‹ Lettres sur l'Angleterre: 2. sér (volume 2)Chapitre 30 sur 97 · DESPOTISME DE L OPINION POBUQUE EN ANGLETERRE · texte numérisé non relu

DESPOTISME DE L OPINION POBUQUE EN ANGLETERRE

sar la tête. Eh btenl il oe lui est jamais arrivé de s'avaDturer dans la rue, son cbapean k la loaiD, sans deveolr aus- »t4t la risée des pass^its. Tel était aussi le sort, je m'en souviens, de tout étranger en moustaches, avaut la guerre de Crimée, c'est-à-dtre avant qne Tlrlandais Russell tAt -écrit an Times, dont il était le correspondant, qu'à cfité des guerriers barbns envoyés par Lulèce, ceux d'Albion, à la peau lisse, faisaient aux Turcs l'effet de danseurs de corde. A cette époqse, quiconque aurait violé les lois de la respec- 4abHité, en ce qui concernait sa lèvre supérieure et son menton, se serait exposé, Dieu me pardonne, à n'être employé dans aucun magasin, s'il voulait apprendre le commerce; à De pas trouver d'élèves, s'il était professeur; à courir après les chalands, s'il ouvrait boutique.

Quant à l'opiniou publique dans ses rapports avec les matières religieuses, c'est ici qu'il faut venir pour avoir une idée de la pression qne peut exercer l'intolérance sous sa fonne la plus adoucie. On ne brille pas les hérétiques, comme autrefois; on ne persécute pas, la loi à la main, les philosophes : non certes; et même, il est juste de reconnaître qu'une très-grande lathude est accordée par ce pays protestant à l'exercice du culte catholique. En réalité, le système des persécutfoos légales a cessé d'éire eu vigueur. Encore ceci n'est-il pas vrai d'une manière absolue. En 18ST, aux assises d'été du comté de Cornouailles , un homme, Thomas Pooly, dont le caractère et la vie privée étaient sans tache, fut condamné à vingt et nn mois d'emprisonnement pour avoir écrit sur une porte quelques mots offensants, à l'adresse du christianisme . Dans la même année, HM. George Jacob Holyoake et Edouard Truelove furent déclarés indignes - de faire partie du jury, parce qu'ils avouèrent honnêtement n'avoir pas de croyauces tbéologiques, - et, pour la même

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raisoD, un étranger, le baron de Gleichen, ne put obteair justice contre un voleur. H. John Stuart Hill, qui rappelle ces exemples dans son beau livre 'ur la Liberté, s'indigne avec raison contre la docirine légale en vertu de laquelle nul n'est admis à témoigner en justice, s'il ne croit pas en Dieu ou eu l'existeuce d'un autre monde, c Cela revient,

■ s'écrie H. John Stuart Hill, à mettre hors la loi toute périr sonne qui est dans ce cas; cela revient à déclarer qu'il est

< loisible de la voler ou de l'attaquer, quand le vol ou i'at- « taque n'ont eu pour témoins qu'elle-même ou des per-

< sonnes professant une opinion semblable; bien plus, cela

■ revieot à assurer l'impunité aux vols et violences, quel

< que soit celui qui en souffre, toutes les fois que leur eons-

< tatation repose sur le témoignage des personnes dont il

< s'agît (1)! >

Belle doctrine que celle qui, commençant par supposer qu'on ne saurait être athée sans être un menteur, admet le témoignage des athées qui mentent, et repousse celui des athées assez honnêtes, assez sincères, assez courageux, pour proclamer leur conviclion, à ta face d'une société qui la flétrit!

Vous le voyez donc, il pourrait y avoir erreur à prétendre que l'ère des persécutions légales est absolument et pour jamais fermée. Tout ce qu'il est permis de dire, c'est que les cas ou l'intolérance se montre armée de' la loi sont extrêmement rares. Ce n'est donc point là qu'est le mal. Le mal est dans le stigmate que l'opinion pubUque imprime aux crojances philosophiques qui diflèrent de l'orthodoxie généralement admise, de l'orthodoxie convenue. — « Ce ^ig- « mate est si effectif, — c'est encore John Stuart Uill

(1) Or Liberty p. .S». .

