‹ Lettres sur l'Angleterre: 2. sér (volume 2)Chapitre 12 sur 97 · PETITION DBS OUVRIERS SANS EMPLOI DE STALEYBRIDGE · texte numérisé non relu

PETITION DBS OUVRIERS SANS EMPLOI DE STALEYBRIDGE

appeler « pauvre à la charge de la paroisse » (« pauper n ) . Or, ils le disent avec le chagrin le plus vif et la plus vive craiote, le mode d'admioistration du Comité de secours-devient de jour en jour plus analogue aux façons d'agir des a administrateurs de la loi des Pauvres » (« Poor Lave Guardians >), dans leurs rapports avec la classe de ceux que, à tort ou 'a raison , ils désignent sous le nom de n pauvres héréditaires > (« hereditary paupers »).

I Les agents du Comité, et même quelques-uns des ■ membres qui le composent, se servent d'ordinaire, en parlant, non-seulement aux ouvriers, mais à leurs femmes et à leurs filles, d'un langage dur, injurieux, indécent. La conduite du Comité a été marquée par des actes innombrable!; de favoritisme et d'injustice, sans que jamais, dans aucun de ces cas, les pétitionnaires aient pu compter, pour être entendus, sur la loyauté et l'impartialilé des administrateurs du fonds de secours... »

< Quant aux conditions à remplir pour avoir droit à cci secours, elles ne sont guère moins humiliantes que celles qui, dans les « Workhouses » , consistent à effiler des cordes ou à broyer des pierres. Les pétitionnaires font ici allusion à ces écoles où il faut qu'eux et leurs femmes consentent à être enfermés, sous peine de ne rien recevoir. Que l'établissement de ces écoles ait pris naissance dans des motifs bienveillants, les ouvriers ne le nient pas; ils ont beaucoup à apprendre, ils le senlent bien, et c'eût été, uon-seulemeni .sans murmure, mais avec reconnaissance, qu'ils se seraient soumis à cette condition, si leur présence dans les écoles ii'était pas devenue le sujet d'une pression tyrannique, et si, dans le cas où ils avaient, suit un enfant malade à soigner, soit un parent ou un ami à accompagner à sa dernière demeure, on n'avait pas fait dépendre la permission de s'ab- I. in. t

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180 UTTRES HH l'aKUTIUC. (iMS)

sentff d'un pur c^ice du mattre'. Traiter et cette sorte des bomoKa faits, dont pbsieivs sont àes vieilbrds, dont qu«l~ qves-uns n'ont pas moins de quatre-TiD|ls ans, c'est lesr témo^nei «ne défiance dont il leus est impossiUe de ne pas ressentir amërement l'injure.

< Et que dire de l'offensante précaatioii qai consiste à imprimer sur chaque vêtement offert en don les lettres S. B. R. F. « Staley Bridge Relief Fund » ? Cela signifie-t-il que ces vêtements, même après qu'Us nous ont été donnés, ne nous appartiennent pas ? Cela signifie- t-il qu'on est lotsîUe de les reprendre, et que toute personne convaincue de les avoir mis en gage est passible de trois mois d'emprisonnement î S'il es est ainsi, en quoi la manière de procéder a.vec tes ouvriers, libres mais sans emploi, du Lancasliire diffèret^e de celle qu'on suit k l'égard des malheureux habitants du « Workhouse > ?

( Les pétitionnaires n'ignorent pas les motifs par lesquels on s'attache à jusUfier cette condinte. En premier lieu, on dit que L'oisiveté des ouvriers est un état dangereux, et, en second lien, on assure ipi'il importe à l'ensemble de la sodét^ qu'on les stimule à diercher du travail.

€ Â ta première de ces objections qu'on leur oppose, les ouvriers ne peuvent se résoirdre à répondre, tant leur fierté d'Anglais se révolte à la seule idée de la supposition qu'elle renferme ; et, en ce qui coDceroe la seconde, tout ce qu'ils peuvent dire, c'est que leur plus ardent désir est précisément de trouver du travail, ua travail utile, équUal)tement rémmiéré.

