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de Pooohonta , It Jeane libéntriee da tiillaiit Smifli» dont M. Michel Chevalier t d'une fiicoil d dnutttUqne raconté les étonnantes arentnres*. C'est d'an antre cAté la déclaration de l'indépendance , serment dn jeo de paume de la république naissante, la soanussion du général anglais Burgoyne (1777) et celle da krd Comwallis (1781).
L'intention de ces tableaux est parfidtement louable. L'eiécution en est très-médiocre. Les arts n'ont pas encore pu déployer leurs ailes dans le tourbillon industrid qui les enveloppe au sein de la terre américaine. Phistard, qui sait? il se formera peut-être dans cette contrée une oligarchie qui, comme celle de Venise , de Florence , de Gènes voudra avoir ses Titien, ses Véronèse, ses Michel- Ange. Ce mot d'digardile ferait frémir, s'il Tentendait, le peuple des États-Unis, qui ne croit qu'au progrès continu, au développement sans arrêt de la démocratie. Mais le temps qui mine le trône d'or et de soie peut bien aussi rouiller, user le piédestal de fer du forum plébéien. Il n'est pas dans la nature des hommes d'aspirer à la richesse pour la stérile satisfaction de compter des dollars , et d'accumuler des bank-notes. La pluie d'or qui fascina Danaé tombait sur une couche moelleuse. La corne d'abondance est couronnée de fleurs. Avec l'or que là
* Lettret sur }^ Amérique du Nord*
fortune jette du haut de son char rapide, elle répand les désirs auxquels cet or doit satisfaire. Déjà les tendances de prédominance aristocratique ne surgissentelles pas à tout instant sous le lourd manteau de la dé^ mocratie américaine? Déjà le riche négociant ne re« garde-t-il pas dédaigneusement de toute la hauteur do son puissant crédit le pauvre diable de boutiquier qui végète à sa porte. Déjà les journaux , sans se douter de la voie hérétique dans laquelle ils s'engagent, n'annoncent-ils pas les fêtes , les mariages de la high life comme pourrait le &ire le Times et le Court-magazine de la superbe cité de Londres. Déjà n'entend-on pas à Philadelphie les anciennes familles de la Pensylvanie s'écrier avec mépris en parlant des nouveaux colons : What is it? Peuple of yesterdagf Ahl vous aurez beau faire, messieurs les apôtres de l'égalité, vous ne renverserez pas les lois d'inégalité et de variété que Dieu lui-même a mises dans la création I Vous n'obligerez pas le cèdre à redescendre à la taille du roseau, ni le condor à nicher dans un buisson comme une fauvette , et vous n'arracherez pas de la nature humaine cette racine vivace , cette racine impérissable de Télé* ment aristocratique qui est dans sa pure essence un digne élan de la pensée, une noble aspiration de l'àme. Dussiez-vous condamner à l'ostracisme, proscrire dans votre république tout désir de distinction , ce même désir se raillerait de vous sous les haillons , et se pa*
ptra élre vu flar «Moemié.
Un Ja«r vtedra 4iti mdgié mm mgm pateufioBi, ^oos verrti s'Atofor punii font te iMêi Ittttflhi f^ BecfdndnNit pu te monlrtr Itw Jotte vépoMat |Kmr fot iMMM groinèni, qui AoQonraBtte jorfr te Idort Uont Miott Imr lilm teirfte, fitf M^ niMmit Iflf arts, ]6tlattnt6tM«eoiQ^siriM 1*1»^ te toni leur pouvdr.
la itIaodiBt iiM k répuUkiw detttaMMiM vieiiBe à eet état d'tmélioiitiM , aomae d^^ ta maiîèn d'art pvodoM «oora laion» M wm •*> ginde » alla fût bian te i'« teak ras iMdj^ 0tn, te copiât tanlét OB aamoaMl te JM9M IfBv iHitAt mia cololiiiite mÊ6qÊé ai alla k'èil donia; I ikni le dire , à eœar joie.
