‹ Lettres sur l'Angleterre: 2. sér (volume 2)Chapitre 41 sur 97 · LA MPLOMATIB ANGLAISE DANS L EMBARRAS · texte numérisé non relu

LA MPLOMATIB ANGLAISE DANS L EMBARRAS

Ia MpimwumMa «agUbe dans l'embsrraa.

La quesliou polonaise et la question américaiue se partagent ici les préoccupations publiques, sans qu'il soit aisé de dire laquelle des deux agite le plus les esprits.

Hier les deux Chambres du farlemeot out reçu communication d'une dépêche dans laquelle l'ambassadeur d'Angleterre, lord Napier, rend compte k lord Russell d'une entrevue qui jette un jour assez inquiétant sur les intentions et les sentiments du czar.

Le 18 juillet, selon cette dépêche, lord Napier se rendit à Tsar^oé-^lo, en compagnie de l'ambassadeur de France, dans le but de demander au vic*-chancelier russe des «idications de nature à adoucir l'impression fâcheuse qu'à leur avis la réponse de la Russie aux notes des trois puissances intervenantes ne pouvait manquer de produire.

Lord Napier ne cacha point au prince Gortschakoff:

Que cette réponse risquait d'être considérée en Angleterre conmie un moyen de gagner du temps et de détacher l' Autriche de l'Angleterre ^

Qne la proposition d'écarter deux grands pAuvoirs comne l'Angleterre et la France de la discBSsion d'une qoestion à laquelle l'une et t'aolre prenaient on si vif intérêt serait probablement teBue pour offensaote, loin de paraibre conçue djos au esprit de coMÎlialioa ;

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364 LETTRES SUR t' ANGLETERRE (lB63)

Qu'un prujet tendant à abandonner d'une manière exdu^ sive le sort de la Pologne aux mains des puissances par qui elle avait été mise en lambeaux et autrefois opprimée a'étail pas propre à inspirer de la confiance \

ËQ un mol, que, dans son humble opinion à lui, lord Napier, aucune réponse n'aurait pu être imaginée qui contiot moins d'éléments d'une solution amicale et pacifique.

Lord Napif^r posa ensuite au vice-chancelier les deux questions suivantes :

f* Quelle forme et quelle base la Russie entendait-elle donner aux discussions qu'elle proposait entre elle, la Prusse ei l'Autriche?

2° Entendait-elle exclure la France et l'Angleterre, même de toute participalion à la ratification des engagements que pourraient prendre les trois puissances?

En réponse à la première question, le vice-chancelier expliqua que les plénipotentiaires d'Autriche et de Prusse seraient reçus par lui à Saint-Pétersbourg, et que les résultais de la conférence pourraient être, comme dans les traités de Vieune, consignés soit sous forme de protocole, soit sous .forme de traité, soit sous toute autre forme jugée déàrablc, el que le point de départ de la discussion serait les six points, lesquels ne contenaient rien de contraire aux vues de l'empereur, sans préjudice de tels autres qu'il croirait de son devoir de soumettre à l'examen.

En réponse à la seconde question, le prince GortschakofT dit que les résolutions embrassées dans la conférence des trois puissances voisines plus directement intéressées dans les affaires de Pologne, seraient officiellement communiquées aux gouvernements de France et d'Angleterre, qui seraient ainsi capables d'apprécier la conformité de ces résolutions

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