• Ils ont souffert longtemps de ces deux maux : privation,' inaction ; et ils sentent que le second est, po«r le nvins, anssi cuisant que ie premier. Alors même que les secours deatinésà soulager leur détresse leur auraient été distribués

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péTrriOK DES atmtiRRS sans emploi DG STALEYBRIDGE ISl avee 4éUeatesBe et 4e iiiaDière ï ae pas te«r faire saigner le eœv, ils ea senieM siiifrfiëreinent htig;ii^s, à Fbeure qn'il est *. Des hcnsnes pratiqaes affirment qn'it s'écotdera bien de» MBÉe» ataot qw le La nca^ire se remette de cet» crise, et it y 1 des gew qui crsigHent le pa^érisme ponr tes ohvriers employés par llodustrie cotMiniirs ; mais !e panpérisne, qui pent le craindre pour eux plus Tivenent qu'euxmêmes?

< Les pétitioniiaîres s'adKssent ifonc respectnensement, Hiais avec Anotioo, an gouTerDement èe Sa Majesté, le snppfisnt de s'occuper des moyens de le«r proeirer da travail, soit par le défricJKaieTrt des terres Don cultirées, soit de tonte airtre mamire qoe sa sagesse avisera. Loin ^ewi la pensée de dicter les condtions auxquelles iH eséeateraient ce travail. Seulement, ils ne peuvent s'empêcher d'insister sur la nécessité d'en confier ta sarreillance an gouTemement de Sa Majesté plul(1t qu'à leurs autorités mnnicipales. Ils denandent la permission de foire observer que les dbputes anxqnelles' donnent beu de temps en temps les qiiesrïons relatives an travail, disputes dont le blâme doit revenir, tantôt ï Fime des deux parties, tantAt ii l'airire, et quelqnefois anx denx, rendent tes autorités locales moins capables que le gonvememeot de Sa Majesté d'administrer de semblaUes travaux, de maaière i ménager la dignité- dn travailleur, k aigniSonner son énerpe et à féconder son activité, poar son propre bien comme pour cdui de Ta nation tout attire. >

Qie VMS en semble, Hénsienr? Les ouvriers qui ont ces nobles sentiments, qui parlent ce neUe langage, ces ouvriers, qni ont tant souffert et h qui leur inaction forcée pèse autant que leur misère, ne mérilent-t-ils pas quelque pen d'avoTT voix au chapitre T Et, lorsqu'ils rangent au

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Ui LETTRES SUR L'ANfiLETERHE (iStis)

flembre des devoirs de TÉtat, Don pas de donner it tous < l'égalité de la fortune » — ce qui ne lui a jamais été demandé par personne — mais de ne pas abdiquer entre les mains du hasard, en présence de millions d'hommes placés dans l'aKernative ou de niaDger le pain si amer de l'aumdne ou de mourir de faim, lorsque, dis-je, ils rangent cela au nombre des devoirs de l'État, pensez-vous que ce soit dans le but d'assurer ■ une prime à la paresse et k la bêtise > î

Si L'auteur de l'article les Ouvriers et le Parti libéral m Allemagne avait plongé plus avant qu'il ne l'a fait au fond des doctrines que beaucoup de gens, hélas ! n'ont étudiées que dans les tibetles des serviteurs à gages de la Rue de Poitierg, il aurait lu ce qui suit dans les écrits d'un homme qu'il attaque, et qu'il attaque au mojren d'une déDominalion transformée en épouvantail, h l'usage de ceux, femmes, enfants ou ignorants, qui ont peur des fantômes :