Jamais l'ordre dorique, ioniqae , corintliiaB , eom* ponte n'occupèrent en Orèee tant te bras qu'ila en œ» cupent tepuie quelques années dans raustàro république des £tata-Unis. Jamais le culte des dieux et dsi Césars ne fit ériger à Bopne tant de colonnes et ds chapiteaux. Des colonnes 1 des colonnes ! il eu fimt dans chaque ville et dans chaque bourgate , à l'entrée des monuments publics , à la porte du financier, au magasin du marchand. Des colonnes en marbre, en pierre, en fonte, en bois, n'importe, pourra qu'on en ait; chacun les (ait Caire selon ses moyens.
11 existe à Washington une demi-douzaine de grands édifices échelonnés çà et là, dans Tespace, comme des corps d'état-major, attendant les bataillons de maisons qui doivent les rejoindre. Il n'en est pas un qui ne doive être une image exacte de quelque mémorable construction de l'antiquité. Le Trésor représente le temple athénien de Minerve, le Patent office est un nouveau Parlhénon. Je ne serais nulles ment surpris d'entendre les Américains déclarer qu'en copiant les Grecs, ils les ont dépassés.
De ces divers édifices consacrés au service de l'administration, le plus intéressant à visiter est le Patent office. Son nom n'annonce point tout ce qu'il renferme. C'est à la fois le musée industriel, et le musée historique, ethnographique des États-Unis. On y voit d'un côté des modèles des machines auxquelles il a été décerné un brevet d'invention ; de l'autre les collections de zoologie, d'ornithologie, que M. le cMpt* taine Wilkes a recueillies dans son expédition ans lies de rOcéanie ; plus loin des portraits de ehefe savh vages faits par l'ordre du bureau des afllures indiennes. Enfin, dans quelques compartiments mêlés à cet hétérogène assemblage, on vous montre les reliques nationales, l'original do l'acte d'indépendance^, la canné en épine de Franklin, lés épaulettes, l'habit, le sabre de Washington, les assiettes et les fourchettes en fer qui lui ont servi dans set campagnes. Dans la
padta tille d*Al«uuidrio, à iiiMk|ii0i Hmm dM. on oooienre It fobe tfenluit aveo laqodla Wathn^gta fkil btptité, un caoif que M mèn loi donna kfiiiBlI «tait dooieani, et an bouton de urtdingpte. Jfai ne profiNide ténénti(»i pour tool ce qui ta ralladia àh mémoire des grands hommes. Une mtiàn sei^loiflb en glorifiant le nom de ses légidateiira et de ses gfnérauz. Mais poarqaoi les poritains d'Amériqoa ae railleot-ils des reliques cathidiquesT Nos eaUits oal fidt un peu plus de bien en ce monde quelenrs héros. Si les soldats de la guerre d'indépendance ont aflhmdii ce pays de la domination britannique, nos saints noua ont sauvés de la barbarie. Si les pères pèlerinÉ furent en Amérique les fondateurs d'une colonie qui demt se développer dans d'immenses proportions, un grand nombre de nos saints furent dans des réglons sau-* vages, pleines de mortels périls, les premiers pionniers de la civilisation. J'ai regardé avec respect le bâton de Franklin. Que dirait un protestant américdn si on lui montrait le rameau d'arbre sur lequel, dans sa longue marche, un saint Colomban s'appuyait en pénétrant au milieu des sombres forêts des Gaules pour y ériger une chapelle, pour y établir une communauté? Je pense que pour ne pas faillir à sa doctrine, il rejetterait loin de lui ce signe d'idolâtrie papale.
On ne peut venir à Washington sans songer à voir
le lion des lions, le président de la prospère république. C'est une satisfaction qu'il est aisé de se procu' rer. Le président habite en face de la vingtième rue, au milieu d'un riant enclos, une maison d'un élégant aspect à laquelle ses murs en marbre ont fait donner le nom de Maison blanche (White home). Nulle sentinelle ne veille à sa porte, nul laquais galonné n'en fait redouter l'entrée au pauvre plébéien qui ne porte qu'un rustique vêtement. Une fois par semaine, cette demeure est ouverte à tous les visiteurs petits ou grands, maîtres qu serviteurs, n'importe les conditions de. fortune, puisqu'ici tous les hommes spnt frères et jouissent des mêmes droits politiques. Le premier manant venu qui le vendredi soir, passe par là, ne sachant que faire, peut se dire en voyant flamboyer les lumières des bougies à travers les fenêtres : le président reçoit, j'y vais. Pas n'est besoin qu'il brosse son chapeau, ou essuie la poussière de ses souliers. Il est citoyen de la république et le président est son fondé de pouvoir.