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DESPOTISXE DE L OPINION PUBUQUE EN ANGLETERRE 2BS

qui parle, — qu'en Angleterre on craint plus de proresser • des opinions honnies par la société, qu'on ne craint, en

■ d'autres pays , d'émettre des opinions passibles d'une

■ peine judiciaire (1). »

El cette tyrannie des idées reçues,, on la rencontre k chaque pas. Tel qui se hasardera, peut-être, à vous dire à l'oreille, dans le secret de l'intimité, ce qu'il pense de certains passages de la Bible, tremblera h la seule idée de s'exprimer de la même sorte en public. Tel qui s'abstiendrait d'aller au prêche, s'il n'obéissait qu'à ses propres convictions, prendra régulièrement, son livre de prières à la maia, le chemin de l'église, pour faire comme tout le monde et parce que cela est respectable.

Cette tendance des Anglais à se conformer à l'opinion dominante, soit dans leur conduite, soit dans leurs discours, présente, à cdié de quelques avantages, des inconvénients fort graves. La pression trop grande de l'opinion publique arrête l'essor des natures originales; elle étouffe les intelligences prime-sauliëres; elle force ceux en qui un esprit actif n'est pas servi par un caractère vigoureux et hardi, k ensevelir au dedans d'eux-mêmes la vérité telle qu'ils la comprennent, à dissimuler leurs pensées, à ruser sans cesse avec leur conscience; elle enlève à tous le bénéfice qu'ils retireraient de la libre émission de ce que chacun a dans la tête ou dans le cœur; elle punit comme un crime le plus mile, le plus désirable de tous les courages, celui de l'esprit; elle retient la société dans un état de stagnation intellectuelle, trop souvent confondu avec un état de calme; elle produit enfin, tantêt sous le nom séduisant de décorum, tantôt sous le nom imposant de reipectability, une manière

(I) Ibid. p. 33.

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Ma ' LETTKËS SDR l'aMGLETERRE (1668)

d'être qui n'est pas précisément de l'hypocrisie, mais qui y ressemble.

Il importe, en oHtre, de remarquer que là où l'opinton publique a la force du despotisme, elle peut eu avoir le& caprices. Comment être sûr d'avance que, si les circonstances amenaient l'opinion publique à se prononcer vîvonwt Sur un point donné, la liberté ne courrait pas risque, sur ce point, d'être écrasée! En 1858, par exemple, un écrivain s'étant avisé de développer une doctrine qui est repou&sée ici presque unanimemeot, et avec raison selon moi, qu'arriva-t-U? que la liberté de la presse fut violée sans façon et, qui plus est, au nom de la loi. Car on se tromperait si l'on croyait que c'est la loi qui , en Angleterce , consacre la liberté de la presse. En ce qui touche la presse, la loi anglaise est aujourd'hui ce qu'elle était au temps des Tudors. La puissance véritablement protectrice de la liberté de la presse dans ce pays, c'est l'opinion publique, laquelle pèse, i! est vrai, de tout son poids sur la direction des journaux, mais les met, en revanche, à l'abri des vexations du gouveruemeitf . Le droit légal de poursuivre les journaux existe ; seulement, l'opinion publique empêche qu'on ne l'exerce. Or, que faut-il pour qu'on soit sûr qu'elle l'empêchera toujours? Il faut qu'elle suit elle-même avertie des dangers du despotisme qu'elle exerce; il faut qu'dlewnéme soit amenée à comprendre la portée de ces belles paroles de John Stuart Milt : < Si le monde entier, moins un homme, était « d'une opinion, et cet homme d'une opinion différente, le ( monde entier n'aurait pas plus le droit de lui imposer ■ silence, que lut, s'il en avait le pouvoir, d'imposer silence « au monde entier. ■

HISTOIU DE CERTAINES DEPË>:HES FALSIFIEES

UstolFC de cartelBca lUpèelic* ffelslflées.

