS
* Voici la liste, par ordre alphabétique, des villes où il e& i
Abbeville, Amiens, Alençon, Armentières, Aubusson, Aipplepuis, Alais, Avignon, Bapaume,' Bédarfeux, Bar-Ie^Dac, Bolbec, Cholfet, Caen, Cambray, Calais, Clermont, Chàlons-sur^Marae, Castres, Careassonoe, Douai, Elbeui; hàiH, Louviers, Lille^ Limogea,. Linnoux^ toèkf, Lyen, Marseille, Mamers, Mulhouse, Metz, Nîmes, Niort, Nancy, Orange» ^MéeDs, i^écoane, Roûbaix, Réthel, Eeims, Rouen, Saint-Quentin, Strasbourg, Sainte-Marie-aux-Mines, Saint-Étienne, Saint-Chamond, Sedan, Thanne, Turcoing, Tarare, Tours^ Xroyes, Thiers, Vire» Vienne, Villefranche. ' '
280 KOTES.
Affaires conciliées ^,380
Affaires non conciliées 2,150
Jugements rendus en dernier ressort 1,035
Jugements rendus en premier ressort 654
Jugenîents dçnt il a élé interjeté appel 56
2o Les sociétés de secours mutuels ;
3» Les caisses d'épargne et les sociétés industrielles, dont il sera question plus li6in^notes55et5(S};
40 Les assurances sur la Tie, qui se prêtent à une multitude de combinaisons de prévoyance personnelle ou de famille. On les emploie beaucoup en Angleterre et très-peu en France. Le gouvernement a les moyens d'en faire apprécier les avantages aux classes ouvrières et à d'autres classes qui feraient sagement aussi d'y avoir recours. Il peut même en organiser pour son compte;
50 Les caisses de prêts. A Lyon, il y a une caisse de prêts dotée de 190,000 fr.qui a été fondée depuis 1831. Dans les moments de détresse, elle fait des avances aai chefs d'atelier sur leurs outils, en leur en laissant l'usage : autrefois, ils les mettaient en gage chez des usuriers. Le taux de l'intérêt perçu par la caisse des prêts de Lyon est de 5 à 6 p. Vo* Les monts-de-piété prennent de 9 à 12 p. <>/•• M. Emile Bères ' cite cependant les monts-de-piété de Metz et d'Avignon comme prêtant à raison de 5 et 6;
60 Les salles d'asile pour l'enfance;
70 Les cuujrs scientifiques à l'usage des adultes et même des jeunes garçons, fkits bénévolement par des associations ou de simples particuliers. Les efforts de If. Charles Dupin en avaient fait établir un grand nombre ; il n'en reste plus que quelques-uns aujourd'hui. Les encouragements de l'autorité leur ont manqué. A Metz, ces enseignements ont produit des résultats fort remarquables, grâce aa concours éclairé de l'autorité municipale et au zèle de quelques officiers du génie et de l'artillerie, parmi lesquels MM. Bergery et Poncelet s'étaient distingués. Depuis quelque temps, ces cours ont attiré l'attention du gouvernement. Ceux qui soot dirigés à Paris par les frères ignorantins et par l'association polytechnique mériteot d'être remarqués.
La ville de Lyon possède un établissement de ce genre dont l'organisation est très-bonne, et qui surpasse tout ce qui existe d'analogue dans toutes les autres villes de France, Paris compris. C'est l'école de la Martinière, fondée par un legs du major Martin. Elle ne peut manquer de fournir Lyon de contre-mattres capables. On reodrait un grand service à l'industrie nationale en instituant des écoles analogues dans nos principales villes manufacturières. Ce serait protéger efficacement les fabriques françaises qui manquent d'une population ouvrière habile et exercée, et ce soaitles protéger comparativement à très-peu de frais.
Pour donner une idée de l'utilité des conseils de prud'hommes, je ne puis mieui liiire que de reproduire textuellement une note que je dois à M. Arlès-Dufour, de Lyon, l'un des hommes qui honorent le plus le commerce français par leur patriotisme et leurs lumières.
Note iur le conseil des prud'hommes de Lyon»
Le conseil des prud'hommes de Lyon se compose ainsi :
SecUon de 1. soierie. . . . | îK'at^"'^* (•*«»««"»•>' " Les classes ouvrières, 1836, page 76.