<• Dans une vraie démocratie, l'État n'est point le pouvoir exécutif, ou tel ministre tout-puissant, ou tel monarque absolu, ou tel dictateur, Lous XIV ou Cromwell/La confusion des idées sur ce point a servi à propager toutes sortes de sophismes. Dans une vraie démocratie, l'État, c'est la SoaVtf' même agissant en celle qualité. Or, une Société ne sauraitelle sans despotisme améliorer sa constitution sociale aussi bien que sa constitution politique? Prétendra-t-on qu'un malade se comporte tyraoniquement envers lui-même lorsqu'il pourvoit k sa guérison? Eh quoi! la nation agissant par ses mandataires peut améliorer le régime des prisons, et elle ne pourrait pas, sans despotisme, s'étudier à améliorer le régime du, travail ? Il y aurait tyrannie à fonder, au nom de la volonté générale, des associations de travailleurs, et il n'y en a pas à fonder, au nom de quelques intérêts particuliers, des compagnies de capitaUstesî Chose

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PETITION DES ODTBIERS SANS EVPLOI DE STALEYBRIDCE 183

élraage ! que des lois soient faites pour proléger et niaintenir la possession, par un petit oombre, de tous les îustruménts de travail, personne ne protestera au nom de la liberté ; mais qu'on propose de ne pas laisser périr, en les abandonnant à eux-mêmes, ceux qui, en vei-tu de celte possession concentrée, sont nés pauvres, sont nés faibles, et dont la capacité individuelle, dont « t'initialive individuelle > se sont trouvées de la sorte écrasées dès le berceau, vous entendrez aussitôt crier à l'élouffement ! >

■ Cestbien en vain qu'on oppose àla notion £(af la notion individu. Si par le mot£(a( on entend la Société agissant en corps, d'une part; et si, d'autre part, on veut le développement libre de l'individu, non point au profit de quelques-uns* seulement, mais an profit de tous, les deux idées que, trësnnal à propos, l'on oppose l'une h l'autre, loin d'être antagonisttqnes, sont corrélatives. La seconde exprime le but, ia première exprime le moyen. Imaginez uu instant que la doctrine de la non-intervenliou de l'État soit mise en pratique strictement, logiquement, rigoureusement : malbeur au plus fùble, et place au voleur de grand chemin I >

Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet, mais la longueur de celte lettre m'avertît de m'arrêter. Je mé bornerai à rappeler, en terminant, de quelle manière le problème social a été po^ par Jean-Jacques Rousseau :

c Trouver une forme d'association qui défende et protège de la force commune chaque associé, et par laquelle chacun, s'unissant à tous, n'obéisse pourtant qu'à lui-même, et reste auati libre qu'oopar avant. »

Admirable foimute si, à la place des quatre derniers mots, Rousseau eût écrit : « e(, par ce mo^en, devientte libre. » *

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iflTIlES SUB l'aXT I IfTKBf (l»63)

L'ADgl£terre a ud génie esseatidleioeDt pratique, et die s'en vante.

Est-ce un bien? Est-ce un mal? Cela dépend des circonstances.

D'abord , ce qu'il y a de plus facile à acconpiir n'est pas touJQurs ce qu'il j a de mieux i tenter. Ensuite, ce qui parait le plus iaisable ne l'est pas toujours. La disposition d'un peuple k voir les choses par leur câté le plus large peut avoir des dangers, mais à les voir babitueJlement par leur cAté te plus étroit, le danger est-il nmindre? II est permis d'en douter.

D'un autre côté, de cette tendance à.cnvisager sous son aspect pratique toute résolution à prendre, résulte une grande Instabilité d'opinion et de conduite. Quand on se règle sur les principes, qui de leur naUire sont ÎBimuabtes, pas de vacillaiioo possible; et tout au contraire il est impossible de ne pas vaciller quand on se règle sur les faits, qui de leur nature sont mobiles. -

Trompés par nos bouleversements poUUques, dont la pfay-

. sioQomie changeante leur fait croire que la FraHce passe sa

vie à perdre sa voie, les Aoglais nous appellent un peuple

léger. Je serais, ma foi, fort tenté de les croire, comme

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PLDCTCÀTHnS DE L •PIMOII ISS

peuple, F^us légers ^œ nons. KaiB Qs «onefit légireté <e qù a'fkt, de notre part, 4{ae précipkjiHMi née de Ttaxis àt cO. e^rit qae M. Jobo Sluait JiïH nnnne reâitttde fraiçiôse.