Le télégraphe viem d'apporter ea Angleterre ia nouvelle que Dost Uahommed Khan est mort. D'après le message électrique, il serait mort comme il a vécu, en homme de guerre, et il aurait rendu le dernier soupir dans ia ville d'Hérat, enfin conquise.

Dost Mabommed Khan ! Ce nom rappelle une accusation terrible qui, pendant plusieurs années, a plané sur lord Palmerston, le suivra au tombeau, et restera sans doute attachée à sa mémoire. Autour de ce nom se groupent une foule de souvenirs saaglanls, et il est impossible de le pro- DODcer sans avoir aussitôt présentes à l'esprit la plus tragique des erreurs, la plus fatale des injustice* qui aient jamais marqué la domination des Anglais dans les Indes.

Il y a, je crois, à cet égard, une page histurique fort intéressante à écrire, d'autant plus intéressante, qu'on a fait ici, pour étouffer la vérité, des efforts dont le suci-«s est un scandale que se doit de déounccr hautement, de dénoncer sans cesse, quiconque, connaissant les faits, les juge avec une âme honnête.

Le 16 janvier 1837, lord Palmerston, dâss une dépêche

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SS8 LETTRES SUR l'aNGLETERRG (i86S}

adressée au comte de Durham à Sainl-Pétersbourg, se plaignait vivement de la cooduite du comte Simouitch, ambassadeur russe fi Tébérau, qu'il accusait de pousser la Perse ii attaquer Hérat. < Il serait si coutraire aux principes professés par le gouvernement russe, ■ écrivait lord Palmerstoo, ■ d'avoir donné au comte Simoiiitch des iostruclioos pour agir comme il l'a fait, qu'il a dû agir sans instriictiuns(l). > Le comte de Durham communiqua la dépêche au comte de Nesselrode, qui n'hésita pas à dire : ■ Si le comte Simomich a agi comme on le prétend (ce que je nie), il se trouve avoir agi en opposition directe avec ses insirucdons (2). >

L'affirmation ne pouvait pas être plus péremptoîre. Hais les diplomates sont tous, plus ou moins, de l'avis de M. de Talleyrand : ils croient que i la parole a été donnée à l'homme pour cacher sa pensée » . Le gouvernement anglais continua donc, malgré les assurances formelles reçues de Saint-Pétersbourg, à prendre alarme du genre d'influence que la Russie exerçait sur la cour de Perse. Au Foreign- Office, on resta persuadé que les Russes brûlaient de se frayer un chemin vers les Indes; que la Perse lesy aiderait; que la ville d'Hérat serait k eux en réalité dès qu'elle serait à la Perse, et que Hérat deviendrait ainsi leur avant-poste.

A celt« époque, l'homme qui régnait sur le Kaboul et l'Afghanistan était Dost Mahommed, qui, d'une. part, disputait h Runjeet Singh la possession de Peshawur, el, d'autre part, se voyait menacé par les prétentions de la Perse sur Hérat. Livré ï un double péril, il avait besoin de s'appuyer sur une alliance puissante. Entre la Russie et

li)C<irmp<mdsttc« nluting lo Persla oui h« AffghaniiUM, laid Ulor. Pariiamant fn 18!IQ, (3) Ibid.

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HISTOIRE DE CERTAINES DÉPÊCHES FALSIPt^ES 389

l'ADgleteire, il lui fallait cboisir : son choix fut pour I'Adjleierre.

C'est ce que l'envoyé anglais à Kaboul, sir Alexandre Bonies, ue mît jamais en doute, et ce qu'il affirma iuvariahlement dans toutes ses dépêches, ainsi que la- suite de ce récit en fournira ta preuve.

