‹ Lettres sur l'Angleterre: 2. sér (volume 2)Chapitre 4 sur 97 · PREPARATIFS DE FÊTE · texte numérisé non relu

PREPARATIFS DE FÊTE

pour effet probable d'affaiblir considérablement une puissance qu'elle redoute , sans mettre trop à la portée d'une pnissntce dont eUe se défie, des chaoces d'agrandissemeat territorial, sujet de son étemel soud.

Telles sont, selon moi, les donaées du problème aujourd'hui posé devant l'Europe. Dieu veuille qu'il puisse être résolu à la fois, et dans le sens de la justice due à un peuple l^éu^reux, et dans le sens de ia liberté due à tous les peuples, y compris la France!

Pr«p*mlfta de fêle.

Qui le croiraitt L'Angleterre, ta grave Angleterre semble, en ce moment, n'avoir qu'une pensée : le prince de Galles se marie !

Oui, au miliea de tant d'événements, les uns donlonreux, tes autres redoutables, qui préoccupent l'Europe, l'Aoglet0rre songe h la princesse Alexandra que le Danemaii;, loi envoie, et à la réception magnifique qu'il faut lui faire, et aux présents qu'il faut lui offrir, et au\ arcs de triomphe sons lesquels il est convenable qu'elle passe, et aux fleurs qu'on doit jeter sur son passage, et aux flots de peuple que Londres va lui donner à traverser, et aux fabuleuses illuaù-

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U LETTRES SUR l' ANGLETERRE (iSâS)

nations qui marqueront son arrivée de conquérante, sud apparition de jeune fée. Les splendeurs des Mille et une Nuits l'attendent. Qu'elle vienne vite! L'Angleterre semeurt d'impatience. Déjà, d'un bout du royaume à l'autre, les villes sont enâimaDchées. Déj^ sont dressées les tables autour desquelles vingt-six millions d'êtres humains vont boire k la santé de leur future reine. I^es dames ne parlent et ne rêvent — mais ceci est tout simple — que de la parure de noces, chef-d'œuvre de M. Levysohn, de Copenhague, et le plus beau spécimen de' travail d'aiguille, assure-rt-on, qui ait jamais figuré au nombre des tentations des filles d'Eve. A la princesse de Galles, baronne de Renfrew, les Écossaises feront cadeau d'un châle de Paisley dont on dit merveilles. A la princesse de Galles, comtesse de Dublin, les Iriandaises feront cadeau de la plus belle dentelle dont on ait souvenir. De superbes boucles d'oreilles et un collier de diamants de la famille de celui que le cardinal de Rohan acheta pour Marie-Antoinette, (émoigneront de l'enthousiasme monarchique des magistrats de la Cité. Les fameuses grilles de Norwich, si fort admirées à l'Exposition internationale de l'année deritiËre, sont destinées à orner l'entrée de Sandrigham-Parc : on les offre au prince de Galles, et c'est avec le produit d'une souscription ouverte k Norfolk qu'oa se dispose à les payer. Une croix de diamants, de la valeur de 800 liv. st., telle devait être la part des dames de Liverpool dans le gracieux impôt que l'Angleterre est en train de lever sur elle-même ; mais elles ont réfléchi que^la princesse aurait des croix do diamants à n'en savoir que faire, et elles aviseront. Quant aux. daines de Mancliester, elles se sont assemblées, lundi, en meeting solennel, pour choisir entre divers joyaux de grand prix; etconsidérant que, selon une opinion très-accréditée en Pologne, l'opale préserve des

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