Ce qm est vrai, c'est que le génie gavloiE est logifK quand mène. Il lui tôt à Imd prix la ligne droite. Au lieu de MBTDer l'obetade, il a^ire à le briser, ce qui (ait que qud^efois il s'y brise. loqiaiieot des traoïilMBs, il court d'mn pas trop pressé ans cooséqueDces dernières, ce qui fait que, quelquefois, il est rejeté eu arrière d'une muière smdaine. L'affaisseMent aWrs, aiiBi qu'il est naturel, succède à Yf^tTt ; et les «bserraieuTB superficiels, voyant la France duleodémaiB à différeBle en ^preuce de ce que leur était apparue la Frasce de la reilk, se hAte&t de crier à la métarswphose. Hlusioii purel

Si Ton y regarde de près, on s'assurera qu'après Aes reail*des provoquées par im nouvement trop hâtif, la France a toujours repris sa marche, jwle au point oà sa marche avait cessé d'être réglée par ta prudence. Sou hisbHre est un grand ^^me, intîliàé Cimquitet ie la liberté démoer*ftftw: il est cmnposé d'actes qui se suivit daus un ordre l4^i^, mais qù sont Egarés par des ea^'actes. L'erreur des ABglais est de prendre, dans notre histoire, les eolr'actes pour des «des.

Une autre cause des fluctuations d'opinion en Angleterre, — j'aime nàeux oeile-d, — c'est Feittrëme mullipliché des p*Uds de vue que tend ï mettre es lomière une liberté de la presse sns limites. Telle qoestion qui aujourd'hui est conâdérée généralement sous ub c»tain rapport, le sera demam sou n atfre, par soîte des argoments novreaux qui se sffool proihnts et de rimpressim qu'ils auront faite sur la ■asse an [oitAc.

AoBR, fiuad je mus ^cris : < Vaid ce que VKa^tem

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13G LETTRES SUR l'aNCLETERRE (186B]

en géoéral me parait, sur le sujet dont il s'a^t, vouloir ou

ne vouloir pas; désirer ou craindre, > prenez garde que

c'est toujours de l'heure présente que j'entends parler, ne

' pouvant répondre en bonne conscience de l'heure qui suivra.

GombieQ de fois , par exemple , depuis le eommeacement de la guerre d'Amérique , n'ai-je pas vu ce qu'on appelle l'opinion publique pencher tantôt à gauche, tantôt à droite, selon que tel ou tel fait venait ajouter !i la force d'impulsion des partisans bien déterminés du Sud ou à la force d'impulsion des partîsaus bien déterminés du Nord !

De même pour la Pologne, eu ce qui touche les déàrs ou les craintes associées aux sympathies qu'elle inspire.'

Ainsi, je vous mandais, il y a quelque temps, qu'on n'aurait pas été fâché ici de voir la France, à propos des Polonais, courir seule les chances d'une guerre avec la Russie; et je vous ai mandé depuis que la perspective des avantages que pourraient nous valoir, soit en prépondérance politique, soit en gloire noblement acquise, la cause de l'Europe défendue et celle-de la justice vengée, était ici le suj«t d'une inquiétude jalouse. Les deux assertions semblent se combattre, et pourtant elles étaient jiarfaitement vraies l'une et l'autre, si on les rapproche de leurs dates. A telle date donnée, c'était ie premier sentiment qui dominait; k telle autre date, c'éUit le second.