Sir Alexandre Buraes était un homme plein d'intelligence, d'énergie, d'activité \ mais il n'occupait aux Indes qu'une position subordonnée. Le gouverneur général des Indes, à cette époque, était lord Auckland-, et il arriva, très-malheureusement pour l'Angleterre, que l'opinion de lord Auckland ne fui d'accord avec celle de sir Alexandre, Burnes ui sur la politique à suivre à l'égard de Dost Mahommed, ni sur les faits devant servir de point de départ à cette politique. Lord Auckland, avec mille preuves du contraire sous les yeux, se plut à croire que le < Dost > était, au fond de son cœur, un ennemi juré de l'Angleterre ; qu'il n'y avait que perfidie dans ses démonstrations d'amitié. Et cette croyance, le gouverneur général ne réussit que trop bien à la faire partager au Foreign~Of/ice.

Les choses eu étaient là, lorsque, le 19 décembre 1837, sir Alexandre Burnes reçut une visite de Dost Mahommed Khan. L'émir tenait à la main une lettre qui venait de lui être adressée par son fîls, gouverneur de Ghuzni, et qu'il s'empressa de montrer k sir Alexandre Burnes. Elle annonçait l'arrivée à Ghuzni d'un agent russe, qui était- en route pour Kaboul, c Que dois-je faire en cette occurrence >, demanda le Dost k l'envoyé anglais? « Je viens vous consulter. Je ne veux avoir affaire à aucune puissance autre que l'ADglelerre. Aussi longtemps qu'il me sera permis de compter sur ses sympathies, je n'entrerai en relation avec aucun autre gouvernement. Si vous le voulez, je donnerai

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390 LETTRES mit l'aNCLETERKE (1868)

l'ordre qu'on expulse de mes États l'igMt russe, «u qu'on le détienne : bref, je ferai ce que tous désirerez. » — < Savezvoiiï, > demanda k son toor sir Alexandre Burnes, « dans quel but cet agent vous est envoyé, ou même s'il est effectivement nn agent de la Russie î ■ — < l'ai lu, répondit l'émir, toutes les lettres qu'il a écrites de Kandahar, et je ne sais rien de plus. > — ■ C'est une loi sacrée parmi les nations dvilisées, » fit observer sir Alexandre Burnes, « de ne pas refuser de recevoir des émissaires en temps de paix, et je ne saurais prendre sur moi de vous conseiller de ne pas recevoir ud bomme qui se déclare dûment accrédité ; mais il ne tient qu'à vous de montrer de quels sentiments vous êtes animé, en dévoilant d'une manière absolue au gouvernement britaitnique les motifs qui amènent ici cet agent. > — « Trèsvolontiers, • dit l'émir.

De toutes ces circonstances, sir Alexandre Burnes Gt nn rapport fidèle, dans une dépêche qu'il adressa, le 30 àécetabre 1837, à sir William Macnaghten, secrétaire du gourernement des Iodes (1).

Trois jours après, il écrivit directement au gouverneor général lui-même que les Af^^ans, menacés par U Perse d'une part, et d'autre part par les Sikhs, avaient été amenés à chercher la protection, soit des Perses, soit des Russes, mais que l'appui maintenant désiré par eux était celui de l'Angleterre; que Uost Hahommed était décidé h fûre cause commune avec les Anglais, et avec eux seuls ; que, si l'un voulait déjouer sérieusement les intrigues de la Perse et de la Russie, Il falhit en venir !) des mesures énei^ques, obtenir de Runjeet-Singh un arrangement raisonnable louchant l'affaire de Peshawur, et se concilier par là d'une

(1] Correipondenn of ilr A, BurnM,n' l of ttSSB, twond imttM-

HISTUmE DE CERTAINES DÉPËCUES FALSlPllÉES »»l

muière pemaiirate raitàcbenaent de Dost MalLommcd et des Afghans (1).