Comme je n'étais pas investi de cette haute dignité de citoyen américain, et que je devais avoir l'honneur d'être présenté au chef de l'Ëtat par une belle dame de Washin gton, je crus devoir tirer de ma malle mon habit noir et ma plus blanche cravate, et je n'ai pas tardé à m'apercevoir que ces frais de toilette devaient paraître fort extraordinaires dans un salon où j'ai ren-
fiitM dt tenu f^ym it trt»^pm dlHÉÉlik
Nui dooMitiqiie mr !• mûly Mi rantièhamlve. Noos aoiDinei nirit ds pWnfW dans le iikmtOà la préiidiBt aa lioiit dahoat pwr remplir la rude toatàkm que Fami|aBla réyuMifM lui impoie , aana le^ieet pour aeii âge ei pn» la di« p&té de lee senrioee oûlitairea. L'aioMM» dênaflni qui m'afaii fiai l'houneur d'aaeeptar noa hna, iTeil avanoée devant le président qui hd alendu la luaiUy en lui diaant : floM^ do yen de?]EttefliraiioqH|ié^i a'eit tourné t en moi, en me tendait la wÊém^ et m me diiant : JETeto deyovdorPaisaifletdè iwitaiiri arrivait prèa de lui» il a dft «Mkt ikanda aiaee ahaona d'eux, en leur disant : Hcw do you de? Gel anabla salut se prolongeant à Finfini, ma gracieuae introduotrice a pensé que j*en avais assez et m'a oonduit près de la fille du président qui m'a dit encore : How do you do î Après quoi nous nous sommée mis à circuler dans un autre salon avec une foule d'individus qui se promenaient processionnellement en silence, deux à deux ; des femmes comme il n'en existe que dans les comédies de Henri Monnier, des hommes auxquels vous craindriez de laisser franchir le seuil de votre antichambre.
Pour qu'il ouvre une fois par semaine son palais de marbre à cette plèbe, pour qu'il salue courtoise-
ment ees ladi«B d'échoppe, pour qoll thêkê htmiê arec quelques centaines de citoyens malpropres, la république ne donne à son président que cent vingts cinq mille francs par an. C'est peu payé. Et quand Je réfléchis que c'est un vieillard, un brave et digne of* ficier que la démagogie oblige à une pareille condes* cendance, je sens s'implanter dans mon cœur une nouvelle aversion contre la démagogie.
Le lendemain au soir, quelle différence ! j'étais dans une auberge solitaire où je devais attendre le convoi du chemin de fer de Cumberland. Un de mes compatriotes, me voyant seul et livré aux sombres rêveries d'un de ces jours nuageux que Sainte-Beuve a si justement nommés les jours graves, avait bien voulu, par un sentiment de commisération chrétienne, m'accompagner dans mon gîte nocturne. Et ce compatriote est un poète, un vrai poète, et nous avons passé toute cette soirée à nous promener ensemble par la pensée, dans les plus chers quartiers de Paris, à entrer dans les salons aimés, à nous conter nos regrets et nos espérances, à nous dire les élégies que nous avions soupirées en des heures de désespoir mortel, et les sonnets adressés aux Lalagée au doux sourire, aux Lalagée au doux parler : dulce ridentem y dulee loquentem.
Une demi-douzaine d'Américains que nous avions rencontrés là et que nous avions immédiatement
apièt lOiqMr ibiiidoiiiiét MU llMOM da li^^ Igonient peoi-ètre que poor nom nlinr si Tile d^ notre chambre, il lalliit que nous aowian» à tnHar une grtnde aflûre de Gommeroe. Os ne le dootakot pet qu'après «voir épuisé les loiivenin et le ports- CMiille de mon duuritalrie amii je loi disais Ba ms msttsnl au lit: mon cher Y.» ditesHnoi done encoie, je TOUS prie» ces slaooes à Glaïa.qoe voostèneidenie lire.