Lorsque, après avoir fondé sur la puissance militaire et le génie supposé de Langiewicz dés espérances prématurées et excessives, on apprit tout à coup sa défaite, sa fuite, son arrestation, ce ne fut qu'un grand cri de deuil : Finis Poîoniœ. Puisque Kosciuszko avait été uae seconde fois terrassé dans la personne de Langiewicz, qu'attendre encore? C'en était fait. Le coeur de la Pologne était en lui : en lui, ce l'œur héroïque avait cessé de battre. Un homme, dans les

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FLUCTUATIONS DE L OPIMON 181

espérances sinon dans les sympathies de beaucoup, avait pris la place d'un peuple : cet homme par terre, la Polt^a n'avait plus qu'il s'envelopper la tête de son manteau; et déjà, sous l'inQuence de cet anthropomorphisme politique, on se mettait à penser à autre chose. Il y avait là un fait aeeom^i.

Bien en a pris aux Polonais de prouver sajis retard qu'une nation ' n'est pas un homme. Sans cela, je connais ià. bien des gens qui auraient eu honte. Dieu me pardonne, d'avoir mis trop d'empressement' à être justes et généreux ! Mais, par bonheur, les nouvelles arrivées de là-bas sont bonnes : on assure que la Lithuanie se lève ; que, de Hemel à Riga, nobles, bourgeois et paysans courent aux armes; que le souffle de l'insurrection a gagné le sud-est; que le feu a pris ou va prendre aux. palatiaats ; que la dicEature souterraine du Cumité secret va minant partout le sol sous les pieds des Russes-, que, d'un instant h l'autre ,' Varsovie peut s'ébranler.... Et voilà que l'opiuioo publique est remise ici dans le droit chemin.

C'est ce que démontrent les manifestations, de jonr en jour plus nombreuses, de jour en jour plus vives, qui éclatent en faveur de la Pologne.

Au moment même où je trace ces lignes, je reçois de ^ Glasgow des détails fort intéressants sur une manifestation de ce genre, et celle-ci mérite d'autant mieux d'être notée qu'elle. est née d'un sentiment plein de persistance et qui n'a rien de commun avec la vulgaire adoration du fait accompli.

De toutes les villes de la Graode-Bretagiie, il n'en est pas une seule où la flamme démocratique répande autant de chaleur et d'éclat que dans la capitale commerciale de l'Ecosse. Edimbourg est une ville aristocratique, et savante, oîi l'in-

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lU LETnBS Bm L'iNeiSTEUfi (1863)

telIigeiKe ne s'jsMÔe wx jw^js^, que s> bqssîsb est de détruire, el «ù h lunaire àt l'esprit n'éclaire p» toujMirs le UKir. Pour le [Bou¥eaieiâ, pour la vie, pour le culte hardi de la liberté, parlez-nuoi de Glas^w. Daas quelle cité de la Graode-BretagDe aoraitraa trouvé des bommes capaUee de servir la cause de l'unité italieune et d'aider GaribalAcMBoie l'oBt fait ces lufatig^les «hampions de la déokoeratie européenne : H. Joiin Mac Adam, William, son frère, el H. Mac Teart Dans qa^le cité de la Grande-Bretagne le béros de Varèee auraU-il pu coûter sur des auxUiaires aussi dévoies, et rtnsurreetion îtaKeaoe sv in pareil budget?

Sk bien ! «e qie Glasgow a été pour l'Italie, Glasgow l'est pour la Poli^ne. Et c'est i cause de cela que Karl Blind a été invité à y faire enleitdre, sur ta questios polon»ifie, b vois du patriotisme aUemaùd.

C'est dans Cily-Hall que s'est tenu, ii Glasgow, le leeetiig où Karl Blind devait prendre ta parole. Le baàquâ de lonl Palinerston venait d'aroir lieu, et I'oh était encore «ous le coup du Prince of W<des excxtement : double cûxonstauoe de nature Ji blaser l'intérêt public , dans une ville qui , toute considéraMe et puissante qu'elle est, a'esi, au bout du compte, qu'une immense ville de province. Um il s'a^^ssait de la Pologne ; nais c'était de la Pologae qu'allait parlv un homme qu'on savait unir les pbis précieox dons de l'e^trit i la bauteur de Tâme, «« homme en qui l'oa savait que le parti démocratique allemand saine un de ses pkis nobles, on de ses plus magnanimes représaMaots i l'étraDger. 11 j a donc eu fonle ; et devant un auditoire de deux mille baumes, rapprochés par nn même seotioMiit de soUe enthousiasme, Karl Mind a prouoncé, dans cette laBgie an^atse que ad Anglais ne possède, je crois, mieui qne hà, un discours ï la fois smsé et énet^qoe. [»vfi»d et paasioDBé, dtat des