Earépoose i eeUe dépécbe, àr William MacnaghteD fit savoir à sir Aleiandre Bunies qu'on n'approuvait pas sa politique et (ju'oD De croyait pas à ce qu'il espérait, liii, de l'émir. Si l'agent russe u' était pas renvoyé purement el simplemeot, sir Alexandre Bunies devait s'attendre à être rappelé. Bien que les vues qu'on lui prescrivait de seconder fussent contraires aux siennes, l'envoyé de l'Angleterre à Kaboul fit effort pour obtenir de Dost Hahommed qu'il se débarrassât de l'émissaire qui inspirait tant d ombrage au gouvernement angbis; et, trouvant l'émir disposé à faire ce qu'où lui demandait, il se hâta d'en informer sir William Macnaghten par une dépêche en date de février 1 838. Tout fut^inulile. Uyavalt parti pris â'écraserl'émir.Sir Alexandre Burnes fut révoqué, et, en apprenant cette nouvelle, Dost Habommed s'écria douloureusement : c Je n'ai pas abandonné les Anglais; ce sont les Anglais qui m'abaudonneDt(2). >

Vivait alors k Loodiapab, d'une pension que lui faisait le gouvernement indien, le chef afghan Shah Soojak, qui, dix ou onze ans auparavant, avait é\é déposé par ses propres sujets. L'Angleterre résolut de le rétablir sur le trône après avoir renversé, pour lui faire place, Dost Mahommed Kban.

■ Il est du devoir du gouvernement indien, > disait lord Auckland dans une dépêche en date du mois d'août 1838, « de déposer Dost Habommed el de réinstaller le souverain légitime. >LordAuckland, représentant d'un pays qui n'admit jamais la doctrine du droit divin, appelait souverain !égi~

(1) Mr. Dunlope'i motion for a lelect CommitlM on the Affgkiu paptrt. ffoHMO/'Cainmonï, 19(h maixAtSM.

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293 LETTRES SUR l'aKGLETERRE (iSSS)

time un priDce que les Afghans avaient mis de cAlé, dont ils ne voulaient pas et qu'il s'agissait de leur imposer par la forcel Mais ce prince promeiuit de n'être aux mains des Anglais qu'un jouet docile. Sa légitimité était là!...

Pendant que ie gouvernement indien se préparaît ainsi i accabler l'émir, sous prétexte qu'il était ami des Russes, et qu'il avait reçu un agent de la Russie, lord Palmerston adressait des remontrances au cabinet de Saint-Pétersbourg sur ta conduite des émissaires de ce cabinet dans l'Asie centrale. Voici un passage de la dépêche du ministre anglais en date du 36 octobre 1838. Il est relatif à l'agent russe dont il a été question plus haut : « Le soussigné est chargé de constater qu'un émissaire russe, du nom de Vicovich, mais qui prend quelquefois le nom d'Omar Beg, et se dit attaché à l'élat-major du général qui commande à Orenbei^, a porté au souverain de Kaboul des lettres de l'Emper^ir et du comte Simonitch, lettres dont le gouvernement britaonique a des copies. Du langage que, d'après les rapports reçus par le gouvernement britannique, cet émissaire a tenu, soit J) Kandahar, soit !i Kaboul, il n'y a qu'une conclusion à tirer: c'est qu'il s'est efforcé de son mieux de détacher les chefs afghans de toute union avec l'Angleterre, et de les pousser à chercher leur appui, d'abord en Perse, et finalement en Russie (1). >

Cette note resta sans réponse, mais elle se croisa avec ' une lettre du comte de Nesseirode à Pozzo di Borgo, datée de Saint-Pétersbourg, 20 octobre 1838. Il y était dit : < En plaçant ainsi les faits dans tout leur jour, notre cabinet peut donner à celui de Londres l'assurauce positive que

(1) Correspondmca relating to Ptrtia and Affghaatitan, laid btfon Pta-liament in 1839, p. 179.

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