«.ucniATMifii ne i.6finmn iw

djqdaidissemei^ partis de tous les coins de La saOe, «at preB^oe iatarpwapB citacpie jAcase. Afrësw dHCOOK. âaas ie^ei l'onlAur jâlenuttd a ehQrcbé «t tmiiv^ rocc«siaa>âe rendre hommage à la démocratie française, od a,, aàaa l'usage, adopté des rétalutionê. Les voici :

Rupture de toute relation diplomatique avec la Russie ; — reconnaissaoce de la Pologne comme nation beîligéra^n^e ; — déclaration de sympathie à l'égard de l'Allemagne dans ses efforts pour conquérir sa liberté et sou unité, eu opposîtioD à la politique princière révélée par l'attitude du roi de Prusse; — tormalion d'un comité destiné à recevoir les souscriptions; — envoi de deux adresses : l'une k la Chambre des CoffiinuDes, l'autre à l'honorable Arthur Kinnaird; la jH^mière. pour pousser la Chambre à une décision caractéristique ; la seconde, pour provoquer cette décision au moyen d'une motion foraulle.

Ceci ne aaaqae pa& de vigaev, que vmB en sembleî Et après cela, le meeting som-offîciel de GuilâhaU, dent je 'VMB ai rendu compte, dentatf bien pile.

Le iut est ({u'en àé^ de tout ce qu'on dit et de tout ce ^*«a a, bâss! dr«it 4e iire cdslre l'égûsme de la politique' anglais, le poçie id a des iimijnria généreax. Hais l'arislacratie -est U, et il faot compter avec rile. Or, en ce qui canceroe la Pologne, Tarislocntie angbise nourrit des se»tînei^ donl la nature est coa^eie. L'aristocratie, généralement paiiant, sympathise avec la Pcdegne, ne tùl-ct que par pear du dévidappemeat exoeaôf de la Ruesie ; mais «Ile craÏBt la Fntœ ; elle cramt l'affeclian matueUt: que se porleat la ftsuce et h Polo^ie ; elle ccaiiit .ce que pMtrrail ajfluter à la puissafice et à la grandeur de la première l'ind^tendance que sso concours vaudrait à la seconde ; elle a lu quelque part que les Palouais étaient les Fnmçaù

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140 LETTRES SUR l'aNGLETERRE (iSOS)

du Nord, et cela lui donne k réOéctur-, elle sait sous que) drapeau, peadant les guerres du premier empire, les Polouais ont versé le plus pur de leur sang, et ce souvenir la trouble.

Mort 4e sip George Camwall Lewis.

Les deux événements de la semaioe qui précède sont b avSTl du secrétaire de la guerre, sir George Cornwall Lewis, et la pr&iËntation du budget par M. Gladstone.

C'est avec une rapidité vraiment foudroyante que la mort est venue enlever sir G.~ Cornwall Lewis à son pays, à ses amis, à la Chambre des Communes, au ministère. Uii rhume et ses suites ont suffi pour anéantir, dans l'espace de trois jours, cette robuste intelligence; pour détruire ce trésor de savoir; pour amener cette tête, encyclopédie vivante, k res< sembler bientôt au crâne que Hamiet, avec un sourire à ,-imer, pesait dans sa main.

Sir George Cornwall Lewis était né en 1806. 11 avait donc cinquante-sept ans. Les hommes d'État en Angleterre virent longtemps, témoin lord Palmerston, lord Brougham, lord Lyndhurst.On peut dire que sir George Lewis est mort jeune.

II y .1 plusieurs hommes que l'Angleterre doit regretter en lui : le ministre, l'homme de partie l'orateur, le savanL

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